CE DRE
14 avril : La température monte à 3902 Frissons intermittents.
45 avril : La température atteint 4004. Vomissements. Etat de malaise. Hypertrophie de la rate.
17 avril : Etat stationnaire, température oscillant entre 39 et 400, A la suite d’une radiographie, on extrait une molaire affectée d’un foyer péri-apical. Ecoulement d’un peu de pus. Consécutivement érythème scarlatiniforme sans démangeaisons.
18 avril : Le traitement médicamenteux reste sans action sur la température. Le collargol est prescrit à la dose de 20 eme de solution à 6%.
L’exanthème augmente et démange. On trouve dans Purine quelques leucocytes et des cylindres. Albumine.
20 avril : La température baisse en lysis. La malade se trouve mieux. Tous les deux jours, traitement stomatologique. Rate toujours hypertrophiée.
26 avril : Température normale, grande faiblesse, diminution de l’appétit. La rate n’est plus perceptible.
30 avril : Depuis quelques jours, température aux environs de 380, Légères douleurs dentaires lancinantes, sans importance.
9 mai : Température revenue à la normale. La malade se trouve mieux. L’appétit est bon. Un peu de toux le soir.
13 mai : Comme la température des 5 derniers jours est normale, la malade se lève un peu. L’appétit est bon ainsi : que l’état général. Toujours un peu de toux et d’expectoration.
23 mai : Le poids augmente rapidement. L'état général
est bon, température normale. Renvoyée à sa famille sur sa demande.
Depuis la sortie, l’état de santé est resté bon. La guérison de cette septicémie a été complète et définitive à la suite du traitement radical de multiples foyers d’infection
bucco-dentaire.
Observations de septicémies à foyers dentaires latents citées par M€ Bruckmann dans sa thèse.
OBSERvVATION VII.
Septicémie cliniquement primitive avec altération dentaire
infectieuse et guérison après traitement dentaire.
M. Jonas (Prague) au XIIe Congrès français de médecine donne l’observation d’une septicémie qui avait débuté par une méningite puriforme chez une jeune malade de 19 ans. Les S. méningés disparurent au bout de 4 semaines après des ponctions lombaires successives, tandis que la septicémie persistait. On soupçonna une relation avec un avortement antérieur. Comme l’examen gynécologique restait négatif, on fit enfin un examen dentaire et on trouva la vraie cause dans une carie dentaire. Après une intervention locale l'infection regressa complètement, fait, qui, d’après
l’auteur, confirme le diagnostic de S. d’origine dentaire.
RNA
OBsERvATION VIII.
(Dans la thèse de Peyre.)
Le Dr Delater rapporte un cas d’un malade soumis au traitement d’un 4€ degré. Le spécialiste fit des pansements occlusifs de plus en plus espacés. Au 10€ jour survient la fièvre qui monte à 40°. Le médecin n’eut pas l'attention portée sur la dent obturée, qui d’ailleurs était indolore. On fit l’hémoculture : streptocoque. 3 jours après le spécialiste conseille l’ouverture de la dent en traitement et le lendemain de l'intervention, la fièvre tomba brusquement et la
septicémie disparut, la cause étant supprimée.
OBsSERvVATION IX.
(Observation de Hoegler, publiée dans la Médecine Klinik, 1919, n° 86.)
Il s'agissait d’un homme de 45 ans qui était atteint d’une septicémie dont l’origine était inconnue. Depuis trois mois sa feuille de température montra des ascensions importantes parfois jusqu’à 400. Il se plaignait de frissons, de douleurs articulaires, d’un érythème noueux et d’un malaise général. L'image sanguine révéla une leucocytose. Malgré l’examen des différents organes, on ne trouva aucune porte d'entrée jusqu’au jour où le malade attira l'attention sur deux molaires supérieures qui commençaient à devenir douloureuses. La radiographie montra l’existence
de deux foyers périapexiens au niveau des deux molaires
de en
supérieures. Après l'extraction des dents en cause, la fièvre qui pendant trois, mois avait résisté à toute thérapeutique. tomba à la normale et le malade pouvait quitter l’hôpital, guéri de sa septicémie « cryptogénétique » qui, en réalité,
provenait de deux foyers dentaires périapexiens.