‹ Infections Dentaires Latentes Et Septicémies AiguësChapitre 23 sur 25 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Ces complications redoutables de l'infection dentaire ne font que mieux ressortir la nécessité d’une thérapeulique préventive, logique et bien conduite, dont le principe sera le suivant :

Ne jamais laisser dans la bouche une suppuration dentaire, si minime soit-elle ; soigner énergiquement dès le début les lésions pyorrhéiques, l'atteinte de la pulpe (premier stade de l'infection de la carie), faire des examens radiographiques des racines soupconnées malades, n’exécuter de dévitalisations des dents saines pour pose d'appareil de prothèse que si on est certain que le sujet est indemne de toute infection, tant locale que générale.

En résumé, toute lésion, toute suppuration dentaire, même minime, doit être considérée comme foyer infectieux en formation ou déjà constitué et doit être immédiatement soignée.

La septicémie déclarée et son origine dentaire reconnue ou même seulement présumée, il importe de mettre en œuvre sans retard un {railement curalf. L'on ne saurait hésiter longtemps sur sa nature : il comporte essentiellement l’avulsion de la ou des

dents infectées suivie de lavages antiseptiques.Quand

le malade est en danger de mort, les considérations esthétiques ne sauraient jouer en faveur d’un traitement conservateur. L’on ne pourra davantage objecter que le traumatisme facilite la pénétration de l'infection dans le courant sanguin : car celle-ci est déjà réalisée et l’extraction a pour objet de supprimer le foyer d’où essaiment les germes pathogènes.

La thérapeutique dentaire devra donc être radicale.

A ce traitement étiologique on associera :

Le traitement de la seplicémie. — La règle est celle qui existe pour toute les septicémies quelle que soit

leur origine.

a) lutter contre l’infection bactérienne générale ;

b) soutenir l’état général du malade.

Dans ce but, plusieurs méthodes sont à notre disposition dont les résultats, empressons nous de le dire dès maintenant, sont souvent, sinon décevants, . tout au moins peu encourageants. Nous en citerons

quelques-unes :

— la vaccinothérapie (faite surtout avec les autovaccins partant de cultures des germes dentaires) et la sérothérapie (auto ou hétéro- sérothérapie) n’ont donné que bien peu de résultats nets ; |

— les médicalions de choc auraient donné de meil-

leurs résultats, mais les chocs sont parfois considérables ;

MAN Éd

— peplones de Wille à 5 % en intraveineuses très lentes de 5 cmc ;

— lait, en intramusculaires de 2 à ro emc. tous les deux ou trois jours ;

— les métaux colloïdaux : argent, or et certains sels métalliques qui auraient une action définie sur certains microbes : l’étain contre le staphylocoque, les :sels de cuivre contre le streptocoque ;

— la tripaflavine, en intraveineuses ;

— l’hexaméthyline tétramine, en intra-veineuses : 1 gr. à 1 gr. bo par jour;

— la collobiase de térébenthine, en intra-musculaires ou en intra-veineuses, aurait parfois donné de bons résultats contre le streptocoque. On commence par une intra-musculaire de 2 cmc. pour chercher les réactions du malade ; puis dans la même journée 1 à 2 intra-veineuses de 2 cmc. ; on continue les trois ou quatre jours suivants par 2 à 3 intraveineuses de 2 cmc. par jour ; la défervescence doit se produire du troisième au sixième jour.

Concurremment à ce traitement anti-infectieux, nous soutiendrons le cœur et favoriserons la diurèse

par les moyens thérapeutiques usuels.

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