‹ Infections graves à pneumobacille de Friedländer: Leur traitement par l'association pénicilline-sulfamidesChapitre 21 sur 21 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les observations que nous avons rapportées et l'examen des problèmes relatifs aux thérapeutiques sulfamidée, pénicillée et pénicillo-sulfamidée associée ainsi : qu'aux mécanismes d’action de ces thérapeutiques nous permettent de tirer les conclusions suivantes :

1° Le pronostic des infections pneumobacillaires est généralement fâcheux et celui des méningites pneumobacillaires en particulier.

2° Les méningites pneumobacillaires sont également très rares et les cas de méningites pneumobacillaires d’origine obstétricale tout à fait exceptionnels. Le cas de méningite à Friedländer survenue après un avortement provoqué, que nous avons rapporté est unique dans la littérature médicale internationale.

3° La thérapeutique des infections pneumobacillaires variable avec les époques et la mode du jour se montrait, dans la plupart des cas, décevante. Même les sulfamides et la pénicilline qui ont rendu tant de services inestimables dans le traitement de maintes infections n’ont pas été plus efficaces, car le pneumobacille de Friedländer s’est montré résistant à leurs actions respectives.

4° Par contre, l'association de la pénicilline et des sulfamides s’est révélée d’une très grande effi-

LSRANEUS,

cacité dans le traitement des infections pneumobacillaires. Elle a également donné de beaux résultats thérapeutiques dans les infections à entérocoque, autre germe avéré comme sulfamido-résistant et pénicillo-résistant. Il faut administrer conjointement ces deux médicaments par la voie générale et, au besoin, locale à doses massives : et d'emblée massives, renouvelées régulièrement et pendant un laps de temps assez long afin de maintenir une certaine et constante saturation des tissus et de permettre aux leucocytes et autres moyens de défense de l’organisme d'intervenir à leur tour et de faire œuvre utile.

5° Le mécanisme d’action de l'association pénicilline-sulfamides est probablement dû à leur synergie. Comme il est prouvé, selon certaines expériences, que ces deux médicaments ne sont pas tout à fait inactifs vis-à-vis du pneumobacille et que malgré la résistance de celui-ci ils sont néanmoins, dans certaines conditions et dans certains cas, capables de l'inhiber, il est fort possible qu’associés ils arrivent, par une action synergique, à augmenter leurs effets bactériostatiques respectifs et à triompher, par la suite, de la résistance du germe, à condition que leurs doses soient élevées et maintenues constantes dans l'organisme pendant un temps donné assez long pour ne pas laisser s’éteindre leur action synergique.

Vu, le Doyen : Vu, le Président de Thèse BINET MOREAU

Vu et Permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris

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