‹ Infections graves à pneumobacille de Friedländer: Leur traitement par l'association pénicilline-sulfamidesChapitre 20 sur 21 · LATE · texte numérisé non relu

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tant plus que les quantités respectives de ces substances sont plus grandes.

Nous savons enfin que la pénicilline dans son action bactériostatique qui est immédiate n’est pas gênée ni par le nombre de germes présents et leurs toxines et ni par les autoiysats tisstlaires et que les sulfamides, par contre, le sont et qu’ils n’agissent en général qu'avec un certain retard, après un temps mort.

Or, il y a lieu de penser selon toutes ces données, qu’introduits simultanément et en grandes quantités dans le corps humain, dans lies tissus et les humeurs naturelies dont ils augmentent le pouvoir bactéricide, et mis en contact avec les germes résistants vis-à-vis desquels ils ne peuvent au début déployer qu’une action bactériostatique très limitée, les sulfamides et la pénicilline (surtout cette dernière) entrent immédiatement en action, et une fois que leur action synergique est mise en marche, parviennent — si on les maintient en concentration optima dans le sang — à rompre sur plusieurs point la chaîne des réactions enzymatiques liées à la croissance et à la prolifération bactériennes, à troubler et à paralyser progressivement les processus métaboliques des germes et finissent par détruire, à l’aide des phagocytes et d’autres agents organiques plus ou moins ignorés de défense, les bactéries pathogènes.

Telle est à peu de chose près l'hypothèse sur le mécanisme d'action de l’association pénicilline-sulfamides en thérapeutique, que les théories récentes sur les mécanismes d’action respectifs de ces deux médications nous ont inspirée.

Il reste évidemment encore bien des problèmes obscurs à résoudre : la nature exacte des mécanismes d’action des sulfamides et de la pénicilline, la nature intime des réactions enzymatiques qui sont paralysées, le rôle qu'y jouent ces deux médicaments, la nature de leur

synergie, etc.

PA, ne

La pénicilline, comme les sulfamides, n’a pas encore donné tout ce qu’on peut attendre d’elle. Nous ne savons pas encore à quels groupes fonctionnels, à quels molécules chimiques elle doit son extraordinaire action antibactérienne. Il est possible que connaissant sa formule chimique on arrive à la synthétiser et que, modifiant sa formule, on parvienne aussi à créer par substitutions chimiques variées toute une série de corps pénicliniques susceptibles d'augmenter sa puissance antibactérienne et son rayon d’action.

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