‹ Infections graves à pneumobacille de Friedländer: Leur traitement par l'association pénicilline-sulfamidesChapitre 7 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons eu l’occasion de suivre dans le service du Professeur Agrégé GILBERT-DREYFUS à Boucicaut deux cas graves d'infection pneumobacillaire. Le premier cas concernait une jeune fille qui fut amenée dans le service au début du mois de juillet 1946 pour une méningite aiguë comateuse.

Conscient de l’extrême gravité de cette méningite et de l’inefficacité de toute thérapeutique tant classique que sulfamidée ou pénicillée contre celle-ci, le Docteur GILBERT-DREYFUS a institué, en désespoir de cause, un traitement mixte comprenant la pénicilline et les sulfamides, à doses massives d'emblée administrées conjointement par les voies intramusculaire et intrarachidienne. Au bout de quelques jours la malade fut sauvée.

Le deuxième cas concernait un jeune homme entré dans le service un mois après pour une septicémie grave à Friedländer. Encouragés par l’admirable succès obtenu dans le premier cas, le Docteur GILBERT-DREYFUS et ses collaborateurs n’ont pas hésité à instituer dans le second la même thérapeutique associé. Bien que le traitement dans ce cas ait duré plus longtemps, le résultat obtenu en fin de cause fut tout aussi heureux.

Eu égard à la rareté et à la gravité des infections pneumobacillaires d’une part et à ces deux beaux résultats thérapeutiques de l’autre, nous avons pensé qu'il serait intéressant de rapporter les observations de ces deux cas et de signaler aussi en passant les points par-

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ticuliers qu’ils ont présentés. Passant ensuite en revue les thérapeutiques différentes qui ont été utilisées dans les infections pneumobacillaires, nous nous arrêterons plus spécialement sur les traitements sulfamidé, pénicillé et sulfamido-pénicillé associé et sur leurs modes d'action respectifs. Enfin, en nous basant sur les théories relatives aux modes d’action de ces différentes médications, nous essaierons d'expliquer, par hypothèse, le mécanisme d’action du traitement associé pénicilline-sulfamides, auquel nous devons les heureux résultats thérapeutiques dans nos deux cas d'infections pneumobacillaires.

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