‹ Inflation et déflationChapitre 21 sur 74 · ITALIE · texte numérisé non relu

ITALIE

au-dessous de 40. En 1872 la circulation s'élevait à l.oOO millions lire de billets dont 740 pour le compte de l'Etat.

De IStiG à 1874, l'agio varie entre 22 et 7.0/0.

En 1870, le ministre des Finances Sella établit un programme financier subordonnant la réforme monétaire au rétablissement de l'équilibre budgétaire et proclamant la guerre au déficit. Le cours forcé n'est qu'une conséquence de la faiblesse linancière et économique.

L'Italie souffrait de la multiplicité des institutions émettant des billets : en 1874 on limite à six banques, à la tète desquelles se trouva la Banque Nationale, le droit d'émission et on les constitua en consortium, émettant des billets de 1/2, 1, 2, 5, 10 et 20 lire pour un milliard que l'Etat se fit prêter pour rembourser les 890 millions qu'il devait à la Banque Nationale.

La droite avec Sella subordonnait l'abolition du cours forcé, à l'amélioration des finances publiques; la gauche arrivée au pouvoir en 1876' et fîère du surplus obtenu en 1875, crut l'heure propice. Elle fit voter la loi de juin 1881. En 1882, on appliqua les réformes conçues par M. Magliani. Les mesures consistaient dans la conclusion d'un grand emprunt de 644 millions qui devait fournir 444 millions en or. Il fut émis en deux fois avec succès à Londres. Les banquiers versèrent 491 millions en

1. En janvier 1880, l'agio sur l'or était de 13 0/0, en juillet de 10 0,0, en janvier 1831 de 4 0,0;

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or et 153 millions en argent sans troubler le marché financier, grâce à la hausse du change américain et à la possibilité de se procurer à bon marché des 1/2 impériales russes.

Le 12 août 1883, le cours forcé fut aboli. Il y avait 940 millions lire de billets du consortium, qui avait été dissous en 1881. Les demandes de remboursement furent nombreuses. Le public depuis une quinzaine d'années était habitué an papier monnaie et au cours forcé.

Le tableau suivant indique l'opération.

Entré

en circul;

îtion

Demeuré en circulation

Espèces

monn. Billets d'Etat

Billets

du consortium

Millions livres

En JaÏQ

Le change italien dont l'afllux des étrangers et les remises des émigrants sont les véritables soutiens en temps ordinaire et qui souffre de toute épidémie, s'améliora en 1883 et en 1884, où il y eut une importation d'or. En 188o, il y eut une sortie d'or de 68 millions provoquée par le remboursement des actions de la Régie des tabacs. La prospérité des finances italiennes fut éphémère. Une série de fautes et d'erreurs dont en grande partie la responsabilité remonte à M. Crispi, l'entrée dans la triple alliance, des guerres de tari f, des expéditions ''oloniales; h. crise immobilière dq

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Rome, le dépassement des limites légales de rémission par trois banques (81 millions) avaient abouti le 9 juin 1892 au rétablissement du cours forcé.

On fonda alors (loi du 10 août 1893) le Banca d'Italia qui conserva seule avec la Banque de Naples et la Banque de Sicile le privilège de l'émission pour 20 ans, la quantité des billets devant être ramenée de 1.090 millions à 867 raillions. On introduisit de nouvelles dispositions pour régler la couverture des billets.

En 188't, l'Etat avait pris la réserve d'or des bauques, dont il avait besoin pour ses paiements à l'étranger, et l'avait remplacée par ses propres billets.

En 1 914, les trois banques avaient le droit d'émettre 908 millions lire de billets de 1.000, 500, 100 et 50 lire auxquels s'ajoutaient 500 millions lire de billets inconvertibles de l'Etat depuis 1894. Elles étaient tenues d'avoir une encaisse de 548 millions en or.

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