OBSERVATIONS
macroscopiques et microscopiques.
Néant.
Néant.
Petits points blanchâtres, possédant sur le pourtour de petits filaments (le tout figure une masse étoilée), filaments enchevêtrés peu cloisonnés.
Le matras est rempli de petites colonies sphériques blanc sale, mesurant de 3 à 4"" de diamètre, Ces colonies ressemblent à de petites pommes épineuses. Le mycélium est très cloisonné, présence de chlamydospores et de masses sphériques hyalines, dont le protoplasme est en voie de division. Début de pseudo-sporanges.
Les plus grosses sphères mycéliennes mesurent 6 à 7"" de diamètre. Les pseudo-sporanges se sont constitués et se sont localisés un peu partout, mais surtout vers les parties les plus profondes de l'enveloppe des pelotons mycéliens. Filaments plus petits cloisonnés, cellules-levures, chlamydospores. Présence de kystes verdàtres.
Les boules deviennent lisses et luisantes, les aspérités ont disparu, la couleur de ces sphères est gris cendré. Elles ne sont pas uniquement sphériques, quelques-unes sont ovales, très allongées, certaines sont apiculées et possèdent aux deux pôles de petits cônes simulant des épines.
Certaines boules se sont un peu dissociées, les pseudo-sporanges mûrs ont abandonné leur contenu.
(Voir plus loin la description de ces appareils.)
3 Troisième expérience (120 secousses par minute).
À COULEUR OBSERVATIONS JOURS TEMPÉRATURE me du milieu. macroscopiques el microscopiques.
| oo
Incolore. Néant.
- Néant.
— Néant.
—— Jusqu'au quinzième jour, même constatation que pour notre deuxième expérience.
Trouble |Les pseudo-sporanges ont abandonné très leur contenu par suite de la gélifimarqué. cation de la membrane externe.
Très Certaines sphères mrycéliennes deintense. meurent indemnes, d’autres au contraire se dissocient facilement, le liquide est transformé en une bouillie, mélange de spores-levures, de mycélium cloisonné, de débris protoplasmiques. Kystes.
Id.
du #hizopus, et l'on remarque de petits rameaux absorbants plongeant dans le liquide. — Sixième jour, le champignon s'étend de plus en plus et rampe sur les bords du matras en se fixant par des crampons rameux. — Septième jour, apparition des sporanges, Le thalle est devenu brun foncé. — Huitième jour, les sporanges sont arrivés à maturité, la masse mycélienne devenue très dense se submerge et tombe au fond du ballon.
Culture fixe sur Raulin normal (l’ensemencement est pratiqué en profondeur à l’aide de spores provenant d’une culture sur Raulin gélatiné et vieille de 12 jours). Troisième jour, petites colonies blanchâtres, de forme irrégulière, se maintenant au milieu du liquide nutritif. Quatrième jour, le thalle plus abondant a l'aspect cotonneux, il émet quelques filaments qui semblent vouloir atteindre la surface du liquide. Sixième jour, la masse mycélienne est réunie en un amas blanc grisâtre et se tient au
fond du matras. /luitième jour, le dépôt de fond atteint 5 millimètres de hauteur. L’allure générale de la culture
ne présente aucune modification macroscopique, même au bout de trente el méme quarante jours.
Aspect microscopique — Contrairement à ce que l'on a pu dire, le Rhizopus reflexus, ettous les Rhizopus en général, se développe très bien en profondeur; au début, le mycélium est normalement ramifié non cloisonné avec protoplasme granuleux. Dans les cultures vieilles de douze jours, on distingue des utricules et des chlamy dospores. D'une facon générale, le mycélium offre de nombreuses cloisons. Dans les cultures âgées de rente à trente cinq jours apparaissent de temps à autre des dilatations qui se renflent à leur extrémité et s’isclent pour donner une ou plusieurs cellules-levures. Les dimensions de ces cellules sont très variables, certaines mesurent de 30 à 35 » de diamètre.
Culture agitée sur Raulin normal. — Nous exposerons dans les tableaux ci-dessus les modifications dans la structure, le développement et la reproduction du Æ?hizopus reflexzus soumis à l'influence de secousses progressivement fréquentes.
Nous pouvons conclure de la comparaison de ces tableaux, qu'il existe une similitude de développement entre ce fhisopus et les autres Mucorinées qui ont déjà fait l'objet de nos études. Il importe cependant d'insister sur certaines particularités et sur certaines différences d'ordre morphologique que nous ne rencontrons que chez les Rhizopus.
Description d’une sphère non dissociée, ayant été soumise à une agitation de 120 secousses pendant un mois. — La sphère mycélienne (car ici nous avons affaire à une sphère, les masses mycéliennes pouvant adopter les formes ovoïdes, allongées, vermiculées ou irrégulières) mesure 6 millimètres et demi de diamètre, elle est de teinte gris cendré, lisse sur les contours, sauf aux deux
ou CE
pôles où l'on peut voir deux petites émergences effilées en forme d’épines longues de 1 à 2 millimètres.
Si nous sectionnons radialement ce peloton mycélien (PI. VII, fig. 1, 2, 3, 4), nous observons à la section deux zones très nettement caractérisées, l’une extérieure claire, lPautre brun foncé; au centre une cavité très réduite. La partie claire est constituée par un mycélium faiblement cloisonné à la périphérie, beaucoup plus si l’on pénètre dans le tissu sous-jacent. Les filaments toruleux abondent à la limite de la zone claire et de la zone foncée, et les pseudo-sporanges logent surtout dans la partie moyenne de la zone claire. La partie foncée présente un mycélium bourgeonnant à membrane plus épaisse, facilement dissociable en éléments brun foncé et partagés en deux par une cloison cellulosique fortement épaissie. Nous en faisons l'équivalent des «kystes où formes dernières » des Mucor flavus, fuscus et reticulatus.
Constitution d'un pseudo-sporange (PI. VI, fig. 1 à 5). — Les débuts de la formation d’un pseudo-sporange sont signalés par la présence, à l'extrémité d’un filament court et non cloisonné, d’une dilatation ovoïde dont les dimensions sont très variables, comprises entre 50 et 60 y et plus. La membrane extérieure est épaisse, cellulosique ; le protoplasme intérieur est d'abord granuleux et renferme quelques globules de graisse; puis les noyaux du protoplasme se multiplient abondamment, se séparent les uns des autres par des cloisons cellulosiques; une gélification s'opère dans la lame moyenne de ces cloisons; chaque cellule s'isole, bourgeonne à l’intérieur même du sporange et devient une cellule-levure géante. La déhiscence de ces appareils reproducteurs a lieu de la mème façon que pour le Mucor fuscus; toutefois, il est important de remarquer que dans le cas du Ahizopus reflerus les celluleslevures ne sont pas disposées en spirales serrées, mais simplement isolées ou réunies par groupes de deux dans l'intérieur du pseudo-sporange.
Contenu du pseudo-sporange. — Le nombre des celluleslevures dans un pseudo-sporange est loin d’être constant. Nous avons pu en compter jusqu'à douze. Leurs dimensions sont très variables : 1° les plus petites mesurent 13 y. de long sur à de large (nous ne comptons pas dans ces mesures le bourgeonnement qui atteint 3 à 4 & de diamètre); o° d'autres un peu plus grosses ont 22 4 de long sur 6 y de large (sans le bourgeonnement); 3° des levures géantes de 30 & de long sur 10 & de large munies d’un bourgeon de 4 à 5 u. Ces deux dernières proviennent de cellules-levures plus petites qui ont grossi peu à peu; 4° des cellules isolées ovales légèrement déprimées à l’un des pôles portant de trois à quatre ou six prolongements dématioïdes (parfois, mais rarement, les deux pôles portent ensemble ces mêmes petites cellules). Le corps de chaque cellule mesure 13 à 14 de long sur 5 à 6 de large; 5° enfin certaines formes ovales de 14 y de long sur 6 de large ont abandonné leur protoplasme et possèdent des bourgeonnements ovales, ou des vestiges de ces bourgeonnements.
Examinées au microscope d'une facon plus détaillée, ces cellules-levures sont formées de globules ovales ou allongées, la membrane cellulosique est épaisse, le protoplasme est granuleux et renferme quelques corpuscules graisseux. Chacune d'elles émet un ou deux bourgeons qui grossissent, les globules nouveaux se détachent du globule-mère, de telle sorte qu'on ne les voit guère accouplés que deux par deux où quatre par quatre.
Dans le cas des levures (Saccharomyces où Cryptococcus), les globules de générations diverses restent unis et forment des paquets rameux et très touffus. Il n'en est pas de mème ici, les globules se séparent très rapidement.
Nous insisterons sur ces faits, car nous n'avons pas à nous occuper ici de produits provenant de rameaux qui se sont découpés, arrondis, détachés, et qui ont bourgeonné, mais à des cellules incluses dans un appareil reproducteur nettement différencié et que nous avons appelé pseudo-sporange.
SR Len
À ces caractères histologiques viennent se joindre des caractères biologiques plus apparents. Si nous prélevons un peu de ces éléments-levures pour les semer dans une solution de glucose agitée, ils bourgeonneront très activement, un dégagement d'acide carbonique apparaitra ainsi qu'une mousse blanche persistante. (A part ces formes bourgeonnantes, il nous faut signaler la germination de quelques-unes d’entre elles.) L'analyse nous apprend que notre glucose à été décomposé en gaz carbonique et alcool éthylique. Nous avons distillé cet alcool et évalué le rendement à 3°/,. Le saccharose est consommé sans interversion préalable.
Une culture fixe de /?hizopus reflexus immergée à produit une légère fermentation dans une solution glucosée. Le rendement alcoolique a été de un et demi pour cent. Une culture fixe en milieu glucosé (Raulin sans sucre + glucose) d’éléments-levures à produit un rendement alcoolique de deux pour cent.
Examen du liquide surnageant après un mois d’agitation {120 secousses à la minute). — L'examen microscopique révèle : 1° des filaments rameux cloisonnés ; 2° des débris de protoplasme ; 3 des chlamydospores ; 4° des débris de sphères mycéliennes ; 5° des cellules-levures en quantité prodigieuse, à tel point que si nous laissons reposer la culture pendant une heure ou deux, le fond du matras est tapissé d’un dépôt abondant de 1 centimètre et demi à > centimètres, dépôt jaune boueux constitué presque uniquement par les cellules-levures signalées précédemment. Le repos amène bientôt la cessation du bourgeonnement de ces éléments, qui germent et émettent un filament cloisonné supportant les formes dématioïdes les plus variées.
Culture fixe vieille d'un mois agitée pendant un mois {120 secousses par minute). — Dès le début de l'agitation, les filaments demeurés jusque-là non cloisonnés deviennent moins nombreux, les formes arrondies augmentant de fréquence. Quelques-unes, notamment, revêtent des aspects
Cie
vraiment bizarres (PL VII, fig. r, 2, 3, 4), bourgeonnent, et les bourgeonnements nouveaux donnent des celluleslevures ; un peu plus tard ces cellules sphériques semblent souffrir, leur protoplasme devient de plus en plus granuleux, et au lieu de remplir la cellule et de lui donner l'aspect turgescent, il se condense et se rassemble au centre laissant une zone vide entre la paroi et lui. Dans certains cas la membrane se déchire, le protoplasme émet au dehors des prolongements assez longs, rappelant l’aspect de minuscules méduses craspédotes d’'hydroïdes.(PI. VIIT, How 0retO:)
A côté de ces formes, nous remarquons aussi d'énormes masses irrégulières de dimensions variant entre 40 et 6o y qui abandonnent un protoplasme émietté en manière de spores, et quelques cellules-levures plus petites que les précédentes mesurant 13 y de long sur 4 de large.
Enfin, au bout de vingt-cinq jours, nous assistons au développement de pseudo-sporanges. Le thalle s’est dissocié complètement, les pelotons mycéliens ne sont pas formés.
Phase de régénération. — Cultures cellulaires de celluleslepures provenant d’une agitation d’un mois, à raison de 150 secousses par minute. — Ces formes-levures sont mises à germer selon la méthode que nous préconisons au début de notre travail. Premier jour, reproduction par bourgeonnement. Troisième jour, elles germent en donnant naissance à un filament très contourné, cloisonné de proche en proche, qui devient très rameux et présente sur les côtés les formes dématioïdes les plus variées. Cet état de chose se maintient pendant dix à douze jours. Quatorzième jour, mycélium plus élargi, non cloisonné, rectiligne, dépourvu de formes dématioïdes. Vingt-troisième jour, apparition de sporanges normaux.
Culture cellulaire de «kystes » ou « formes dernières » (agitation semblable à la précédente). — Premier jour, germinalion donnant un mycélium celoisonné avec formes dématioïdes. Sixième jour, végétation luxuriante sans diffé-
Gr
renciation morphologique. Neuvième jour, mycélium ordinaire. Treisième jour, début de sporanges. Quinzsième jour, deux sporanges qui se sont formés éliminent leurs spores.
Culture sur carotte. — Premier jour, petite colonie blanc grisâtre. Deuxième jour, étalement de la culture en une petite nappe grise luisante mesurant 3 à { millimètres. Septième jour, début de plissements à la surface. Æuitième jour, apparition de petits filaments qui hérissent la colonie et ne sont autre chose que des pieds sporangifères en voie de formation. Dirième jour, mycélium normal et sporanges mûrs.
Mème résultat sur pomme de terre simple et sur gélatine.
l° Phase de transformation.
spores
Ve 5
sphères néons Ÿ
pseudo-sporanges
cellules-levures
| Y kystes
2° Phase de régénération.
mycélium (sporanges) promycélium | à formes dématioïdes
bourgeonnement des cellules
cellules-levures sporanges
mycélium normal
promycélium | à formes dématioïdes
germination
Kystes
more RHIZOPUS NIGRICANS, Ehrenberg (1), 1848.
Le Rhizopus nigricans Ehr. est très commun sur diverses matières végétales mises à moisir (pépins de courges, carottes, etc.) ; il se présente sous forme de petites touffes composées de trois à cinq filaments fructifères, hauts de 3 à 4 millimètres, réunis à leur base par une sorte de palette formée de crampons radiciformes qui rayonnent en se ramifiant. Chaque filament est surmonté d'un sporange sphérique dont la membrane est hérissée de cristaux d’oxalate de chaux; la columelle s'élève à l’intérieur du sporange en forme de court cylindre surmonté d’une calotte hémisphérique. Les spores sont anguleuses, finement striées. Leurs dimensions varient entre 6 , 3 et 10 ». Du point de réunion des crampons nait une sorte
Agitation de 60 secousses à la minute.
COULEUR OBSER VATIONS
| TEMPÉRATURE
du milieu. macroscopiques et microscopiques,
Incolore. Néant.
— Petites colonies étoilées d’un demimillimètre. Filaments enchevêtrés peu cloisonnés.
Les colonies sont moins sphériques que pour Rhizopus reflexus, la plupart sont vermiculées et garnies d’aspérités.
Les pelotons mycéliens sont abondants et mesurent érois à quatre millimètres de diamètre, structure identique au Rhizopus reflexus.
Les formes allongées ou vermiculées deviennent luisantes. Dimensions 6 à 8 millimètres, couleur gris cendré. Apparition des pseudo-sporanges.
Déhiscence des pseudo-sporanges, cellules-levures et kystes. Mêmes dimensions que pour Rhizop. reflexus.
(1) EHRENBERG, 1820 Nova Acta Acad. Leop. X, T, p. 198. (2) Tone. Fungi Mecklembeurgense selectæ, fase. IT, 1597.
SNCRUE
de stolon qui, s’allongeant indéfiniment, vient au contact de la paroi du vase de culture; l'extrémité bourgeonne alors, et forme de nouveaux crampons surmontés d’un groupe de filaments sporangifères. C’est ainsi que le Rhisopus produit des générations successives. Les zygospores se produisent très facilement dans la profondeur du substratum ,elles mesurent 17 à 22 y, elles sont très noires et recouvertes de grosses aspérités.
Les modifications imprimées au /?hizopus nigricans par l'agitation sont les mêmes que pour le ÆRhiïzopus reflexus. Nous résumerons ci-dessous les résultats observés pour l’une et pour l’autre de ces deux Mucorinées.
Voir ci-dessus le détail de ce qui se passe lorsque le Rhisopus nigricans est soumis à une agitation de 60 secousses par minute.
La phase de régénération est identique à celle de Rhizopus reflexus.
— re
RHIZOPUS MINIMUS, Van Tieghem (1), 1875.
Le Rhizopus minimus NV. Tiecn. possède tous les caractères généraux des ARhizopus, mais se distingue par sa petitesse ; à peine haut de o""1 à o""3, il est plus grêle et plus délicat dans toutes ses parties que les autres espèces étudiées jusqu'ici. Les spores noirâtres, anguleuses, munies de crêtes cutinisées, ne mesurent que 34. Il donne des stolons en zig zag, mais chaque sporange nait isolément, et le pinceau de crampons qui le fixe ne possède que deux à quatre courtes branches. |
Sous l'influence de l'agitation, le Æhizopus minimus présente les mêmes modifications que celles signalées pour les deux espèces précédentes. Nous signalerons seulement, à propos de cette petite espèce, que les dimensions des pseudo-sporanges de /?hizopus en général varient en raison directe de la grosseur de leurs spores. Les Rhisopus reflexus et Rhizopus nigricans ont des pseudosporanges identiques, parce que leurs spores sont sensiblement égales ; le ARhizopus minimus VAN TieGu., au contraire, a des spores trois fois plus petites; les pseudosporanges sont aussi trois fois plus petits. La déhiscence, l'organisation, la disposition des cellules-levures, le pouvoir-ferment sont les mêmes que pour A#hizopus reflexus et nigricans, (PL. VII, fig. 1 à 6) (deuxième partie.)
(1) Van TrEGHEM. Ann. des sc. nat., 6° série, I, 1875.
Genre SYNCEPHALASTRUM, Schrôeter, 1886 (1).
Mucorinée portant sur le renflement terminal d'un filament frucüifié des sporanges en baguette contenant un nombre variable de spores.
SYNCEPHALASTRUM NIGRICANS, Vuillemin-Schroeter (2).
Vuillemin a décrit sous ce nom une mucorinée qui s'était développée au laboratoire de bactériologie de la Faculté de médecine de Nancy, sur de la gélatine en plaques à la température ordinaire. Cette mucorinée est formée de touffes couleur grise due aux sporangiophores après la chute des baguettes sporifères. Les sporanges cylindriques contiennent le plus souvent cinq spores de >, 3,94 de large, parfois seulement deux ou trois spores beaucoup plus grosses. La tête sphérique terminant un filament porte, en plus de sporanges rudimentaires, trois tubes légèrement circinés et terminés par, des têtes chargées de sporanges.
Culture fixe sur Raulin gélatiné à 5 °/,. — Premier jour, au bout de 18 heures, petites colonies à peine visibles, blanchâtres. Troisième jour, colonies plus nombreuses. Cinquième jour, colonies brunâtres, duveteuses, portant des hyphes sporangifères. Sixième jour, apparition des sporanges qui mürissent deux jours après.
Culture agitée sur Raulin gélatinée à 5 °/, 120 secousses par minute). — L'allure générale est la même que dans les cultures fixes, toutefois les colonies sont plus volumineuses el au début la croissance est accélérée. Les caractères microscopiques Sont les mêmes que ceux signalés plus haut, Même résultat si lon soumet le champignon à un
(1) Scnrôüerer, 1886. Selles, Krypt. fl, I, p. 215.
(2) VUILLEMIN. Syncephalastrum nigricans. (Bull. Soc. se. de Nancy, 2° série, t. IX, p. xxx1V, 1895.)
mouvement circulaire en vue de supprimer l'influence de la pesanteur.
Culture fixe sur Raulin liquide normal (semis en surface au moyen de spores provenant d’une culture fixe sur Raulin gélatiné). — Troisième jour, début de germination. Cinquième jour, à la surface quelques petites colonies blanchâtres sous forme de points hyalins. Septième jour, étalement des colonies et formation d’une sorte de voile blanchâtre. Neuvième jour, présence d'hyphes sporangifères avec sporanges. A l'examen microscopique, l'aspect est le même que surle milieu précédent, les filaments sont peut-être d’un diamètre un peu plus faible.
Culture fixe sur Raulin simple (le semis est effectué en profondeur à l’aide de spores provenant d’une culture sur Raulin gélatiné). Cinquième jour, on trouve en suspension de petites colonies étoilées d'une grosseur moyenne d’un millimètre. Auitième jour, les colonies atteignent 3 à 4 millimètres, s’étalent et forment un dépôt floconneux qui se tient au fond du matras. Quatorzième jour, le thalle formé par l'union de toutes ces colonies devient blanc grisâtre et ne se modifie pas sensiblement, même au bout d'un mois de séjour dans le liquide nutritif. Examen microscopique. Au début, la structure est la même que chez les autres Mucorinées, le protoplasme et les noyaux y sont disposés de même manière, il est donc inutile d’insister davantage sur ces détails; plus tard, les filaments se cloisonnent et sont formés alors d'articles gros et courts (PI. X), et présentent de place en place le long des parois internes des cellules, des épaississements de la membrane faisant une saillie assez marquée. Ce thalle toruleux fait fermenter la glucose, mais d’une manière peu active.
Culture agitée dans Raulin simple (agitation de 60 secousses à la minute). — Troisième jour, petites sphères blanches nageant dans le liquide, de dimensions variant
entre un demi et un millimètre. Cinquième jour, les sphères grossissent notablement et atteignent 3 millimètres de diamètre, elles sont garnies de poils et ressemblent à de petites châtaignes. Auitième jour, les sphères ont acquis la grosseur d'un pois et une couleur gris cendré. Quinzième jour, les pelotons mycéliens les plus gros mesurent 8 à 9 millimètres. Trentième jour, les sphères perdent leurs aspérités, mais restent mates etspongieuses.
(PI. IL, fig. 8.)
Examen macroscopique. — En sectionnant une sphère âgée de trente jours, on la trouve massive, et formée d'un cortex de teinte claire recouvrant une moelle brun noirâtre. La consistance est gélatineuse, et la forme sphérique ne se conserve que pendant l'immersion au sein du liquide. La masse s’aplatit dès qu'elle est sortie de l’eau.
Examen microscopique. — Les filaments périphériques sont constitués par un mycélium formé d'éléments cylindriques beaucoup plus fins que dans la culture précédente; les hyphes sont cloisonnées et contiennent un protoplasme hyalin dans lequel sont incluses quelques guttules de graisse; l'extrémité des filaments périphériques est parfois arrondie en doigt de gant sans renflement; la membrane est fortement épaissie. Les hyphes de la médulle sont très cloisonnées, très ramifiées et très enchevèêtrées; de nombreuses anastomoses se produisent entre les extrémités des ramifications de second et de troisième ordre. Au contact de quelques cloisons, on voit des bourgeonnements ovales ou elliptiques; on a l'illusion d’avoir affaire à un thalle de monilia où à un voile de Saccharomyces. Ces éléments sont recouverts d’une véritable carapace cellulosique, avec aspérités nombreuses et variées. Le protoplasme est condensé vers le centre de chaque élément, (PL IX.) La fermentation du glucose est plus active que dans la culture fixe, l'alcool produit est de bon goût, sa quantité est d'environ trois pour cent. Le liquide surnageant ne contient que des débris dissociés de ces éléments.
Planche VI.