CHAPITRE II
Différences entre le climat littoral et le climat marin
Il importe d'étudier les différences qui séparent le climat littoral de celui marin. Le climat littoral a été très étudié; on a cherché ce qui le rendait agent curateur des tuberculoses externes.
Prenors d’abord un cas type, le climat de la plage de Berck. Tout climat littoral est caractérisé par sa température, sa pression barométrique, son état hygrométrique.
La température a pour caractère la stabilité. I] n’y a point de brusques alternatives de chaud et de froid, point de grandes et rapides oscillations nycthémérales.
La pression barométrique est plus élevée. Sur le littoral l’air.marin y est naturellement de l'air comprimé (Peter), un litre d’air y pèse 65 centigrammes et contient 16 centigrammes d’oxygène, chiffres qui se réduisent par l'altitude.
Le degré d'humidité est d'une constance plus grande que dans l’intérieur du pays. Cette stabilité de l’état hygrométrique est, pour Gavarret, pour Lalesque, pour Edom, un facteur favorable. Il en est
pen
de l’état hygrométrique de l'air comme de sa température. S'il est constant et régulier, les organes humains ont le temps de s’accoutumer sans trop souffrir; mais si les écarts en sont violents, les organes, et surtout les organes malades, sont très péniblement impressionnés.
Enfin l'air marin est pur, dépourvu de microbes, aseptique.
On a été plus loin, on a cherché dans l’air marin des propriétés spécifiques contre la tuberculose.
On a attribué la spécificité au chlorure de sodium qui imprègne l’atmosphère. C’est ce sel marin qui, en desséchant l'air, donne à la flore littorale un aspect particulier, xérophile, qui la rapproche de la flore désertique. Mais le sel marin n'existe dans l’air que lorsque la mer est agitée et vient se briser sur la côte. La vague est alors pulvérisée en très fines gouttelettes qui sont emportées par le vent. Ces gouttelettes se déposent sur les lèvres et y apportent le sel marin, on perçoit la saveur des embruns. Ce n'est donc qu’accidentellement que le chlorure de sodium existe dans l’air du littoral, on ne saurait en faire un agent spécifique de l'atmosphère marine et lui attribuer tous les bienfaits de la cure marine.
On a pensé à l'efficacité thérapeutique de l'ozone quiest en grande quantité dans l'atmosphère côtière. Les travaux sont contradictoires à son sujet. Il y aurait lieu de les reprendre, car l'ozone est une conséquence de l’action des rayons ultra-violets.
Ces derniers ont été reconnus un puissant agent