FIGURE
27) es
En appliquant ces déterminations à divers animaux de poids différents, nous avons trouvé les chiffres ci-dessous :
Poids Surfaces Valeurs de K 315 gr. 375 cmq 8,09 336 » 380 » 7,92 350 » 395 » 7,95 370 >» 402 » 7,19 380 » 415 » 7,91 396 » 420 » 7,45
Il nous est ainsi apparu que X est en moyenne voisin de 1,8. Cette valeur de K n’est applicable, bien entendu, qu'aux pigeons en bonne santé et soumis à une expérience de courte durée.
Connaïssant le volume du gaz carbonique exhalé et la valeur calorique correspondant au quotient respiratoire (voir tableau V), il devient aisé de calculer le métabolisme de base par rapport à la surface.
TABLEAU V. — Valeurs caloriques correspondant à l’acide carbonique pour un quotient respiratoire donné (d'après CARPENTER). Quotient Nombre de calories respiratoire par litre de gaz non protéique carbonique 0,66 7,021 0,67 6,946 0,68 6,816 0,69 6,786 0,70 6,694 0,71 6,606 0,72 6,531 0,73 6,458 0,74 6,388 0,75 6,319 0,76 6,253 0,77 6,187 0,78 6,123 0,79 6,062 0,80 6,001 0,81 5,942 0,82 5,884 0,83 5,829 0,84 5,774 0,85 5,721 0.86 5,669 0,87 9,617 0,88 5,068 0.89 5,619 0,90 5,471 0,91 5,424 0,92 5,378 0,93 5,333 0,94 5,290 0,95 5,247 0,96 5,205 0,97 5,165 0,98 5,124 0,99 5,085 1,00 5,047
ENV e
Mais les expériences sur la nutrition s’accommodent mal de tels résultats, car elles durent d’ordinaire plusieurs jours et même fréquemment plusieurs mois. Pendant ce temps, le pigeon perd du poids dans des proportions pouvant aller jusqu’à 35 %, tandis que la surface reste pratiquement la même. Cet inconvénient a été très justement souligné par L. HEDON, au cours d’expériences poursuivies sur le chien au jeûne ou dépancréaté.
Contrairement à l’opinion de cet auteur, qui a ramené systématiquement ses résultats au kilogramme d’animal, il nous a semblé plus logique, à notre Maître LECOQ et à nous-même, de tenir compte à la fois de la surface et du poids de l'animal.
Le calcul est alors modifié comme suit : la quantité de grandes calories dégagées par le pigeon pendant la durée de l’expérimentation est rapportée à l’heure et au kilogramme d’animal, puis divisée par la surface déterminée une fois pour toutes au début de l’expérience. On tient compte ainsi à la fois du poids de l’animal qui varie à chaque détermihation et de la surface qui reste inchangée :
Reprenant l’expérience précédente, nous aurons donc :
0,337 X 1000 Gaz carbonique rapporté au kgr. : 0 1. 962 0,405 X 1000 Oxygène rapporté au kgr. : = 1'L 197 Valeur calorique de CO? pour un quotient respiratoire de
Nombre de grandes calories utilisées : 0,962X 5,829 — 5,607. Métabolisme basal
Nombre de calories dégagées par heure et par kgr. 5,607 ——— : — —— — 14,19 Surface en mètres carrés 0,395
chiffre exprimé en grandes calories.
Lorsque le rat est pris comme sujet d'expérience, de plus grandes difficultés se présentent du fait que l'animal utilisé est habituellement encore en voie de croissance, puisque le ralentissement de celle-ci constitue un facteur important d’appréciation. in vue d’une éventuelle comparaison, nous avons pensé qu’il serait intéressant de fournir une série de déterminations faites sur des rats en bonne santé, aux divers stades de leur croissance.
Nos essais ont porté sur 10 sujets normaux, à jeun depuis la veille, et dont les poids s’échelonnaient entre 65 et 335 gr. La surface a été déterminée par pesée de la peau totale (soigneusement prélevée) et comparaison avec un échantillon moyen de 25 cmgq, exactement mesuré et pesé.
RE ee
Nous avons trouvé sur dix rats dont les poids s’échelonnaient de 65 à 335 grammes :
Poids Surface Coefficient K 65 gr. 163 cmq 10,08 95 » 180 » 8,64 IN OURSS 180 >» 7,74 126 >» LS7NS 7,49 1570 201 >» 6,90 165 » 2312 7,87 195 » DDASS 7,49 234 » 310-CS$ 8,16 304 » DT ES 8,51 SU SS 498 » 10,32
On peut constater facilement, en se reportant à ce tableau, que le coefficient K part d’un maximum supérieur à 10, chez les jeunes animaux, passe par un minimum de 7 chez les sujets moyens et revient à son maximum chez les plus gros. Il apparaît donc très difficile, dans ces conditions, d’utiliser pour les calculs un chiffre invariable (la moyenne de nos 10 cas est de 8,3).
Comme il n’est pas possible d'évaluer la surface du sujet en rapportant les diverses parties du corps, comme chez le pigeon, à des figures géométriques simples pouvant être facilement mesurées, et que, d’autre part, l’animal ne peut être tué à chaque expérience, la difficulté d’une exacte détermination apparaît. Si un ralentissement, un arrêt ou une chute de la croissance interviennent, le problème devient plus compliqué et la comparaison avec le sujet normal tout à fait impossible, puisqu'on ne saura si on doit s’adresser à un animal du même âge, de même poids ou de même surface. La supériorité du pigeon sur le rat dans l’étude des troubles de la nutrition apparaît ainsi très nette.
") Lu HET ns ù h 107 = HA. | »
— " cha LUS = fo.
Leds TS
ES + Pæ