INTRODUCTION
La détermination des échanges respiratoires et du métabolisme de base prend chaque jour une importance plus considérable en clinique. Les médecins et chirurgiens de l’hôpital de Saint-Germainen-Laye, qui en ont compris tout l’intérêt, ont doté le Laboratoire d’une installation remarquable dont nous avons eu l’avantage de profiter. Des appareils perfectionnés permettent, aujourd’hui, de faire très rapidement des déterminations précises.
L'évolution de nos connaissances sur la nutrition et sur l’utilisation par l’organisme des divers éléments a connu, au cours des trente dernières années, un essor considérable. L’essai biologique est venu apporter à l’essai chimique un appoint nouveau et l’étude des questions qui semblaient jusqu’alors les mieux élucidées a dû être reprise systématiquement. Les recherches de notre Maitre R. LECOQ dans ce domaine sont trop connues pour que nous nous y attardions. Nous ne soulignerons ici que la notion nouvelle du déséquilibre alimentaire. trouble plus fréquent en clinique que l’avitaminose B et qui apparaît comme une cause importante de polynévrite.
Pour R. LECOQ, les différences chimiques qui séparent les diverses fractions organiques de nos aliments sont de peu d’importance puisque aussi bien les vitamines B sont indispensables à l’utilisation des glucides, des lipides et des protides.
Cette conception, à laquelle nous aurons l’occasion d'apporter des arguments nouveaux, est d’ailleurs partagée par notre Maître le Professeur COUTIERE qui, l’exprimant à sa manière habituelle à la fois imagée et humoristique, n’a pas craint de dire : « glucides, lipides, protides, des mots différents que sépare seulement l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette ».
Éditer
Nous remercions M. LECOQ de nous avoir accueilli avec tant de sympathie dans son Laboratoire et de nous avoir donné le sujet que nous traiterons. Nous en reproduisons, ci-contre, le plan détaillé. Notre étude a porté sur les modifications des échanges respiratoires après ingestion de divers hexoses, additionnés ou non de vitamines B. Des essais furent effectués à la fois sur l’homme et sur le pigeon.
Qu'il nous soit permis d’adresser l’expression de notre sincère gratitude à M. le Professeur COUTIERE qui nous fait l’honneur de présider cette thèse et qui, au cours de nos recherches, nous a fait bénéficier de son esprit critique aiguisé et de ses vastes connaissances. Nous remercions également MM. les Professeurs agrégés PICON et BEDEL, qui ont bien voulu accepter de faire partie de notre jury.
Que M. LECOQ veuille bien croire à notre reconnaissance pour la patience et la bienveillance qu’il nous a toujours témoignées, ainsi que pour la précieuse collaboration qu’il nous a accordée dans la mise au point d’une technique particulière permettant la détermination du métabolisme de base chez le pigeon et dans l'étude particulière de l’action des substances de déséquilibre. Cette dernière série d'expériences a été rendue possible grâce à la subvention accordée au Laboratoire par la Fondation Loutreuil, de l’Académie des Sciences.
Nos remerciements vont, en outre, à tous ceux qui nous ont aidé au cours de ce travail de leurs conseils et de leur appui : à M. le Docteur H. BENARD, chef de Laboratoire à l’Académie de Médecine; à M. Maurice PETIT, directeur de l'hôpital de Saint- Germain-en-Laye; à Mlles E. JULIEN, RATEAU, CHASSAING, laborantines de l'hôpital, et Miles S. JULIEN, MALBETE, MOMENCEAU, ARNAUD, ROBELIN et DELAPIERRE, qui se sont prêtées bénévolement à nos essais.
Terminons enfin en adressant à nos camarades Internes en médecine de l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye notre meilleur souvenir et nos sentiments de cordiale sympathie.
CRË. Er