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pouvant seule être appliquée avec quelque certitude à des gens de volumes très divers.
Ultérieurement, E. DU BOIS et son cousin DELAFIELD DU BOIS, s’appuyant sur les connaissances précédentes, ont présenté une formule permettant le calcul de la surface S à partir de la taille H et du poids P.
La formule, peut aussi s'exprimer de la façon suivante :
et peut être résolue en logarithme ainsi qu’il suit :
log. S = log. P X 0,425 + log. H X 0,725 + 1,8564 1,8564 est le logarithme de la constante.
Pour faciliter les calculs, on a construit un graphique avec lequel la surface approximative peut être déterminée immédiatement, la taille étant indiquée en ordonnées et le poids en abcisses, les lignes courbes correspondent aux surfaces en mètres carrés, l'intersection de l'horizontale qui correspond à la taille du sujet examiné et la verticale qui correspond à son poids donnent le chiffre de la surface cherchée (voir graphique 1).
c) Nous appuyant sur les connaissances précédentes, il devient facile de définir le métabolisme de base qui est l'énergie (en grandes calories) dépensée dans l’unité de temps (heure) et par l'unité de surface (mètre carré) par un sujet à jeun, au repos complet et en état d'équilibre thermique pour une température voisine de 16-18°.
$ IV. — Techniques de détermination du métabolisme de base
On peut apprécier le métabolisme de base soit par calorimétrie directe, soit par calorimétrie indirecte. La première méthode consiste à mesurer directement la chaleur dégagée, la seconde à déterminer les échanges respiratoires et à calculer, en partant de cette donnée, la quantité de calories émises par l’organisme.
Mesures par calorimétrie directe. — La calorimétrie directe peut être effectuée par appréciation du nombre des calories dégagées ou par détermination de la quantité de gaz carbonique produit.
a) Le plus simple des appareils est le calorimètre de LAPLACE et LAVOISIER qui peut être utilisé pour déterminer la chaleur dégagée par l’animal. Celui-ci est placé dans une enceinte parcourue par un courant d’air et entourée d’une masse d’eau dont deux thermomètres sensibles, l’un supérieur et l’autre inférieur, permettent d’apprécier l’échauffement. La circulation d’air est assurée
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par une trompe à eau ou un moteur et on vérifie le fonctionnement à l’aide d’un barboteur. La masse calorifuge est constituée par des débris de liège maintenus à l’extérieur par une caissette de bois. L’élévation de la température de l’eau pendant une heure permet de calculer le dégagement calorique de l’animal par rapport à son poids. ;
Cette technique a été appliquée récemment par CHEVALIER et BAERT pour l’étude des variations du métabolisme du rat et du cobaye dans l’avitaminose et l’hypervitaminose A.
Une technique un peu différente a été proposée par NOYONS, qui apprécie la chaleur dégagée par les déperditions caloriques d’une résistance électrique chauffée, mise à la place du sujet dans un second calorimètre qui sert de témoin.
b) La calorimérie directe a également été appliquée à l’étude de l'homme, d’une part, par ATWATER et BENEDICT et, d'autre part, par BENEDICT et CARPENTER.
ATWATER et BENEDICT ont construit un appareil constitué par une chambre de vastes dimensions afin que le sujet puisse y demeurer plusieurs jours de suite. L’air passe à sa sortie dans des récipients contenant les uns de la ponce sulfurique pour enlever de la vapeur d’eau, les autres de la chaux sodée pour absorber l'acide carbonique produit. L'augmentation de poids de ces récipients donne les quantités de vapeur d’eau et d’acide carbonique éliminées. Un dispositif permet de rétablir la composition primitive de l’air en y ajoutant de l’oxygène et on le réintroduit ensuite dans la chambre. La quantité d'oxygène ajoutée est appréciée volumétriquement.
L'appareil de BENEDICT et CARPENTER comporte un lit sur iequel le sujet repose. Ce lit se trouve dans un espace clos, muni de dispositifs indispensables pour mesurer la chaleur produite et est relié à ceux-ci pour calculer la quantité d'oxygène absorbée, de gaz carbonique produit et d’eau éliminée. Les déterminations se font sur 3 à 4 heures. Le dispositif se trouve donc beaucoup plus réduit qu'avec l'appareil primitif de BENEDICT et ATWATER où les sujets devaient subsister 3 à 4 jours.
L’appareillage construit sur les données de LEFEVRE à l’Insüitut d'hygiène alimentaire, et utilisé pour les déterminations faites par LEFEVRE et AUGUET, est plus complexe encore que celui d'ATWATER, mais d’une absolue précision.
Mesures par calorimétrie indirecte. — La calorimétrie indirecte élablie par comparaison avec la calorimétrie directe permet de mellre en œuvre des appareils moins compliqués, de maniement moins long et d'appréciation plus rapide. Elle est basée sur l’étude des échanges gazeux et comporte la connaissance du nombre de