DURÉE
Séparons les résultats obtenus pour la solution et les vapeurs de formol.
1° Solution de formol :
Les faibles concentrations n’empêchent pas le développement du Prodigiosus dans le bouillon (1/50.000) ou ne font que le retarder (1/37.500). Le retard est déjà plus sensible et atteint trois jours pour la concentration de 1/18.750.
A partir de 1/12.500, la solution de formol empêche le développement pendant huit jours au moins.
2° Vapeurs de formol :
Les concentrations les plus faibles n’arrivent pas à empêcher le départ des cultures ; tout au plus marquentelles une gêne dans ce développement, gêne décelée par un trouble moins accentué que celui des témoins.
Avec une concentration des vapeurs de 1/20.000, nous avons réussi à retarder de deux jours le développement des germes.
Mais pour des doses plus fortes, les résultats obtenus furent les mêmes qu’avec la solution de formol, et une
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concentration de 1/12.500 suffit largement à assurer la stérilisation complète du bouillon.
Il est donc possible d'empêcher le développement des germes dans un bouillon, en le soumettant simplement au contact d’un air renfermant des doses relativement faibles de vapeurs de formol.
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B) Essais de conservation du lait par les vapeurs de formol
Nous savons que des doses, même faibles, de solution de formol suffisent à assurer la conservation du laït, en empêchant la fermentation lactique.
Nous avons cherché à obtenir cette conservation à l’aide, non pas de solution, mais de vapeurs de formol et à déterminer l’ordre de grandeur des doses nécessaires pour obtenir ce résultat.
Toutes nos expériences furent faites à la température du laboratoire (environ 20°), des essais préalables nous ayant montré qu'à l’étuve vers 35°, l’acidification du lait se fait beaucoup trop rapidement, en des temps généralement inférieurs à douze heures ; il n’est donc guère facile de suivre la marche de la fermentation en un temps aussi court. En la laissant, au contraire, s’effectuer à une température voisine de 20°, le lait ensemencé de ferment lactique ne se coagule qu'entre vingt-quatre et quarantehuit heures, et par des dosages espacés, l’on peut suivre le progrès de l’acidification.
Nous avons opéré sur du lait écrémé par centrifugation dens une écrémeuse, puis dilué de son volume d’eau distillée. Le lait écrémé et dilué était réparti dans des ballone à fond plat de 125 et 250 par quantités de 100 ou 200 centimètres cubes. L’on stérilisait le tout à l’autoclave à 110°.
Pour faire les expériences, l’on ensemencait chaque ballon avec un nombre de gouttes déterminé (X par exemp'e) d’une émulsion aqueuse de bacilles lactiques, et on les abandonnaït à la fermentation à 20°.
Chaque expérience comportait un témoin et des ballons qui recevaient des doses variables de formol.
Expérience 1 :
Des ballons contenant 100 centimètres eubes de lait écrémé, non dilué, et stérile, sont ensemencés de ferment lactique, et fermés au moyen de bouchons de liège.
Le premier sert de témoin.
Au deuxième l’on ajoute I goutte de formol du commerce, que l’on répartit dans le lait par agitation.