‹ Influence de la composition chimique de l'air sur le développement des cultures de moisissuresChapitre 31 sur 42 · S OT · texte numérisé non relu

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Quelles conclusions peut-on tirer de la lecture de ces tableaux ? On peut déduire des résultats des expériences précédentes que, dans les conditions où nous avons opéré : .

1° Tout d’abord les faibles concentrations en ammoniaque (de 1 pour 11.000 à 1 pour 3.000). ont un effet excitant sur la croissance de l’Aspergillus et permettent d'obtenir des cultures de poids supérieur à ceux des témoins ;

2° Les concentrations plus fortes (au-dessus de 1 pour 3.000) montrent un ralentissement marqué de la végétation, et l’on peut affirmer que, lorsque la teneur en ammoniaque dépasse 1 pour 2.000, l’Aspergillus ne pousse plus ;

3° La dose d’ammoniaque qui, d’après les essais précédents, semble la plus favorable à la croissance et a permis d'obtenir les plus belles récoltes, est celle qui correspond à la concentration de 1 pour 5.750 ;

4° Enfin, si nous comparons les effets de l’ammoniaque ajoutée directement au liquide de culture et ceux des mêmes doses agissant à l’état de vapeurs, ils semblent sensiblement identiques.

Les poids de culture les plus forts ont été aussi obtenus par l’addition dans l’atmosphère des récipients de IT gouttes d’ammoniaque, correspondant à la concentration de 1 pour 5.750 et les doses antiseptiques se sont montrées comparables.

3° Nous venons de voir que l’ammoniaque (agissant à l’état dissous ou sous forme de vapeurs) exerce une action non négligeable sur la croissance de l’Aspergillus et nous savons, d’autre part, que dans un milieu artificiel privé totalement de sels ammoniacaux, l’on n'obtient que de très faibles récoltes, dont les poids peuvent ne pas dépasser 1/150 du poids des récoltes obtenues sur un milieu complet renfermant ces sels en proportions convenables.

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Ceci nous suggéra l’idée de préparer un milieu de culture sans sels ammoniacaux, de l’ensemencer d’Aspergillus, et de chercher quelle serait l’influence exercée sur la croissance par des quantités croissantes d’ammoniaque.

Nous avons donc préparé le milieu suivant, ne différant du liquide de RAULIN que par l’absence de sels ammoniacaux (nous le désignerons sous le nom de milieu

modifié) :

DUETE NCAA PARTS PATATE : 70 grammes RAUEISUTlÉER SEM ON ER PTE 1.500 — ACITERIOTRIQUE ER CR. 1 — Carbonate de potasse ...... 0,60 — Carbonate de magnésie .... 0,40 — Sulfate encre NT A EE 0,07 — SULIRATE LION UE RATE TANT 0,07 — Silicate de potasse .:...12, 0,07 —

Puis nous fîmes quelques essais dans lesquels la proportion de sels ammoniacaux du liquide de culture était diminuée progressivement, de manière à suivre la décroissance des poids de récoltes obtenues.

Pour cela, la quantité de liquide ensemencé restant toujours la même (100 centimètres cubes), des volumes décroissants de liquide de RAULIN étaient complétés de volumes croissants de liquide modifié. Ainsi, les autres éléments du milieu ne changeant pas, seule la proportion de sels ammoniacaux allait en diminuant d’un vase à l’autre.

Essai n° 1 :

Des flacons reçurent :

Le premier : 100 centimètres cubes de liquide de RAULIN ;

Le second : 80 centimètres cubes de liquide de Rau- LIN plus 20 centimètres cubes de liquide modifié ;

Le troisième : 60 centimètres cubes de liquide de

RauziN plus 40 centimètres cubes de liquide modifié ;

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Le quatrième : 40 centimètres cubes de liquide de RAUzLIN plus 60 centimètres cubes de liquide modifié ;

Le cinquième : 20 centimètres cubes de liquide de RauUrzIN plus 80 centimètres cubes de liquide modifié.

Après ensemencement avec XX gouttes d’une émulsion de spores d’Aspergillus, ils furent portés à l’étuve. les cultures recueillies le quatrième jour, montrèrent des poids décroissants du premier au dernier.

Un autre essai identique donna des résultats sem-

blables.

Essai n° 3 :

Cet essai fut fait dans des cristallisoirs non couverts (car seule la composition du milieu intervient ici).

Le premier recevait 100 centimètres cubes de liquide de RAULIN ; les suivants des volumes de ce dernier décroissant jusqu'à 10 centimètres cubes et des volumes complémentaires de liquide modifié.

Ils donnèrent, comme précédemment, des poids de récolte allant en diminuant.

Dans deux autres essais, la proportion de sels ammoniacaux fut encore diminuée. Les récoltes baïissèrent jusqu’à atteindre des poids inférieurs à 100 milligram- LANESS !

Ces quelques essais sont réunis ci-contre ; leur nombre a été volontairement limité, car ils ne servent qu’à marquer la transition entre des cultures normales et celles qui, privées de sels ammoniacaux, n’ont donné que des voiles pesant quelques centigrammes.

Il est facile de se rendre compte de la diminution des poids de récoltes avec l’affaiblissement de la teneur du milieu de culture en sels ammoniacaux ; les concentrations baissant de 2,23 0/00 (liquide de RAULIN normal) à 0,016 0/00 dans le dernier cas, la moyenne des cultures varie de 1 gr. 300 à 0 gr. 064 (soit vingt fois plus faible).

Il ne faudra donc pas s’étonner des faibles poids obtenus pour les témoins, dans les expériences qui vont suivre.

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