ART
Amines
Nous avons complété l’étude de l’action des composés azotés volatils sur la croissance de l’Aspergillus par l'essai de quelques amines grasses ou aromatiques.
Cette étude a déjà fait l’objet d’un travail important de M. L. Lurz (16) « Recherches sur la nutrition des végétaux ».
Antérieurement G. VILLE avait remarqué que les végétaux peuvent assimiler les chlorhydrates de méthylamine et d’éthylamine.
PASTEUR (cité par RAULIN) avait observé la possibilité de nourrir les Mucédinées à l’aide d’éthylamine.
RAULIN a constaté que. les sels d’aniline et de rosaniline ne permettent pas le développement de l’Aspergillus niger.
M. Lurz fit ses expériences avec l’Aspergillus niger sur un milieu où l’azote minéral et ammoniacal était remplacé par de l’azote sous forme de combinaisons aminées ou alcaloïdiques. Les champignons ont assimilé directement l’azote provenant des amines les moins élevées en grandeur moléculaire aussi facilement que s’il s’était agi d’azote nitrique ou ammoniacal ; les amines phénoliques n’ont donné lieu à aucun développement de même que les sels d’ammonium composés et les alcaloïdes.
Le poids des champignons obtenus finalement était d’autant plus élevé que la grandeur moléculaire du radical substitué à l’hydrogène l’était moins.
Nous nous sommes adressés d’abord à la diméthylaniline, puis à la triméthylamine, et enfin à l’aniline.
Diméthylaniline. — C’est un liquide jaune clair, d’odeur forte et désagréable, peu volatil (E — 191-192°) non miscible à l’eau et s’étalant à sa surface.
Nous avons étudié son action comparativement à des témoins, soit en l’ajoutant au milieu de culture, soit en la distribuant sur des tampons de coton, suspendus à l’intérieur des récipients (cristallisoirs dans la première ex-
ie
périence, flacons dans les suivantes), contenant 100 centimètres cubes de liquide de RAULIN.
Voici les résultats de ces essais :