‹ Influence de la composition chimique et moléculaire du milieu de culture et du sérum dans les phénomènes d'agglutinationChapitre 5 sur 12 · HYPOTHÈSE SUR LA NATURE DES SUBSTANCES AGGLUTINANTE ET AGGLUTINABLE · texte numérisé non relu

HYPOTHÈSE SUR LA NATURE DES SUBSTANCES AGGLUTINANTE ET AGGLUTINABLE

Le sérum d’un individu peut posséder ou acquérir la propriété de réunir en amas les bactéries ou les cellules. Comment expliquer cette action agglutinante ?

De nombreuses hypothèses ont été émises pour expliquer ce fait. Nous allons les passer en revue très rapidement.

Tout d'abord, pour Widal et Sicard, dans le sang et les humeurs qui en dérivent, la puissance agglutinative semble attachée au fibrinogène et à la globuline.

D’après Achard et R. Bensaude, la propriété d'agglutiner les microbes, que le sérum acquiert dans certaines infections, lui viendrait exclusivement des lencocytes ; ceux-ci la lui communiqueraient en exsudant leur contenu pendant la coagulation.

Nicolle et Trenel trouvent que l'aptitude agglutinative et la fonction agglutinozène sont des propriétés de la membrane d'enveloppe des microbes. IIS remarquent qu'il faut avoir une technique uniforme. Ils établissent une courbe de l’agglutinine, étudient l'influence des saignées sur cette courbe et précisent les conditions d'agglutination de cultures mortes.

Gengou trouve que certains précipités chimiques agglutinent puis hémolysent les globules rouges et que le sérum empêche, même à petite dose, l'agglutination des globules précipités.

Bossaert et Malvoz montrent que l'on peut provoquer le phénomène, non seulement par les sérums spécifiques,

Ro mais aussi par des substances chimiques (aldéhyde formique, sublimé, eau oxygénée, sulfate d’ammoniaque, acide acétique ou lactique dilué) et les matières colorantes (safranine, nésuvine, fuschine en solution aqueuse).

Pour Nicolle, les corps de certains microbes, vivants ou morts, renferment une substance particulière, substance agglutinée ou agglutinable à l'existence de laquelle est liée l'apparition du phénomène de l’agglutination microbienne.

Pour Grubert, Bordet, les éléments agglutinables de la culture seraient exclusivement des microbes.

Pour Nicolle, Pallauf, les éléments agglutinables d'une culture seraient figurés et amorphes, c'est-à-dire comprendraient :

D'une part, le microbe; |

D'autre part, une substance diffusée dans le milieu ambiant ou fixée dans l'enveloppe du Bacille où à la surface des cils.

Maintenant, il est admis que les sérums contiennent des substances dites agglutinines qui, par un mécanisme obscur, déterminent l’agglutination des microbes en suspension dans les liquides.

On est réduit aux hypothèses sur l'origine et la nature de cette substance. Jamais ces agglutinines n'ont ête isolées. On à pu, par des procédés spéciaux (précipitation par des réactifs chimiques, filtration), faire varier et même disparaitre le pouvoir agglutinogène ; mais, notons en passant, que ces procédés sont ceux-là même qui font varier dans le même sens l’acéto-globuline dont nous reparlerons bientôt.

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