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puis des matières protéiques. Après un ensemencement par le bacille d'Eberth, par exemple, il présente, à la suite d’un séjour de 12 à 24 heures dans une étuve à 37°, une acidité variable mais marquée. Cette acidité varie suivant l'espèce du microbe, la composition du bouillon et provient des phénomènes oxydants ou réducteurs produits par le bacille sur les matières protéiques ou les hydrates de carbone du bouillon. Elle est due notamment à l'acidité du phosphate acide de sodium, à l'acide lactique, quelquefois à l'acide acétique et à des acides amidés.
Le bouillon pourra être glucosé, lactosé, glycériné (ce dernier convenant spécialement aux cultures du b. de Koch (S. Arloing). On pourra faire varier la teneur des sels minéraux ou organiques suivant le microbe considéré. S. Arloing a montré qu'un bouillon salé conserve plus longtemps la virulence du streptoccoque pyogène.
On pourra se servir d'une culture sur milieu solide (gélose, par exemple), dont on mélangera une parcelle avec du sérum physiologique (Eau distillée 1000. Na CI 7 à 10).
L'action chimique des bacilles sur les milieux de culture, qui n'est en Somme qu'un corollaire de la composition de ces milieux, est très complexe, son mécanisme nous échappe ; cependant nous savons que certains bacilles acidifient beaucoup plus leur milieu de culture que d’autres. Cette production d'acide dépendra de la composition du milieu et de la nature même du microbe.
Duclaux, le premier, a ajouté de la teinture de Tourne- SOI aux milieux liquides pour savoir à la couleur du bouillon si celui-ci était devenu acide ou neutre. En expé-
Are rimentant avec le b. d’Eberth et le coli bacille on voit que ce dernier « fabrique plus d'acide ».
Première différenciation dans la composition finale de ces deux cultures, différenciation qui a peut-être une répercussion sur le phénomène d’agglutination puisque le coli bacille n’agglutine pas ou très peu.
Si on utilise le procédé au Neutrol Roth, préconisé par Roth-berger, en 1898, pour différencier le b. d'Eberth et le coli bacille, on voit qu'après 27 à 48 h. le b. d'Eberth ne modifie pas le rouge tandis que le coli bacille le fait virer aujaune Canari avec fluorescence et bulles gazeuses.
Mais Sauvage, dans ses conclusions (1901), indique qu'après 72 heures, le b. d'Eberth ne donne plus de réaction négative, l'acidité a notablement augmenté.
En résumé, quelque milieu de culture que l’on emploie : bouillon animal, liqueurchimiquementdéfinie,gelose,etc.. on à presque toujours une acidité plus ou moins marquée lorsqu'un B. quelconque y a été cultivé un temps suffisant. Cette production acide est fonction de la nature du microbe, de la teneur en sels du milieu de culture et de l’âge de cette culture.
2% Composition du sérum. Un sérum est un milieu très complexe renfermant quantité de substances minérales et organiques. Parmi ces dernières nous ne retiendrons que les albumines suivantes :
Gobuline ;
Sérine ;
Acéto-globuline.
ou albumine acéto soluble de Patein, cette albumine peut être mise facilement en évidence et se séparer des 2 autres par le fait que, seule, elle précipite par addition
Are d'une solution très légèrement acidulée. Cette acéto œlobuline joue un rôle prépondérant dans les phénomènes d'agglutination ainsi que les expériences suivantes tendent à le montrer.
17e EXPÉRIENCE
Si nous ajoutons dans un verre de montre contenant par exemple 20 gouttes d'eau distillée légèrement acidifiée ( gouttes d'acide acétique pour 2508 d’eau distillée) une goutte de sérum quelconque, normal, thérapeutique ou pathologique, en plaçant le verre de montre au-dessus d'un fond noir, nous assistons au phénomène suivant : la goutte de sérum s'étend, semble s'opacifier, ilse forme dans toute la masse des stries puis, Come un réseau fibrineux, le liquide entier devient opalescent, se trouble et il se dépose finalement au bout de quelques instants un précipité plus ou moins filoconneux. Ce précipité n’est autre que l’acéto globuline de Patein qui présente tous les caractères chimiques décrits par cet auteur.
Ajoutons, en effet, dans le verre de montre, quelques gouttes de notre eau distillée légèrement acidulée. Le précipité d'acéto globuline disparaît instantanément. Il est donc soluble dans un excès d'acide.
Ajoutons, au contraire, quelques gouttes d’une solution de chlorure de sodium à 0 gr. 60 pour 100, le précipité disparaît en partie et d'autant plus vite que la teneur en NaClest plus forte. La solubilisation est complète si on ajoute une trace de carbonate de soude. Les résultats seraient identiques avec une solution de phosphate,
d'acélate où de lactate alcalin. Done, chaque fois que l'on ajoute une goutte de sérum à de l’eau légèrement acidulée par l'acide acétique ou par un acide queleonque (lactique, chlorhydrique azotique), il se forme un précipité d’acéto globuline, soluble dans un excès de liquide et en partie soluble dans les solutions de sels alcalins.
Ces réactions sont très délicates et sensibles. Une acidité, une alcalinité minime en plus ou en moins empêchant l’acéto globuline de se précipiter entièrement.
2e KXPÉRIENCE
Ajoutons maintenant à un bouillon de culture d'Eberth ayant passé 12 à 24 heures à l’étuve, c’est-à-dire présentant une acidité très légère mais suffisante, une ou deux gouttes de sérum de typhique. Il se formera de l'acéto globuline et finalement au bout d’une 1/2 heure, d’une heure on aura un précipité plus ou moins floconneux d'acéto globuline entraînant, emprisonnant dans son réseau fibrimeux les b. d'Eberth.
Ce n'est là que l'expérimentation de l'hypothèse de Paltauf attribuant l'agglutination à l'entrainement mécanique dans les mailles d'un coagulum né dans Île liquide ambiant en dehors d'un microbe et dû à la réaction des agglutines sur la nature microbienne. A la simple inspection microscopique, on aura une réaction soi-disante positive par le mélange d’acéto globuline et de bacilles et non par agglutination proprement dite des bacilles.
Comme dans le bouillon de culture, il existe des sels
alcalins et surtout du N a C1 en plus ou moins grande quantité, le précipité d’acéto globuline sera plus ou moins dissous — le phénomène sera plus ou moins prononcé.
Il est d’ailleurs facile de s’en rendre compte par un tube témoin, dans lequel on neutralisera l'acidité par quelques gouttes de solution de soude au centième afin d'éviter la précipitation d’acéto globuline ; remettons en suspension par agitation le contenu des deux tubes qui renferme à peu près le même nombre de bacilles ; le contenu devrait avoir sensiblement le même trouble léger. Or, il n’en est rien, le tube où s’est produit l’agglutination reste infiniment plus troublé, c'est donc que ce précipité n'est pas formé entièrement par. l'agglutination seule des bacilles mais encore par une autre substance qui n’est autre que l’acéto globuline.
On peut faire disparaître facilement cette pseudo agglutination soit en empéchant l'acéto globuline de se former soit en augmentant ou neutralisant l'acidité ainsi que nous l'avons vu.