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THEORIE CHIMICO-PARASITAIRE

Dans son Traité théorique et pratique de la Carie dentaire, RÉDIER (de Lille) dit : « La carie dentaire est une affection caractérisée par le ramollissement et la destruction progressive des tissus durs de la dent ; elle procède constamment de l'extérieur vers l’intérieur, creuse dans la couronne des cavités de plus en plus profondes qui rejoignent tôt ou tard la chambre pulpaire, détruit peu à peu la totalité de la couronne et finit même par envahir les racines. »

Cet envahissement progressif de la dent serait dû à des microbes.

Ficnvus, dès 1847, puis KENKE en 1850 les ont mis en cause. Pour LEBER et ROTTENSTEIN, le leptothrix buccalis jouerait dans ce sens un rôle essentiel.

Pour GaALIPPE, MILLER, ARKOVY, la carie est due à une action microbienne mais la flore est variée,

DAIPORSE

L'action des microbes serait pour la plupart des auteurs favorisée par l’acidité du milieu buccal.

La densité calcaire de la dent jouerait un rôle important dans la rapidité d'évolution de la carie.

RépiEer dit: « L’ivoire ne tarde pas à être dénudé, et dès lors la lésion envahit ce tissu d’autant plus rapidement que sa richesse en matériaux calcaires est moindre et qu’il est creusé de canalicules dans lesquels s’insinuent les agents destructeurs dont l’action s’exerce à la fois en surface et en profondeur. »

THEORIE TROPHIQUE

D’après RETTERER, la dent est un organe vivant par tous ses éléments y compris l’émail auquel il demande d'accorder une origine conjonctive contrairement à l’opinion de la plupart des auteurs.

En 1900, TELLIER, dans son rapport sur la nutrition de la dentine, disait : « L’anatomie comparée et spécialement l’étude de la vaso-dentine et de la dentine avasculaire, fournissent de nombreuses preuves en faveur de la théorie de Mummery. Le développement de la dentine est ainsi assimilé au développement osseux. »

Pour MumMERY, en effet, la structure fibrillaire de l’ivoire est due à un réseau conjonctif très fin dérivé du tissu conjonctif de la pulpe.

Pour les partisans de la théorie trophique, l’assimilation de la dent à l'os serait donc complète,

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Le Docteur FREY, s'appuyant sur les travaux de LERICHE et PoLICARD, présente le développement osseux suivant la théorie de l’antagonisme du collagène et de la cellule.

Après une phase d’imprégnation calcaire du milieu ossifiable, par surcharge en Ca des humeurs locales, « les calcaires apparaissent sous forme très soluble, vraisemblablement colloïdale, qui se transforme en une chaux très soluble également, puis apparaît un calcaire moins soluble en partie fixé... puis la chaux se dépose à l’état de phosphate tribasique, puis tribasique basique. »

Les cellules conjonctives, dites ostéoblastes, auraient dans la calcification un rôle discuté. Pour certains, elles élaborent le tissu osseux, pour d’autres elles auraient un rôle de sécrétion osseuse, à la façon de cellules glandulaires (GEGENBAUR).

Pour RETTERER, la partie périphérique des cellules dégénère pour s’incorporer à la substance fondamentale qui va se calcifier.

Pour LERICHE et PoLicAR»D, la cellule soutient une véritable lutte contre l’épaississement du milieu où elle vit.

« L'apparition des dispositifs ostéoblastiques exprime des tentatives de réaction des cellules contre la transformation pré-osseuse qui fige leur milieu. »

D’après le Docteur FREY, les cellules qui demeurent ont perdu toute activité, mais, que pour une raison quelconque, ces cellules commencent à reprendre de l’activité, le tissu osseux tend à disparaître.

RAA ES

La décalcification se produit donc. Les influen- ces endocriniennes jouent certainement un rôle de premier plan parmi les influences qui conditionnent cette lutte de la cellule et du collagène.

Eiles ont été invoquées en partieulier dans l’ostéomalacie.

Dans la dent, pour ces auteurs, tout se passe comme dans l'os.

Toujours d’après le Docteur FREY, la papille dentaire, « petit territoire conjonctif » est enserrée dans sa calotte épithéliale. Avec le tissu conjonctif condensé autour de cette calotte et de la base de la papille elle forme le follicule dentaire.

La calcification se fait en empruntant le matériel nécessaire au tissu spongieux de l'os, et passe par les mêmes stades que pour l'os : « Chaux moins soluble dans l’hyoplasme plus dur, chaux tribasique et tribasique basique à mesure que l’on s’éloigne du centre vasculaire. »

Les odontoblastes jouant le même rôle que les ostéoblastes.

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