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FLORE MICROBIENNE

Les études qui en ont été tentées sont bien les plus décevantes que l’on puisse imaginer.

En principe, on trouve absolument de tout dans les prélèvements faits au niveau de la bouche.

Les éléments le plus régulièrement représentés sont le leptothrix buccalis et les associations fusospirillaires, mais les autres s’y trouvent à peu près constamment.

D'autre part, des éléments pathogènes dans n’importe quel autre territoire semblent vivre en saprophytes dans la bouche.

Il est admis par la plupart des auteurs que leur virulence se révèle à l’occasion des troubles locaux ou généraux les plus variés et s’exalte en cavité close.

Le rôle des microbes dans la carie dentaire serait done inconstant et ne prendrait une valeur réelle

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que la carie une fois constituée, quand ils peuvent s y développer.

En fait, il n'existe pas de microbe spécifique de la carie.

À notre sens, l’action des microbes se fait surtout au détriment des éléments vivant de la dentine qui sont détruits, le collagène prenant l’avantage, la zone de défense est réalisée.

Secondairement, cette zone de défense elle-même est franchie et lysée peut-être plus par désintégration chimique de ses éléments que par l’action des microbes.

Enfin, la pulpe est atteinte et nécrosée.

Pour ELy, l’action microbienne est telle que pour produire la carie, « il faut nécessairement :

« 1° des microbes producteurs d’acide pour la décalcification (première attaque) ;

« 2° des microbes chromogènes pour la pigmentation ;

« 3° des microbes liquéfacteurs de la dentine ramollie pour assurer la fonte des tissus.

« Les microbes producteurs d'acide seront aidés dans leur tâche par les acides provenant de Palimentation (boissons, vinaigre, condiments) ou par la transformation de la salive normale, alcaline, en salive acide. »

Cette opinion est largement battue en brèche sur la plupart de ses points et, en particulier, au sujet de l’évolution de la salive vers l’acidité.

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ACIDITE

L'étude des variations du pH salivaire a été faite par le Docteur TH. OPPENOT et il résulte de ses recherches que le pH semble n’influencer en rien l’évolution de la cariv dentaire et ne pas être modifié par elle.

Le pH salivaire normal oscille entre 6,8 et 7; dans les bouches contenant des caries, il oscille entre 6,47 et 7,15 sans qu’il y ait tendance à l’alcalinité ou à l'acidité systématique en présence de caries nombreuses ou importantes.

On a émis cependant l'hypothèse que l’activité de la ptyaline atteignant son maximum en pH normal et diminuant en pH alcalin ou acide, cette diminution entraîne des troubles dans la réduction des hydrates de carbone et, par conséquent, des caries.

Notons en passant que le pH salivaire est acide dans les états fébriles et les suppurations et alcalin dans la tuberculose pulmonaire sans fièvre, dans la maladie de Basedow, dans les gingivo-stomatites, dans la lithiase salivaire, en présence de tartre.

Le diabète n'influence pas le pH.

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