‹ Influence de la grossesse sur la dentureChapitre 43 sur 55 · D TS · texte numérisé non relu

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à la charge du protoxyde, d’être très légèrement hypertenseur, n’existe pas.

Nous employons constamment cette anesthésie en pratique stomatologique, chaque fois que l’intervention que nous nous proposons de faire ne demande pas plus d’une minute, avulsion d’une dent mobile, incision d’une collection purulente, ouverture d'une chambre pulpaire.

Nous l’avons plusieurs fois prolongée jusqu’à douze minutes pour des interventions extrabuccales avec un succès constant.

Nous avons pratiqué une quarantaine d’anesthésies sur des femmes à différentes époques de leur grossesse sans observer l'apparition de phénomènes particuliers à leur état immédiats ou tardifs.

Nous la pratiquons systématiquement avec succès sur les enfants.

Les études qu’il nous a été donné de connaître au sujet de la narcose au protoxyde d'azote en mentionnent toutes le caractère inoffensif.

Enfin le caractère hilarant de ce gaz transforme absolument le réveil des opérés et les suites immédiates de l'intervention.

Nous avons cru pouvoir consacrer ces quelques lignes à la justification de notre opinion formelle sur le mode d’anesthésie employé pour lavulsion préventive de la dent de sagesse supérieure, puisque nous arrivons, grâce à lui, à éviter à notre malade un risque presque certain d'infection et une certitude de douleur,

L’avulsion une fois pratiquée, nous conseillerons à notre malade deux grands lavages par jour au bock avec une solution faible de liquide de Dakin et, entre temps, des bains de bouche avec une cuillerée à soupe d’eau oxygénée diluée dans un verre d’eau bouillie tiède.

Nous nous trouvons très bien dans les cas très ‘rares de tendance à l’hémorragie, plus fréquents chez la femme enceinte, de conseiller de faire les bains de bouche avec de l’eau oxygénée versée sur de la glace pilée et au besoin, de sucer entre temps de petits morceaux de glace. :

La cicatrisation se fait, comme toujours dans la bouche en tissus sain, après anesthésie générale ou tronculaire, en trois à quatre jours.

Nous croyons pouvoir nous élever contre la pratique qui consiste à suturer l’alvéole, nous nous contcntons de réséquer, s’il y a lieu, les lambeaux de gencive aux ciseaux courbes.

Si les accidents muqueux ont pris un caractère plus grave, nous pratiquons chaque jour une appli- ‘ation de glycérine au novarsénobenzol et nous conseillons emploi d’un collutoire au bleu de méthy- Iène et d’instillations nasales le soir au coucher.

Nous insistons sur la pratique des grands lavages au bock que nous considérons comme l’arme la plus efficace dont nous disposons.

Si la plaie n’est pas franche, recouverte d’un enduit pultacé, nous pratiquons des lavages au sérum isotonique ou nous preserivons simplement des lava-

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ges à l’eau bouillie tiède légèrement salée au sel marin.

Si les accidents prennent une allure particulièrement graves, nous pouvons faire appel à la thérapeutique de choc que nous employons systématiquement chez les malades normaux.

Habituellement, nous faisons une injection quotidienne de dix centimètres cubes d’électrargol intramusculaire, dont les résultats nous ont paru très supérieurs à ceux que donne le propidon dans des cas analogues.

Généralement, le succès est obtenu dès la deuxième injection, nous en avons rarement pratiqué trois, une seule fois quatre, ce que nous considérons comme un maximum à ne pas dépasser en une série, il ne s’agissait d’ailleurs pas d’une femme enceinte, mais d’un homme chez qui une infection tout particulièrement grave s’était développée à la suite d’une tentative d'extraction de dent de sagesse pratiquée sous anesthésie locale malgré l’existence d’un abcès paradentaire par un praticien illégal.

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