C. 60 cm
D. N. 10 minutes après.
Durée du travail, avant rupture : 24 heures ;
après rupture : 6 heures.
“HAAEZ
Mme M.., 24 ans. II grossesse.
La femme a ressenti les premières douleurs le 5, à 8 heures ; elle entre à la Maternité à 9 h. 1/2. A l'examen, on constate une tête mobile au détroit supérieur ; battements fœtaux à gauche et le col dilaté comme une paume de main. La poche des eaux remplit lexcavation.
A 11 h. 1/4, rupture des membranes ; à ce moment, /a tête se fixe en gauche transverse et le col se referme.
A 1 h.1/4, la dilatation est complète et la tête repose sur le périnée.
A { h. 1/2, expulsion d’une fille pesant 3.000 gr. 1 circulaire serré sectionné sur le cou de l’enfant.
D. N. 1/4 d'heure après.
Placenta, 550 gr. ; cordon, 45 em.
Durée du travail jusqu'à rupture, 3 h. 1/4.
Durée du travail après rupture, 2 heures.
7° Procidence du cordon réduite.
Dans les cas de mobilité anormale du fœtus pendant le travail, il arrive parfois de sentir une anse du cordon à travers les membranes. En effet, le fœtus n'étant pas engagé permet au cordon de descendre dans la poche des eaux. Dans ce cas, la rupture spontanée est à craindre, car le cordon pourrait alors être comprimé entre la partie fœtale et les parois maternelles, aussi, doit-on essayer de réduire la procidence au moyen des doigts ou en mettant la femme dans la position genupectorale. Si on est parvenu à le refouler, on peut rompre les membranes pendant qu'un aide maintient
ES
la présentation fœtale au détroit supérieur. La présentation se fixe peu après et la procidence n'est plus à crainäre.
8° Adhérences anormales des membranes.
Faiblesse du muscle utérin.
Quelquefois, l'accoucheur est appelé auprès d’une femme en travail, d'âge en rapport avec la parité, et dont l'utérus a des dimensions normales pour l’époque de la grossesse. À l'examen, on ne trouve ni dystocie maternelle ni dystocie fœtale et, cependant, le travail n'avance pas.
L'utérus reste dans une légère contraction permanente et si nous palpons l'abdomen à ce moment, nous avons (une sensation analogue à celle qu'on éprouve quand on déprime une vessie de caoutehouc distendue par du liquide ou de l'air. Ce n'est pas la sensation molle qu'on perçoit en l'absence de toute contraction quand on déprime la paroi de l'utérus normalement rempli ; ce n’est pas davantage la sensation dure, presque ligneuse, qu’on perçoit lorsqu'on déprime la paroi utérine lors de sa contraction; c’est une sensation intermédiaire qu'on peut comparer à celle très connue et qu’on perçoit quand on déprime ia paroi d'un kyste bien rempli (1) ».
Puis après plusieurs heures et même 24 heures, la poche se rompt avant la dilatation complète et l'accouchement se termine rapidement.
(1) PixaRD. Traité du Palper abdominal, 2e édition, 1889.
Pourquoi ce long travail? C’est que, pour vaincre le col, il faut que la partie supérieure du muscle utérin agisse par contractions intermittentes. Si la contractilité utérine est permanente, il n’y a plus d'intermittences et l’orifice utérin reste à la même dilatation.
Or, la tension constante peut ne pas dépendre du contenu utérin comme dans les cas de surdistension, mais du contenant qui n’est pas assez étoffé.
Chez certaines femmes, le fœtus et le liquide amniotique bien que normaux aux yeux de l’accoucheur, sont exagérés pour le muscle utérin. Celui-ci, sans être distendu, a une musculature trop faible et ne se contracte pas assez énergiquement pour provoquer l’accouchement. Le col ne se dilate pas, et la femme s'énerve et réclame un prompt soulagement. :
D'autre part, l'utérus peut être assez puissant mais la poche des eaux, qui est physiologiquement utile à la dilatation, peut nuire à cette dilatation. Dans ces cas, le chorion reste adhérent à la caduque malgré les contractions utérines. Alors, ces membranes qui devaient former la poche des eaux et aider à l'effacement du col, ne peuvent remplir leurs fonctions et le col reste intact. En effet, pour que la poche des eaux serve de coin dilatateur, il faut qu'elle puisse se livrer passage. Pour cela, «le piston qui va jouer, mû par la contraction utérine, doit être libre de toute ankylose, il faut qu'il se libère (1) ».
Ces adhérences anormales peuvent exister un jour et même plus ; l'utérus se contracte vainement. Puis tout
(1) FRUHINSHOLZ. Revue médicale de l'Est, 1er novembre 1911.
SA 7e
à Coup, Soit qu'une reconnaissance par un toucher attentif ait décollé les membranes amniochoriales de la caduque, soit que le chorion se soit déchiré et les membranes amniochoriales ne soient dissociées, l’accouchement reprend sa marche normale. La dissociation des membranes serait, dans ce cas, de même que dans l'insertion vicieuse du placenta, le meilleur traitement, mais il est irréalisable artificiellemeut.
Mme T..., 19 ans. Primipare.
A marché à À an. Réglée à 13 ans régulièrement, 3 jours de durée. Règles peu abondantes. Pas de troubles sympathiques: dans le cours de la grossesse. La femme entre à la Maternité le 20 juin. La tête fœtale est mobile en gauche ; on ne constate pas de rétrécissement.
La femme entre à la salle de travail le 24 juin, à 11 h. 1/2 du soir. La tête s’amorce en O 1 G A. L'enfant est vivant. Les membranes se rompent spontanément à la dilatation d'une petite paume de main.
A 1h. 1/4, expulsion d’une fille de 3.700 gr.
Placenta, 500 gr. ; cordon, 60 cm. D. N.
A l'examen de la délivrance, on reconnait la dissociation des membranes.
Nous remarquons que cette dissociation des membranes a permis à l'accouchement de suivre une marche à peu près normale, puisque la poche des eaux ne s’est rompue qu’au moment où le col était dilaté comme