INTRODUCTION
Définition. — Dans la majorité des accouchements, la rupture des membranes n’a lieu qu'après la dilatation complète. À ce moment, la pression exercée par l'utérus, agissant sur une surface amincie de l'œuf, arrive à vaincre la résistance de la poche des eaux qui n'est plus soutenue, et à rompre les membranes.
Dans ces conditions, la rupture est tempestive, car elle se fait à l'instant voulu, au temps d'élection sous l'influence de la pression intra-utérine.
Mais à la suite d’un choc extérieur, d’un coït, d’un effort, d’une insertion vicieuse du placenta ou de toute autre cause, les membranes se rompent plusieurs heures et quelquefois même plusieurs jours avant le moment propice. Cette rupture est alors anticipée et prend le nom de rupture intempestive.
On est convenu d'appeler prématurée, toute rupture qui se fait avant le début du travail, et précoce celle qui se fait au cours du travail, mais avant la dilatation complète.
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But de notre thèse. —- Il est de notion classique que cette rupture intempestive des membranes est presque toujours une cause de lenteur dans l'accouchement et que par suite, elle procure des dangers à la mère et au fœtus. Or en parcourant quelques travaux récents, nous vimes que la rupture prématurée et précoce des membranes, loin de ralentir la marche du travail, pouvait dans certains cas accélérer la dilatation du col utérin.
Désirant nous faire une opinion personnelle sur ce point, nous avons, avec les conseils de notre maître, M. le professeur agrégé Fruhinsholz entrepris notre thèse inaugurale sur l'influence de la rupture intempestive (prématurée et précoce) des membranes sur la durée de l'accouchement et sur l'utilité que pouvait acquérir la rupture intempestive artificiellement provoquée dans certains cas.
Méthode de nos recherches. — Pour cette étude, nous avons utilisé toutes les observations précises recueillies à la Maternité pendant les années 1909-1910 et 1911 jusqu au mois d'octobre. Nous les avons groupées suivant le moment de la rupture par rapport au travail.
Pour les ruptures prématurées, nous avons séparé les primipares des multipares et dans chacun de ces tableaux, nous avons indiqué la présentation et le degré d'engagement au moment de la rupture; l'intervalle entre le moment de la rupture et le début du travail, l'intervalle entre le début du travail et la dilatation complète, la durée de lexpulsion, le poids de
l'enfant et les accidents survenus ou les opérations faites pendant et après l'accouchement.
Pour ce qui concerne les ruptures précoces, nous avons divisé les tableaux en cinq parties :
a) Durée du travail depuis le début jusqu’à la rupture.
b) Durée du travail depuis la rupture jusqu'à la dilatation complète.
c) Durée de l'expulsion.
d) Poids de l'enfant.
e) Accidents survenus où opérations faites pendant et après l'accouchement.
De plus, dans chacune des deux catégories (primipares et multipares) nous avons séparé les observations en quatre tableaux suivant le degré de dilatation du col au moment de la rupture des membranes.
Plan. — Nous diviserons notre travail en cinq parties.
Dans la première, après quelques considérations sur l'aperçu historique de la rupture intempestive, nous étudierons la physiologie normale de la poche des eaux et son rôle pendant l'accouchement.
Dans une seconde partie, nous examinerons rapidement les cas dans lesquels tous les accoucheurs sont d'avis de rompre les membranes.
Dans une troisième partie, nous comparerons la durée moyenne du travail dans l'accouchement normal à la durée du travail après rupture prématurée et précoce.
Nous examinerons ensuite les accidents et opérations
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at “, x survenus pendant le boval et Tes suites de couches. * ni Nous les comparerons aussi à une moyenne prise à la a De: - Maternité dans le cas d'accouchement ROMA EEE MC Enfin, d’après les résultats obtenus, nous tirerons nos Re e ER conclusions. RARES s e À l Fer ?
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