G. BONNIER. — RHIZOMES D’ANEMONE NEMOROSA
près dépourvu. Néanmoins chacun d’eux avait développé un tubercule cjui atteignait même O”,10 de longueur pour l’un des deux, tandis qu’il ne dépassait pas 0“,04 pour l’autre; mais ces deux tubercules, le dernier surtout, étaient fort peu riches en fécule; aussi, récoltés à la-même époque que les deux premiers, étaient-ils alors très fortement ridés dans toute leur étendue.
En résumé, je crois pouvoir tirer de l’exposé qui précède cette conclusion générale que, du moins pour la plante sur laquelle j'ai expérimenté, l’eau, en tant qu’aliinent, favorise essentiellement la formation du parenchyme, sans agir à un degré appréciable sur les éléments anatomiques de consolidation.
M. Bonnier fait à la Société la communication suivante :
REMARQUES SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA STRUCTURE DES RHIZOMES D 'ANEMONE NEMOROSA, par *1. Gaston BOWIER
La structure du rhizome A’Anemone nemorosa a été successivement étudiée par M. Vaupell (1), M. Costantin (2) et tout récemment par M. Marié (3). Ces auteurs ne sont pas d’accord dans leurs observations.
M. Vaupell dit que YAnemone nemorosa ne présente pas de formations secondaires. M. Costantin dit au contraire : « Il existe entre le bois et le liber une couche génératrice, mais l’activité de cette couche est très faible et augmente très peu ces deux tissus. » Enfin M. Marié s’exprime ainsi : « Malgré une recherche attentive pratiquée sur des exemplaires frais et secs provenant de diverses localités, il m’a été impossible de retrouver le développement secondaire considérable signalé par M. Costantin dans les faisceaux du rhizome A’Anemone nemorosa. »
On peut être surpris, en premier lieu, de voir que M. Marié attribue à l’auteur précédent une opinion qu’il n’a émise en aucun point de son travail ; car M. Costantin, comme on vient de le voir, n’a signalé qu’un début peu accentué des formations secondaires dans ce rhizome. M. Marié revient donc à l’opinion de M. Vaupell et ne trouve pas de formations secondaires ; mais ce qui est ïe plus remarquable, c’est que c’est justement l’opinion que M. Marié attribue, en l’exagérant, à M. Costantin, qui se trouve être exacte avec cette exagération même.
Je demande à la Société la permission de lui exposer en quelques
(1) Vaupell, Untersuchungen über Mas peripherische Wachsthum. Leipzig, 1855.
(2) Costantin, Tiges aériennes et souterraines des Dicotylédonées (Ann. sc. nat. 6' série, 1883,t . XVI, p. 1).
(3) Marié, Structure des Renonculaaies (Ann. sc, nat. 6* série, 1884, t. XX, p. 1).