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INFLUENCE DES PHENOMENES DE DIFFUSION

Dans ce qui précède nous avons envisagé une absorption globale sans chercher dans le détail ce qu’elle signifiait. Cette absorption globale peut en réalité ressortir à deux phénomènes différents : d’une part, ce que nous appelons absorption vraie ou de couleur qui correspond à une transformation de l’énergie lumineuse; en second lieu, l'absorption de diffusion qui n’est qu’une absorption apparente.

Cette absorption de diffusion se rencontrera non ‘seulement dans les milieux troubles proprement dits mais encore dans tous les cas où nous sommes en présence de solutions colloïdales, soit que le colorant soit lui-même sous cette forme colloïdale (hémoglobine, chlorophylle, etc...) soit qne des particules non centrifugeables se trouvent dans le solvant en même temps que le colorant. On conçoit que ces cas soient, à priori,

très importants dans la colorimétrie des systèmes bio-

logiques.

Co =

De la superposition de cet effet de diffusion à l’absorption vraie, a pu naître une erreur d'autant plus importante et facile à commettre que l'œil est incapable d’en apprécier l’importance et même souvent d’en déceler l’existence. L’œil en effet estime surtout des teintes tandis que les absorptiomètres usuels, pour des raisons de facilité de construction, sont généralement disposés de façon à à révéler au maximum la diffusion, d'où une discordance parfois très manifeste entre les résultats de l’observation grossière de la couleur et de la mesure absorptiométrique. Nous en donnerons tout à l’heure des exemples. Ceci nécessite que nous disposions d’un absorptiomètre dans lequel soit prévu un dispositif permettant, sinon la mesure absolue de la diffusion, du moins l'appréciation de l’ordre

de grandeur des erreurs qui peuvent en résulter.

DIFFUSO-ABSORPTIOMETRE DU PROFESSEUR DOGNON. (3)

Le diffuso-absorptiomètre du Professeur DOGNoN répond à ces desiderata (fig. 2).

On utilise deux faisceaux diamétralement opposés issus d’une source constituée par une lampe de 6 v. 6 A.

Le faisceau dirigé vers P, traverse un écran anticalorique (qu’on peut remplacer par un filtre coloré), une fente munie d’un écran dépoli D muni lui-même d’un diaphragme iris et arrive sur la cellule photo-

électrique P:.

DAC atul

Le faisceau dirigé vers P, est collimaté par le condensateur L, traverse un écran anticalorique (ou un filtre coloré), un diaphragme circulaire de 7 mm. de diamètre devant lequel on peut amener l’une quelconque des cinq grilles dont on connaît la densité optique ; le faisceau traverse ensuite la cuve C contenant le liquide à examiner et arrive sur un diaphragme fixe muni d’un écran dépoli puis sur la cellule P,. Le rôle de cet écran dépoli est de répartir le faisceau de rayons sur une grande surface, ce qui évite l’échauffement et la fatigue des cellules et, de plus, une erreur pos-

sible dûe à la non homogénéité de la surface sensible.

Figure 2

Les deux cellules P,et P;, sont montées en opposition sur un microampéremètre donnant 15 microampères pour la déviation totale (150 divisions).

Les rhéostats R et R° permettent de faire varier

avec précision l’éclat du filament alimenté soit par

une batterie d’accumulateurs de 6:8 volts, soit par

un stabilisateur de courant approprié. ;

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