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EFFET DE FILTRE

Supposons que la lumière incidente soit blanche et le système absorbant coloré. La lumière émergente sera elle-même colorée puisque le milieu transmet au maximum certaines radiations ce qui lui confère précisément son caractère coloré. Par conséquent il est facile de comprendre que l’absorption, relativement importante dans les premières couches traversées, le à sera moins dans les dernières. Cet effet est naturellement d’autant plus marqué que l'épaisseur ou la concentration dut colorant est plus grande. La densité optique ne peut donc être proportionnelle à ces deux grandeurs et la droite théorique se transforme en une courbe à concavité inférieure. Seules des solutions infiniment diluées ou examinées en couche très mince

peuvent pratiquement donner la droite théorique.

Il faut remarquer que l’adjonction de filtres sélec-

tifs sur le trajet du faisceau lumineux est souvent insuffisante pour apporter le monochromatisme nécessaire. En effet si cela est assez facile du côté rouge du spectre, c’est presque impossible du côté bleu c’est-àdire dans les conditions convenables pour l'étude des solutions jaunes. Ceci résulte du fait que, d’une part, les filtres rouges peuvent être très sélectifs, que l’émission des lampes à incandescence utilisées dans la plupart des appareils est très grande dans cette région et qu’enfin les cellules à couche d’arrêt généralement employées dans les absorptiomètres photoélectriques sont aussi très sensibles dans cette région. Par contre on ne possède pas de filtres bleus réellement sélectifs: d’autre part la faible sensibilité des cellules et la faible émission des lampes dans le bieu font que le rayonnement réellement efficace est dans ce cas extrêmement loin du monochromatisme. De plus, une très légère modification spectrale de la lumière transmise peut être suffisante, en raison de la courbe spectrale de sensibilité des cellules aussi bien que de l’émission de la lampe; pour modifier beaucoup la réponse de l'appareil.

L’incurvation parfois considérable des courbes D — f (c) dont on verra des exemples par la suite en ce qui concerne le sérum sanguin, enlève toute précision à la détermination de la concentration en colorant. En effet une très forte variation de celle-ci se

traduit si les solutions sont concentrées par une varia-

tion insignifiante de l’absorption ou de la densité optique. Par ailleurs, l'emploi de solutions très diluées ou en couches très minces diminue évidemment aussi la précision. Il y a donc une zone de dilution ou d’épaisseur utilisable qui correspond à des conditions de pré-

cision acceptable et qui dans certains cas (sérum) n’est

pas très étendue.

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