‹ Influence de la turbidité dans les mesures colorimètriquesChapitre 13 sur 29 · MESURE DE LA DIFFUSION · texte numérisé non relu

MESURE DE LA DIFFUSION

Mise en évidence de la diffusion.

Prenons une solution que nous considérons d’abord comme purement diffusante. Une particularité essentielle du diffuso-absorptiomètre est qu’il a été prévu deux positions différentes pour la cuve; la cuve en effet peut-être placée presque au contact du récepteur. R (fig. 3) (ou P: de la fig. 2) dont elle n’est séparée que par un diaphragme et un écran diffusant, nous l’appellerons positioh rapprochée ou position (1) ; elle peut être aussi placée en (2) à 6 cm. environ du récep-

teur, c’est la position éloignée.

On voit clairement sur la figure que la lumière

diffusée est reçue sous un angle solide plus grand lors-

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que la cuve est placée en (1) que lorsqu'elle est placée en (2). Cet angle serait égal à 2 x stéradians si la cuve était d'épaisseur négligeable et au contact même du récepteur; il est très petit lorsque la cuve est en (2) car le faisceau lumineux est très étroit (il n’a que 7 mm. de section). Ceci explique que l’on trouve une densité optique plus petite en (1) qu’en (2). La variation de la densité optique dans ces conditions déterminées mesure la turbidité du milieu et permet d’apprécier l’erreur commise sur la mesure colorimétrique

effectuée en position (1).

Figure 3

Dans toute mesure colorimétrique on devra s’inquiéter de mesurer la turbidité, le seul cas où lon pourrait n’en pas tenir compte étant celui où le changement de position de la cuve n’amènerait pas un changement de la densité optique plus grand pour la solution que pour le solvant seul. Or la turbidité varie beaucoup avec de nombreux facteurs et il est très rare d’arriver à des solutions de turbidité équivalente lors-

qu’on fait subir des manipulations en apparence iden-

tiques à des milieux biologiques tels que des sérums sanguins par exemple.

Les erreurs qui peuvent être commises sur les concentrations sont donc parfois considérables- surtout lorsque la cuve est placée loin du récepteur et que les faisceaux utilisés ont une petite ouverture ce qui est encore le cas le plus fréquent.

Remarquons que, dans toutes les mesures spectrophotométriques usuelles, la cuve est placée devant la fente du spectroscope et loin du récepteur; il en résulte que dans certains cas les densités optiques trouvées sont beaucoup trop élevées et peuvent n’avoir pas de rapport avec la densité de couleur. Aïnsi HEILMEYER donne pour l’hémoglobine une courbe spectrophotométrique qui reste au-dessous de celle de l’oxyhémoglobine, même dans le rouge, région spectrale où l’absorption vraie devient faible; l’absorption vraie de l’hémoglobine est supérieure et non inférieure à celle de l’oxyhémoglobine mais les solutions d’oxyhémoglobine peuvent être fortément diffusantes, d’ailieurs à des degrés divers, variant avec le pH et la concentration saline. Il semble donc bien que les résultats contradictoires donnés par HEILMEYER soient dus à l’in-

tervention de la diffusion.

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