OBSERVATION VIII
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Une sœur aînée est morte de la variole, une autre esten traitement au service d’isolement, ainsi qu’un frère atteint. d'une variole cohérente.
Non vaccinée dans son enfance, vaccinée le jeudi 21 septembre. Les symptômes d’invasion débutent le 27 septembre par de la rachialgie, des céphalées, des vomissements.
30 septembre. — A l'entrée, éruption variolique typique et généralisée. A la face,commencement de vésiculation. On trouve, un peu au-dessus du creux poplité les pustules vaccinales très bien développées. L'enfant a été vaccinée une seconde fois à son entrée, car on ignorait la première vaccination.
ioctobre. — Nombreuses vésicules sur le palais, douleur à la déglutition,un peu d’albumine.
Rien du côté des organes.
2 octobre.— Début dela période de suppuration, L’éruption est très cohérente, presque confluente à la face ; sur le tronc et sur les membres les vésicules sont entourées d’une zone inflammatoire. Pas d’albumine.
3 octobre. — Période de suppuration sur tout le corps. Embryocardie manifeste avec angoisse précordiale. On donne 0,30 de caféine.
4octobre. — Cœur rapide. On continue la caféine. Embryocardie un peu diminuée.
L'éruption suit son évolution. La face est recouverte de
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croûtes. Onest obligé d’attacher les mains de l'enfant qui se gratte constamment.
Aux mains, éruption très vésiculeuse.
6 octobre, — La suppuration n’est pas franche, surtout aux mains, où l’éruption devient bulleuse.
Toujours de la tachycardie.
Caféine et champagne.
Aux poumons, respiration un peu bronchique, sans râles, ni souffles. Albuminurie marquée. La vaccine, pratiquée à l'entrée, n’a donné aucun résultat. Etat général mauvais. Obnubilation.
Sérum, caféine, champagne.
Mort.
D'après cette dernière observation il n’est pas toujours facile de préjuger de la gravité de la variole, en présence d’une vaccine concomittante. Néanmoins, c'est le seul fait de variole grave que nous ayions vu survenir plus de 4 jours laprès l'inoculation préventive. Les autres observations démontrent que la vaccine avait eu le temps d'établir pendant l'incubation de la variole une certaine immunité que l'on pourrait assimiler à un ee t un tiers. ou une moitié de l’immunité totale.
Pratiquement, l'intérêt est le suivant. Il ne faut pas hésiter à vacciner non seulement les personnes en danger de pie mais encore les personnes suspectes. Il n’y a aucun danger à le faire, car la vaccination n’aggrave pas la maladie comme le prétendaient Rillet et Barthez, et ne donne pas la variole comme le croit le public; elle peut, au contraire, modifier heureusement l’évolution de la variole.
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