OBSERVATIONS RÉSULTATS
Mort en 99 h.
Début vers la 42-45 heure.
Puis augmentation des phé-nomènes télaniques abou- Hissant en go heures au télanos généralisé, qui persiste encore pendant 1 j. 1/2.
Mort en 130 h!
@ jours 1 1/2).
Début des contractures vers la 40° heure. Symptômes| progressant rapidement ;{ Mort en 71 b.
télanos géntralisé en 6o- 65 heures; aboutissant rapidement à la mort.
Début des contractures vers la 40° heure Tétanos géné-|Mort en So h.
ralisé au bout de 72 heures,| environ.
aboutissant rapidement à là mort.
Début des contractures en 42-45 heures. Puis augmentation. A la 84° heure, tout le train de, derrière est un peu télaniquejmais à partir de ce moment les syriptômes tétaniques s’arrètent, puis diminuent peu à peu.
Survie
Début des contractures vers la 40e heure. Augmentation progressive des symptômes ; Wort-en 136 b tétanos généralisé vers, la| (6 jours 1/2) 96° heure, persistant encore È pendant une soixantaine d'heures.
Me
CONCLUSIONS. — 1° Injecté immédiatement ou 24 heures après la toxine, le sérum à la dose de 1/10.000 du poids des animaux, quelle que soil la voie d'introduction a empêché l'apparition ou considérablement atténué l’évolution du tétanos. Les résultats les plus complets ont été obtenus par les voies intraveineuse el intracérébrale.
2° Injceté à la fin de la période d'incubation ou au début de celles des contractures, le sérum, toujours à la même dose, n'a empêché la mort que par la seule voie intraveineuse : les autres animaux ont même eu un tétanos assez rapide. Mais employé à des doses élevées et répétées il a amené la guérison des animaux, avec tétanos très léger, par loules les voies d'introduction, sauf la voie périlonéale.
3° Injecté en pleine période tétanique, le sérum, quelles que soient la voie d'introduction el la dose employées, semble incapable de guérir le tétanos. Les 4 lapins injectés par la voic intraveineuse ont eu un tétanos rapide. La voie intracérébrale, sur laquelle nous comptions beaucoup, ne nous a pas donné les heureux résultats obtenus par Roux et Borrel: sur 4 lapins inoculés par cette voie, 4 sont morts, 2il est vrai avec un tétanos assez lent, avec une survie de 6 jourset demi et de 12 jours et demi. Mais la voie sous-arachnoïdienne nous a fourni des résultats inattendus: sur 4 lapins, 2 sont morts, l’un avec un tétanos rapide (90 heures), l’autre avec un tétanos ent (7 jours), et 2 ont survécu; ce sont donc là 2 cas de guérison de télanos confirmé; les seuls que nous ayons obtenus, et {ous les deux par la voie sous arachnoïdienne.
Sans vouloir transporter sur le terrain clinique des
résultats expérimentaux, surtout inconstants, obtenus
RS Te
chez le lapin, on pourrait peut-être considérer ces deux succès comme un encouragement à ne pas abandonner complètement chez l’homme la voie sous-arachnoïdienne: aujourd'hui surtout que la méthode des injections inlrarachidiennes (la voie lombaire ayant été démontrée plus efficace par Sicard) est parfaitement réglée, et permettrait l'introduction facile de doses élevées et répétées de sérum antitétanique.
On n'oubliera pas non plus que, tant que le tétanosn’est pas absolument confirmé, soit dans la période d’incubation, soit mêmeau début de celle des contractures, la voie intraveineuse nous a donné des résultats très supérieurs à loutes les autres voies, et qu'elle peut procurer, par conséquent, un mode d’action rapide, facile, efficace et sans danger. Cliniquement, d’ailleurs, la voie intraveineuse a déjà été employée chez l’homme un assez grand nombre de fois, dans des cas graves, avec un cerlain succès. L'injection intraveineuse est peut-être la méthode d'avenir (Lœper et Openheim).
Nous n'avons pas expérimenté les autres voies proposées; elles n'ont du reste jamais donné de résultats. Gibier dans une note présentée à l’Académie des Sciences, a affirmé que le sérum antitétanique introduit dans l’inleslin des cobayes n'immunise point ces animaux.
G. Carrière en 1899, n’a pu obtenir de meilleurs résultats en introduisant dans le {ube digeslif des animaux du sérum antitétanique. Nous sommes convaincus, dit-il, que Vinjection de sérum antitétanique dans le tube digestif, n’immunise pas les animaux contre le tétanos. Les résultats sont toujours les mêmes, quelles que soient les doses injectées (elles ont varié entre 60 et 250 cc}. Ils ont
aussi été identiques, que l'injection ait été unique et massive, ou qu’elle ait été fractionnée et échelonnée en 1 à 2 mois. |
Le sérum des animaux qui avaient ingéréles antitoxines ne possédait aucune propriété antitoxique, ni pour les animaux de même espèce, ni pour ceux d'espèces différentes.
Il est une autre voie qui n'a pas été expérimentée mais dont Lemonnier parle dans sa thèse. Marie a montré que le poison lélanique chemine par les nerfs. S'il peut accéssoirement pénétrer dans le sang d’où il est extrait par les cellules nerveuses, il suit surltout le trajet des nerfs pour être, au bout d’un certain nombre d'heures, fixé par les cellules nerveuses de l'axe cérébro-spinal. I serait donc intéressant de savoir si l’antitoxine peut suivre aussi rapidement ce chemin pour aller neutraliser la toxine fixée par les cellules de la moëlle épinière et du bulbe.
Nous n'avons pas non plus étudié la voie épidurale préconisée par Cathelin en 1901; cette voie d'introduction donnerait de meilleurs résultats que la voie sous-arachoïdienne, mais on ne cite pas encore d'injections dé sérum antliloxiques par cette méthode.
. Nous ne chercherons pas, en terminant cette étude expérimentale, à expliquer pourquoi certaines méthodes, basées sur des déductions ralionnelles, et qui, même, semblaient nécessaires, ne donnent pas de meilleurs résultats. La toxine se fixe sur les cellules du système nérveux central, il faut done porter près de ces cellules l'antitoxine ; et, cependant, l'antitoxine « mise au bon en-
droit » n'agit pas. Si la toxine tuait la cellule nerveuse