‹ Influence de la voie d'introduction sur le développement des effets préventifs et curatifs des sérums antitoxiques: étude expérimentaleChapitre 25 sur 40 · EE NA · texte numérisé non relu

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Le chien qui avait reçu le sérum dans le sang a donc

survécu plus de quarante-huit heures à l’autre chien,

inoculé sous la peau.

CONCLUSIONS : « Quand le sérum est injecté douze “heures après la toxine, quelle que soit la voie adoptée pour son introduction, tous les chiens meurent. Mais l'observation permet de noter des différences intéressantes entre les chiens qui reçoivent le sérum dans le sang et ceux qui le reçoivent dans le tissu conjonctif. On constate une tendance à la neutralisation des symptômes, plus marquée sur les premiers. que sur les seconds; d’ailleurs, ceux-là survivent deux ou quatre jours à ceux-ci. Chez tous, l'introduction du sérum corrige immédiatement l'hyperthermie; mais tandis que les animaux traités par la voie sous-cutanée passent sans transition et sans lutte de l'état fébrile à l'état hypothermique, les sujets traités par la voie sanguine se refroidissent moins vite et accusent quelques efforts pour maintenir leur température.

« En résumé, dans ces conditions très désavantageuses, la voie sanguine favorise les effets antitoxiques du sérum. « Quand le sérum est injecté, 6 heures, 3 heures après la toxine, tous les sujets guérissent. Si la voie d'introduction exerce quelque influence, il faut la chercher dans la marche et l’état des symptômes.

« Les modifications de la température évoluent à peu près de la même manière de partet d’autre. Mais les. autres phénomènes généraux de l’intoxication, tels que: frissons, tristesse, abattement, sont moins accusés sur

les chiens qui reçoivent le sérum dans le sang que.

ris

« chez ccux qui le reçoivent sous la peau. Au bout de « deux jours, les premiers présentent les signes exté- « ricurs de la santé, tandis que les autres paraissent tou- « jours très malades. Les différences entre les altérations « locales sont encore plus accusées. La tuméfaction « œdemäteuse de la peau et du tissu conjonctif, ainsi « que la nécrose qui se produisent au point où la toxine «est injectée, sont moins étendues et plus tardives sur les « chiens qui reçoivent l’antitoxine par la voie veineuse. « Aussi, dans les premiers jours consécutifs à l’injec- « tion du sérum, on croirait qu'ils seront préservés de « ces accidents; mais un peu plus tard, alors que ces « troubles guérissent sur les sujets traités par le tissu « conjonctif, ils éclatent chez eux. Toutefois, ils s'amen-

« dent et disparaissent rapidement ».

Expériences sur le Cobaye.

PREMIÈRE SÉRIE : On prend 10 cobayes et l’on injecte à chacun, sous la peau d'une cuisse, o ce, [| d’une toxine diphtérique très active. On les divise immédiatement en 5 lots de deux têtes. Le premier lot sert de témoin. Les animaux du second lot reçoivent, 4 heures après la toxine, o ec, 5 de sérum par kilog. de poids vif l'un dans une cuisse, l’autre dans le péritoine. Les animaux des 3°, 4°, 5° lots sont traités successivement de la même manière, d'heure en heure. Les derniers reçoivent le sérum sept heures après la toxine.

Les témoins meurent en 4o heures. Les sujets des

autres lots succombent également; mais leur survie

décroît en raison inverse du laps de temps écoulé entre l'injection de toxine et celle du sérum. Les deux cobayes traités le plus hâtivement meurent en 124 et 136 heures les deux traités le plus tardivement succombent entre /8 et 56 heures.

Dans chaque lot, le cobaye qui a reçu le sérum dans le péritoine meurt quelques heures avant celui qu'il l'a reçu dans le tissu conjonctif sous-cutané.

On a cru que cetle différence se manifesterait d'une manière plus tranchée encore, en raccourcissant la période qui précède l'administration du sérum.

2° SÉRIE : comprenant 8 cobayes, on fait 4 lots de 2 animaux. Un lot sert de témoin. Les animaux des autres lots reçoivent le sérum: l'un sous la peau, l’autre dans le péritoine, au bout de 1 heure, 2 heures, 3 heures.

Les témoins succombent au bout de 36 à 4o heures. Sur les 6 sujets fraités, un seul meurt en dépit de l’action du sérum, il appartient au lot le plus tardivement traité et il est précisément le cobaye qui a reçu le sérum dans le périloine.

3° SÉRIE : On fait 5 lots. Un lot continue à sérvir de témoins, et les animaux des 4 autres lots sont traités par les deux voies au bout de 3 heures 15 minutes, 3 heures 30 minutes, 3 heures‘45, 4 heures.

Dans cette expérience, les témoins sont emportés rapi dement, quant aux autres sujets, ceux qui ont reçu le

sérum dansle tissu conjonctif survivent; les autres meurent.

CONCLUSIONS. — Jusqu'à la 3° heure après le début de l'intoxication, le sérum est préservateur, qu'il soit injecté dans le tissu conjonctif ou dans le péritoine ; mais

entre la 3°-et la 4° heure, il cesse d’être préservateur par

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