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le péritoine ; passé la 4° heure, il est incapable de sauver un seul animal ; cependant il procure une survie un peu plus longue aux sujets qui l'ont reçu par le tissu souscutané.
De toutes ces expériences, il ressort clairement que :
1* Le sérum antidiphtérique exerce une action thérapeutique qui dépend de la voie choisie pour l'introduire dans l'organisme ;
2° Chez le chien, la voie sanguine est supérieure, sous ce rapport, à la voie conjonctive ; chez le cobaye, la voie conjonctive est supérieure à la voie péritonéale.
Mais il y a plus encore. M. le P' Arloing a, dès sa première communication, attiré l'attention sur ce fait et nous avons aussi, nous-même, insisté sur cette particularité pour chaque observation : le sérum qui supprime quelquefois la plus grande partie des effets généraux de la toxine, laisse cependant s'établir des effets nécrosants locaux plus ou moins considérables.
« À l’œdème chaud et diffus du début, accompagné « de lÿmphangite, succède un œdème dur, limité par « des bords saillants sur les parties voisines, au centre « duquel apparaît une aire nécrosée qui se détache peu à « peu naturellement ou sous l'action de la langue ou des « dents de l'animal, laissant à sa place une plaie ulcé- « reuse plus ou moins profonde.
« On dirait que la toxine possède deux propriétés dis- « tinctes, séparées et analysées, en quelque sorte, par le « sérum antidiphtérique : une propriété toxique et une « nécrosante. En réalité, le sérum ne les analyse pas « puisque, à dose convenable, il les supprime tout à fait.
: « L'évolution du pouvoir nécrosant in loco est donc pu-