STATE
« rement et simplement l'indice d'une immunisation im- « parfaite.
« À dose égale, le sérum antidiphlérique alténue plus ou « moins les effets locaux suivant la voie choisie pour l'intro-: « duire dans l'organisme. Les expériences précédemment « citées sur le chien et le cobaye sont très nettes et per- « mettent ces constatations. Sur le lapin on obtient
« exactement les mêmes résultats. »
Expériences sur le lapin.
Cinq lapins reçoivent chacun 2/8 c. ce. de toxine diphté-
rique sous la peau de la cuisse droite.
N° I. — Témoin, meurt 54 h. 1/2 après injection de la toxine.
N° IT. — Reçoit sous peau de la cuisse gauche, 4 heures après la toxine, 1 c. c. de sérum antidiphtérique par kilog.
N° III. — Reçoit dans veine marginale de l'oreille,
heures après la toxine, 1 c. c. de sérum antidiphtérique par kilog.
Quinze jours après, tous deux sont très bien portants. Localement, au point où fut injecté la toxine, on voit la trace d'une inflammation de la peau, traduite par une desquamation épidermique, mais c’est tout.
N° IV. — Reçoit sous peau de cuisse gauche, 9 h. 1/2
après la loxine, 1 c. c. de sérum par kilog.
AR, nee
N° V. — Reçoit dans veine marginale de l'oreille, 9 h. 1 ne après la toxine, 1 c. c. de sérum par kilog.
Cent vingt-huit heures après, mort accidentelle du lapin n°5. On ne trouve aucune lésion locale.
Quinze jours après, le lapin n° 4 présente un mauvais état général, de l’amaigrissement. Au lieu de l'injection, chute d’une escharre laissant une plaie large comme le fond d'une soucoupe.
Le lapin est encore. vivant un mois après.
Donc, injecté tardivement, le sérum supprime surtout l'effet toxique du virus, peu l’effel nécrosant.
« Il paraît donc légitime de dire, avec M. le Professeur Arloing, que le sérum antidiphtérique atteint plus facilement les effets généraux que les effets locaux de la
toxine.