‹ Influence de la voie d'introduction sur le développement des effets préventifs et curatifs des sérums antitoxiques: étude expérimentaleChapitre 29 sur 40 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

des trieurs de laine, des mégissiers), n’est en rien comparable à la volumineuse tumeur sonore, du charbon symptomatique.

Au point de vue expérimental, il y a aussi des différences dans la symptomatologie des deux affections ; l’évolution est plus lente pour le sang de rate, l'animal reste plusieurs heures après l’inoculation sans présenter de phénomènes morbides. Il est gai et c’est tout d'un coup que les symptômes acquièrent cette gravité qui a fait donner à la maladie le nom de «foudroyante». Tandis que l’on voit dès l’inoculation du virus du charbon symptomatique se développer une tuméfaction et apparaître les symptômes généraux graves que nous connaissons.

On constate encore d’autres différences dans les laboratoires :

1° Le sang de rate s’inocule très sûrement à la lancette, au contraire, le charbon symptomatique se communique très difficilement par piqüres ;

20 Si l'on inocule les deux virus dans le tissu conjonctif à dose un peu forte, celui du sang de rate se borne presque toujours à produire localement une petite aréole inflammatoire accompagnée d’un œdème peu considérable ; celui du charbon symptomatique produit, au contraire, les accidents formidables que l’on sait ;

3° Toute injection de liquides virulents extraits d'un animal mort du sang de rate, tue infailliblement le sujet inoculé, quand cette injection est faite dans le sang même en petite quantité. Les animaux peuvent supporter, au contraire, dans le sang, une quantité bien plus grande de virus symptomatique, que si elle était injectée sous

la peau.

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