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des foyers secondaires qui dorment. Quelle est sur ces foyers l’influence des éléments constituants, température et humidité ? La fin de l’été est favorable à la genèse chez nous ; d’ailleurs nos organismes affaiblis ont alors une réceptivité plus grande, et, de plus, la chaleur humide qui règne à ce moment est essentiellement zymogène. Mais même à Lahore (Bengale), les saisons sèches sont peu cholériques, tout comme durant les pluies excessives.
Le choléra serait dû à un défaut d’ozone (Shoubein, à Strasbourg). Mais les faits contraires sont tellements nombreux qu’on ne peut guère admettre cette théorie.
C’est une erreur aussi de croire les vents vecteurs du choléra; le choléra a en effet remonté les alisés et les moussons ; il ne serait pas impossible qu’ils puissent faire la genèse de proche en proche, d’une localité à une autre localité très voisine.
Localités: altitude, nature, situation. — Comme altitude, le choléra ne respecte rien ; siles contrées basses semblent plus frappées, cela provient uniquement de l’agglomération, car c’est là que se trouvent les villes.
Si nous considérons la nature des terrains, nous verrons que le choléra semble affectionner les terrains d’alluvion surtout ; les terrains granitiques, sur lesquels est bâtie Versailles, par exemple, ont presque toujours été indemnes.
Quant à la situation des localités atteintes par le fléau, on na remarque rien de particulier. Tout au plus peut-on dire que le choléra
frappe plus spécialement les villes situées sur les côtes et sur le bord des fleuves.
Races. — Aucune ne semble à l’abri, mais unanimement la noire est signalée comme surtout frappée ; Waither a remarqué le fait à la Guadeloupe. D’après iles observations de Bertillon, l’Indien, quoique issu d’un rameau aryen, est plus disposé que celui-ci à subir les atteintes du fléau. A Saïgon, Hong-Kong, Shanghaï,
les Chinois sont frappés et les Européens indemnes. La raison en est-elle dans des conditions de race ou de bien-être et de propreté ? Mais, en Europe, le choléra ne respecte pas les riches; donc la raison vraie est bien dans la différence des races et non dans la manière de vivre.