In Lefort, — Loc. cit
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complète de cet organe — absence constatée soit à la suite de diverses opérations abdominales, soit à l’autopsie — le molimen cataménial existait et survenait périodiquement ; mais sans être suivi, comme cela s’observe normalement, d’un écoulement au dehors.
En effet, l’exhalation sanguine qui constitue la menstruation n’est pas un phénomène essentiel ou primitif; mais il est secondaire et sympathique, et déterminé par l’évolution périodique etspontanée d’une vésicule de Graaf. I est donc évident qu'il suffit de l'existence de l’ovaire pour que l’excitation périodique puisse avoir lieu. Et, en effet, dans la plupart de ces faits rencontrés dans les auteurs, on a pu constater la présence d’ovaires.
On trouve dans une observation citée, dans sa thèse. par le professeur Lefort, un cas s’agissant d’une jeune fille âgée de vingt-trois ans, qui n'avait pas été réglée, mais un saignement de nez abondant la prenait régulièrement chaque mois ; et lorsque, par hasard, cette hémorragie nasale n’arri-
vait pas, elle se trouvait prise d’une violente céphalalgie
qui ne se dissipait que sous l’influence d’une saignée pratiquée à la saphène. Cette jeune fille, quoique toujours en assez mauvaise santé, arriva cependant à l’âge de 27 ans, quand elle fut prise d’une fièvre grave qui l’enleva au neuvième jour de sa maladie.
A l’autopsie, on a constaté qu’il n’exisle aucun vestige ni
du corps ni du col de l'utérus ni du vagin; les deux ovai-
res étaient à leur place habituelle.
L’occlusion du vagin terminé en cul-de-sac, à une pro-
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fondeur variable, est le résultat fatal de l'absence da Putérus.
Delagénière (1) cite l'observation d’une femme chez laquelle il y avait absence totale de l'utérus et du vagin, mais la présence des ovaires était révélée par des phénomènes congestifs du côté du poumon.
On lui fit la laparatomie et on trouva les ovaires dans les fosses iliaques ; puis on en pratiqua l'extraction.
Douze jours plus tard, il établit chez la malade un vagin artificiel au-devant du rectum, et depuis l'opération, la malade se porte admirablement bien et n’a plus eu de phénomènes congestifs vers le poumon.
On voit donc, d’après ces deux observations, et nous pourrions en citer encore plusieurs analogues, que dans les cas d’absence d’utérus et du vagin, les ovaires ne faisant pas défaut bien entendu, on peut avoir des poussées congestives dans divers organes plus ou moins éloignés, des véritables déviations compensatoires des règles pour ainsi dire qui remplacent l'écoulement périodique des menstrues par la voie vaginale.
Quelquefois, au contraire, on observe dans les mêmes conditions, de véritables hémorragies supplémentaires se produire. l
Quant à l’oblitération congénitale et essentielle de l’utérus — Jaissant de côté bien entendu les oblitérations en quelque sorte physiologiques de l’orifice interne du col, fré-
:{, Annales de Gynécologie et d’abstétrique 1891, XXXV, no 308,
se,
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quente surtout chez les femmes d’un certain âge, et dont M. Guyon a beaucoup insisté dans sa thèse inaugurale ; — ce vice de conformation attire l’attention en clinique par les accidents de rétention qui occasionnent le plus souvent et qui constituent l’hématométrie proprement dite.
Ces accidents ne se montrent qu’au moment de l’établissement de la puberté.
L'évolution spontanée de l’ovule, l'excitation particulière et physiologique de l'utérus, tout cela existe ; mais l’écoulement sanguin fait absolument défaut.
L’exhalation sanguine se faisant à l’intérieur de l'organe, l'utérus se développe, augmente de volume, et des accidents vont apparaître; les uns permanents, tenant à l'existence d’une tumeur formée par l’utérus dilaté, les autres périodiques. lorsque chaque mois une nouvelle quantité de sang vient s'ajouter à celle déjà existante.
L’inconvénient qui crée l’atrésie ou l’étroitesse congénitale du vagin, c’est la dysménorrhée, ou la difficulté de la menstruation, comme cela s’observe d’ailleurs dans tous les cas où le vagin est en partie obstrué accidentellement par une cause quelconque.
De même, il y aura difficulté pour l’accomplissement des autres fonctions génitales, comme nous verrons plus tard.
L’oblitération du vagin peut être complète, c’est-à-dire fermer hermétiquement le passage au liquide menstruel, ou incomplète, c’est-à-dire présenter un ou plusieurs orifices de différents diamètres.
Quant au siège, la membrane oblitérante peut siéger à
l'entrée de la vulve, et c'est alors une imperforation de l'hymen le plus souvent, ou à la partie vulvaire, ou enfin dans la portion utérine du vagin.
Le plus souvent, l'accident causé par l’oblitération complète du vagin, à l'entrée de la vulve, sera la rétention complète des règles, et consécutivement aussi une rétention plus ou moins complète d'urine au moment de la puberté, comme cela a été observé par plusieurs auteurs. Ce dernier accident peut très vraisemblablement s'expliquer par la compression qu'exerce le sang menstruel sur le canal de l’urètre, ou par l'irritation à la suite de la rétention des menstrues en arrière de l’hymen.
L'obliltération du vagin peut siéger à la vulve, sans être due à J’imperforation de l’hymen, et être produite, soit par l’accolement des parois de l’orifice vaginal, soit par la fusion des petites lèvres.
Enfin, il peut exister une espèce de bride transversale à une profondeur plus ou moins grande dans le vagin, qui puisse oblitérer plus où moins complètement ce conduit.
Ces brides transversales peuvent affecter la forme de croissant ou de diaphragmes incomplets ; et ce sont ces cas qu'on à probablement décrits parfois, comme des hymens supplémentaires.
Ces rétrécissements peuvent occasionner la rétention du sang dans l'utérus, quand un obstacle produit momentanément l'obstruction de sa lumière; puis cet accident est le plus souvent suivi d’une débâcle, etune fois passé, une nouvelle accumulation peut produire la répétition du même
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phénomène, On conçoit done que des accidents sérieux peuvent parfois survenir.
Dans ces derniers cas, il existe souvent et simultanément d'autres vices de conformation.
Quant à l’absence du vagin, elle peut être complète ou incomplète, essentielle ou coïncider avec une absence de l'utérus.
L'histoire clinique de cette malformation peut être plus ou moins confondue avec celle des atrésies complètes de cet organe.
L'absence complète du vagin occasionne parfois seulement des douleurs menstruelles périodiques, comme cela a eu lieu dans un cas de M. Polaillon (1) :
I s’agit d’une femme âgée de 21 ans qui entra à la Pitié Île 10 mars. A l’âge de 15 ans, elle commença à souffrir dans le ventre. Les douleurs débutèrent tout à coup, prirent une grande intensité et durèrent peu de temps.
Après 3 mois de calme, nouvelles douleurs dans le bas-ventre et les reins; puis cessation après 8 jours, jusqu’à 18 ans mêmes douleurs se produisant à intervalles variables. Mais, à partir de cet âge, elles se régularisent venant au commencement de chaque mois durant plusieurs jours. Parfois, une crise de diarrhée, non mélangée de sang, survenait vers le 2 ou 3° jour de la période douloureuse ; dans ce cas, les souffrances étaient moins vives et duraient moins longtemps.
1. Bullet. mém. de la soc. de chirurg. 25 mars 1887. — Gazette médic, de Paris 1887 n° 15, p.169.
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Organes génitaux externes bien développés. Mais il n’y 4 point d'ouverture vulvaire. Si l’on déprime avec l'extrémité du doigt la muqueuse qui tapisse l’espace compris entre le méat urinaire et la commissure postérieure des srandes lèvres, on est immédiatement arrêté par un plan très résistant.
En palpant le ventre, on seat entre l’ombilic et le pubis, une tumeur mobile, lisse, arrondie, grosse comme une orange, douloureuse à une forte pression.
Par le toucher rectal, on trouve à une profondeur de 8 à 9 centimètres l'extrémité inférieure de la tumeur abdominale. Celleci se termine en bas par une saillie dure qui parait être le col d’un utérus. Une sonde étant introduite dans le vagin, on constate qu'elle n'est séparée du rectum que par une mince couche de tissu.
Il n'y à, entre rectum et vessie, aucun vestige du conduit vaginal. Il n’y a môême pas, comme on l’observe dans les cas analogues, un cul-de-sac supérieur du vagin dans lequel le col de l’utérus viendrait s’aboucher et dans lequel les règles s’accumuleraient.
L'opération est faite en plusieurs séances et la malade quitte lhôpital le 17 novembre 1886. Elle avait un vagin lui permettant la copulation. Après l'opération, elle n'avait pas été réglée mais les douleurs excessives qui accompagnaient chaque menstruatlion avant l'opération, avaient dès lors été remplacées par un léger malaise fort supportable.
Parfois, au contraire, ce vice de conformation, peul être une cause de production de l’hématométrie et de l’hématosolpinæ.
Dans un cas d'absence complète du vagin, communiqué
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par M. Schwartz (1). il n'existait d’autres troubles fonctionnels, qu'une céphalalgie périodique très vive avec poussées congestives vers la face.
Il s'agissait d'une fille de 25 ans affectée d’une absence complète du vagin et de ’hymen.
L'examen combiné par le rectum et le catéthérisme urétral permit d'affirmer que vagin et utérus n’existaient pas. Par le palper bimanuel sans l’anesthésie chloroformique, on a constaté la présence d'un ovaire et d’une trompe à droite.
Comme troubles fonctionnels, la malade accuse tous les mois, pendant 4 et 5 jours, wne céphalalgie violente avec poussées congestives vers la face sans qu'il y ait d'ailleurs jamais eu d'écoulement sanguin supplémentaire quelconque.
En outre, ce cas est très intéressant à un autre point de vue, car la malade porte deux hernies inguinales : l’une à droite plus volumineuse, l’autre à gauche, indolente, et réductibles en