Absence congénit. du vagin. Th. de Paris
Sr
CU
tervention : a) pour parer aux dangers d’une rétention menstruelle, et b) pour permettre la copulation.
L'opération faite pour remplir la seconde indication, est sans doute ce que l'on appelle une opération de complaisance ; mais il est des circonstances où une telle opération est presque une opération de nécessité. Etil y a des cas, en effet, où le chirurgien a dû se rendre aux désirs de sa malade, qui, tout en sachant bien ne pouvoir pas devenir mère, voulait au moins rester épouse, ce qu’elle n’avait pu encore devenir bien entendu, dans l’acceptation matérielle du mot.
L'humanité (1) dans ses défaillances, exige quelquefois à l'insu de celui quile provoque, les résolutions héroïques de la part d'une épouse. Le chirurgien doit-il se faire le sauveur ou le complice de la malade qui Pimplore ?
Il n’y a pas de règle à poser dans ces cas, et c’est dans chaque cas particulier une question de circonstance que le chirurgien doit juger dans sa conscience.
La pratique du vagin artificiel dans ces cas-là, est devenue pour ainsi dire aujourd’hui, une opération presque courante, tellement sont fréquentes les observations à ce point de vue. DA :
Piqué (2), rapporte à la société de chirurgie, une observation de Villar de Bordeaux, où il s’agit d'une femme âgée de 32 ans, qui, bien que n'ayant jamais eu d'écoulement menstruel, s'était mariée à 18 ans et demi; le mariage avait