Lefort, loc. cit .p
9, Semaine médicale, 4895, t. XV, p. 474.
Lis été d’ailleurs bientôt suivi d’une séparation ; en raison de l'impossibilité des rapports sexuels, la malade réclamant une intervention, on lui pratiqua un vagin artificiel.
D’après M. Pozzi, la dilatation de lurètre, pouvant simuler un vagin, peut se rencontrer, non seulement chez les femmes dans les cas d’absence du vagin, mais aussi chez les hommes atteints d’hypospodias et considérés comme appartenant au sexe féminin.
Il cite à la même occasion une très curieuse observation d’un cas rentrant dans cette dernière catégorie, chez un hypospade qui souffrait d’hémorragies de la vessie, conséculivement au coit intravésical.
Quant à la fécondation, dans presque tous les vices de conformation que nous venons d'étudier, la conception es possible.
Eile peut être plus ou moins pénible, plus ou moins difficile ; mais tant qu’il y aura un chemin qui puisse être parcouru par le spermatozoïde jusqu’à l'ovaire, la fécondation aura lieu.
Voyons maintenant ce qui se passe avec les malformations de Putérus, au point de vue de la conception.
Les exemples de grossesses dans les cas de dédoublement plus ou moins complète de l’utérus, sont très nombreux en effet; et cela nous permet d'affirmer à priori que la conception, dans ces cas-là, peut avoir lieu, et que par conséquent, la stérilité n’est pas la conséquence immédiate du dédoublement ou de la bifidité utérine.
En parcourant les observations dans les auteurs, on trouve
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de nombreux exemples qui suffisent pour établir la fréquence de la fécondité des femmes atteintes de ce vice de conformation.
On a signalé même, dans les cas de dédoublement de Futérus, des faits de superfætation ; c’est-à-dire d’imprégnation d'un second ovule après la fécondation d’un premier germe ; problème dont la solution est d’ailleurs des plus controversées au point de vue physiologique et légal, quand il s’agit des cas d’utérus normaux.
Et de toutes les observations, rares en effet, qui concernent ce chapitre, on peut déduire que dans les cas d’utérus Es bicorne par exemple, un fœtus peut être conservé dans un des utérus, et continuer à y vivre, tandis que Fautre segment de l'organe se débarrasse prématarément du produit qu'il renferme.
Jusqu'à présent, cette question de la superfætation dans les utérus doubles, n’est pas encore complètement résolue. un Dans les cas d’utérus bicorne, 1l peut y avoir développer ve ment égal des deux cornes, ou bien que lune des cornes utérines soit en état rudimentaire.
Eh bien, la conception peut avoir lieu dans les deux
* variétés de cette anomalie.
| Lorsque les deux utérus communiquent avec le vagin, cela est très expliquable; mais que se passe-t-il lorsqu'il n°y a pas de communication entre les deux cornes, et lorsqu'une corne seulement communique avec le vagin, l’autre ne communiquant qu'avec le péritoine. | La conception peut se faire dans la corne communiquant -Æ,. M. b
avec le vagin, ou dans celle communiquant avec le péritoine. Dans le premier cas, c’est tout à fait naturel, mais comment la fécondation peut-elle s’accomplir dans le deuxième, c'est-à-dire dans la corne qui n’a pas de communication avec le vagin ?
Cette interprétation d’une façon toute particulière, à été donnée par Xussmaul, qui a eu l’occasion d'observer un de ces faits (1).
Il dit qu’il y avait eu à un moment donné communication entre les deux cornes ; et que, par le fait de grossesse, il y a eu oblitération.
Mais on sait aujourd’hui que, malgré que cette communication entre les deux cornes ne puisse pas exister, l’oblitération étant complète, la fécondation cependant pourra avoir lieu, et cela des deux façons suivantes (2) :
Ou bien, le sperme a pu passer à travers la corne bien développée et la trompe de même côté, et à travers la cavité abdominale arriver jusqu’à l’ovaire de l’autre côté, et aller féconder un œuf qui, saisi par la trompe de la corne oblitérée, est arrivé jusqu’à cette corne où il se greffe ; c’est la migration externe du sperme; ou bien le sperme a fécondé un œuf qui provenait de l’ovaire de la corne normalement développée, et cet œuf a été recueilli par la trompe du côté opposé : migration externe de l'œuf.
Cette hypothèse émise par Taylor Sinith, a été vérifiée plusieurs fois déjà.