Schrœder, loc. cit. p
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Que se passe-t-il maintenant dans les cas d’utérus réduit à une moitié seulement ? utérus unicornis.
D’après le professeur Lefort, dans les cas d’utérus uni- Cornis, l’un des canaux de Müller peut :
a) S'atrophier dans toute son étendue, et il résultera l’ahsence complète d’une moitié de l’organe, ainsi que l’absence d'une trompe; l’ovaire pouvant cependant exister, Car son développement en est indépendant.
b) Si l’un des canaux, ne s’atrophie que dans la partie correspondante à l'utérus, c'est-à-dire depuis l'insertion du ligament rond, on pourra dès lors constater la présence de la trompe se continuant par un ligament, ou par du tissu cellulaire condensé en membrane, avec la partie latérale du corps, et plus souvent du col de l’utérus.
En présence d'un vice de ere qui réduit de moitié l'utérus, on est amené à se demander si la conception est possible dans le cas d’utérus unicornis.
Eh bien, les observations, quoique très rares, ne laissent pas le moindre doute à cet égard.
Nous empruntons à la thèse du professeur . { l'observation suivante rapportée par ÂÆome et qui lui a été transmise par Granville. Cette observation, se trouve consignée dans une lettre dont les comptes-rendus de la Société royale ne donnent que l’analyse : |
Une femme de 40 ans mourut à la Maternité six où sept joufs après êlre accouchée de deux jumeaux, un garcon el une
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file. Cette femme avait eu antérieurement onze enfants des deux sexes.
A l’aulopsie, l'utérus, présentait quatre fois au moins son volume ordinaire à l’état de vacuité, mais l'attention des observateurs se porta surtout sur les détails suivants : l’organe n'avait atteint son plein développement que du côté droit, où il offrait sa convexité pyriforme et sa courbure habituelles.
Du côté gauche, il était limité par un bord rectiligne distant à peine d’un demi-pouce de l’axe longitudinal, et séparé du bord opposé, par un intervalle de plus de deux pouces.
Ce n’est pas tout : les vaisseaux utérins et ovariques, la trompe de Fallope, l'ovaire et le ligament large ne peuvent être découverts à gauche.
Les rudiments des annexes (car ils ne méritaient pas autre dénomination), furent trouvés cachés à la partie inférieure de la cavité pelvienne, en connexion avec le col de l’utérus.
Le ligament rond s’insérait à l’épine supéro-interne du pubis du même côté. En disséquant cette masse confuse, nous aperç«ùmes quelque chose de racorni et de ratatiné, qui ressemblait à un ovaire, et qui était perdu dans l’enchevêtrement des parties avoisinantes.
Les autres organes de la génération n’offraient aucune parti-
eularité digne de remarque.
Cette observation est très intéressante, et à plusieurs points
de vue.
En effet, la malade dont il s’agit, a eu antérieurement onze enfants, tantôt des garçons, tantôt des filles, et finale-
ment, elle succombe, aux suites de l’accouchement de deux
jumeaux de sexe différent.
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