Dionis. Arch. gén. de médec. 1836 p
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naturelle de l'utérus humain, il y avait un faux germe de la grosseur d’un petit œuf.
Il ne parut pas que le viscère surnuméraire eût une issue dans l’orifice interne ou dans le vagin.
Voyons maintenant quelle sera l’accommodation du fœtus développé dans une corne gravide, autrement dit, quelle sera sa présentation ?
La forme ovoïde de l'utérus, ayant plus où moins disparu dans ces cas-là, il résulte que l’accommodation ne pourra pas se faire normalement.
On a constaté dans plusieurs ças la présentation du siège ; d'autrefois, la présentation de l’épaule ; mais actuellement il estencore presque impossible dedire quelle sera la présentation la plus fréquente dans les cas d’utérus bicorne.
Quand la grossesse a lieu dans la corne rudimentaire, elle y évolue différemment suivant que cette corne s'ouvre ou non dans l’autre cavité utérine.
Dans le premier cas, c'est-à-dire, s’il y à communication et si la corne, bien que petite est suffisamment développée, la grossesse peut aller jusqu'à terme; quelquefois cependant, l'expulsion du fœtus a lieu avant terme.
Dans le deuxième cas, c’est-à-dire quand il n’y à pas de communication entre les deux parties de l’utérus, ou si elle est très étroite, la grossesse présente alors une marche analogue à celle de la variété tubaire de la grossesse extra-utérine. |
On dit que dans ce dernier cas la grossesse va rarement
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jusqu’à terme, mais cela dépend toujours de ce quela corne se laisse plus ou moins distendre par le produit de conception; et d’après les observations, on remarque que la rupture peut avoir lieu dans les premiers mois aussi bien que dans les derniers, et que parfois elle n’aura pas lieu du tout.
Cette rupture, quand elle a lieu, se produit toujours dans le point le moins résistant, en général vers l'insertion de la trompe (1); le fœtus fait alors irruption dans la cavité abdominale et la femme peut succomber rapidement à une hémorragie ou à une péritonite.
Cette terminaison n’est pas la règle, cependant. La mort du fœtus peut venir mettre un terme à l’accroissement de la corne et aux dangers de la rupture, et dans ces cas, on voit survenir quelquefois un faux travail avec expulsion de caduque de la corne normalement développée.
Le fœtus mort peut alors subir toutes les transformations que l’on observe dans la grossesse extra-utérine.
[n’y a dans la science qu’un seul cas qui prouve que par exception, la grossesse peut aller à terme.
C’est le cas observé par Turner (2) et à l’autopsie de la femme qui mourut de tuberculose, on trouva le fœtus dans la corne gauche oblitérée.
Quant au diagnostic clinique de la grossesse dans une corne rudimentaire, il est presque impossible à faire, et si
4. Tarnier et Budin. Traité d'accouchements, t. II, p. 202. r. Turner : Edimb. méd. journ. mai 1866, p. 874.
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chez les femmes non enceintes, cette malformation peut, dans certains cas favorables, être reconnue par la palpation et par le cathétérisme utérin, à la forme recourhée latéralement et allongée en pointe de la corne perméable, la grossesse modifiera cette forme de la corne accessoire, de telle sorte qu'il ne sera plus possible de se prononcer (1)
Le diagnostic pendant la vie ne peut être posé d’une façon presque absolue que lorsqu'on ne perçoit pas la palpation, la sensation de contraction dans les deux tumeurs.
Mème sur le cadavre, le diagnostic est parfois difficile à faire, car on peut très bien confondre ces cas avec une grossesse tubaire. On peut y arriver cependant, après un examen minutieux des pièces, et prenant toujours comme point de repère l'insertion du ligament rond.
En effet, dans l’utérus bicorne, c’est en dehors du sac fœtal que ce ligament prend son origine, tandis que dans la grossesse tubaire, c’est entre le sac fœtal et l'utérus.
Dans les cas d’utérus biloculaire, variété qui d’ailleurs ne diffère de la précédente que par le fait que les deux utérus sont
- juxtaposés au lieu d’être plus ou moins écartés, les deux
compartiments utérins ne sont jamais développés d’une façon égale. En supposant qu’à l’état de vacuité les deux loges soient développées également, que l’utérus ait une forme plus ou moins globuleuse, il est impossible cependant, qu’il en
soit ainsi à l’état de gravidité, puisque la grossesse se déve- loppant dans une des loges, celle-ci sera par conséquent plus
4; Schtoder loc. cit.
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considérable que l’autre et la forme générale de l'utérus ne sera plus ovoïdale.
La marche de la grossesse dépend ici comme dans la variété précédente, du développement de la corne gravide.
Si cette corne se laisse suffisamment distendre, la groscesse ira à terme; dans le cas contraire, elle sera interrompue, et alors on assistera à un avortement ou à une rupture de la paroi.
Il se passe ici comme dans la variété précédente, quelques modifications dans la loge non gravide : letissu musculaire utérin s’hypertrophie et il se forme en même temps au dépens de la muqueuse utérine, une véritable caduque; phénomênes qui sont tout à fait identiques à ceux qui se produisent dans l'utérus normal en cas de grossesse ectopique.
Quant au diagnostie, il est encore très difficile à faire, et ce vice de conformation ne peut être reconnu qu’à l’autopsie.
Voici une observation publiée par M. Budin (1) d’un wtérus double reconnu à l’aulopsie, chez une femme morte d'hémorrhagie pulmonaire à la fin de Sa grossesse. — Opération césarienne (Résumée).
Le 29 octobre 1875, la nommée Fr.…., enceinte de 9 mois, succomba à unehémophysie à la Maternité, où elle venait d’être amenée.
Dix minutes après, on sectionne l'utérus et on extrait un.
enfant en état de mort apparente, qu'on ranime péniblement et qui pme le lendemain.