E — INTRODUCTION
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L'influence des saisons sur les êtres vivants attire surtout l’attention dans le règne végétal où l’on observe un ralentissement considérable de l’activité
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vitale en hiver avec un réveil brusque au printemps.
Dans le règne animal, les animaux à sang froid et les animaux à sang chaud hibernants, tels que la marmotte, se rapprochent des végétaux en ce qu'ils passent l'hiver dans un état de vie ralentie. Chez les animaux à sang chaud non hibernants, qui conservent en hiver toute leur activité, les manifestations saisonnières n’en existent pas moins, mais ici ce n’est pas la saison froide qui est opposée à la saison chaude, mais le printemps et l’automne qui agissent en sens inverse de l’été et de l'hiver. Grâce à l'existence d’un système nerveux thermorégulateur, la température de ces êtres demeure sensible-
ment la même hiver et été. Leur protoplasme ne
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se laissant pas refroidir, le facteur thermique n’est plus le facteur dominant. D'ailleurs chez les végétaux eux-mêmes, ce facteur thermique n’est certainement pas le seul à entrer en ligne de compte, car la poussée printanière ne saurait s'expliquer complètement par une simple question de température.
Parmi les manifestations saisonnières observées chez les animaux à sang chaud non hibernants, citons en premier lieu celle qui porte sur les glandes génitales. L'activité de ces organes est fortement stimulée au printemps, qui est pour les animaux sauvages l’unique période de maturité des éléments sexuels et de la reproduction.
Sous l'influence de la domestication, les périodes d'activité génitale peuvent se multiplier, s’observer à l’automne et à d’autres époques, mais il est à remarquer que même chez les animaux aptes à la reproduction toute l’année, les glandes génitales présentent un maximum d'activité au prigtemps.
Rappelons également que la croissance en stature est plus accentuée chez l’homme au printemps qu'aux autres époques de l’année. Il en est de même de la poussée des dents, des ongles, des poils qui est activée au printemps et à l’automne.
Dans le domaine de la pathologie on relève des faits non moins intéressants. Le printemps et l’automne constituent des époques de prédilection pour les manifestations arthritiques ainsi que pour certaines épidémies que l’on a désignées sous le nom
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