‹ Influence des Sciences sur l'humanité des peuplesChapitre 6 sur 6 · INFLUENCE UES SCIENCES · texte numérisé non relu

INFLUENCE UES SCIENCES

milles laborieuses. Nous n’acquerrons pas la rl chesse à la manière des Romains, pour perdre vertu ; parce que nos richesses seront le fruit d u savoir et du travail, au lieu d’être celui de la ra pine et de l’envahissement. Déjà la France e n ° r gueillie a vu la fidélité, la concorde et la rnod e ration, rentrer sous le toit conjugal et relever 1 al1 tel des vertus domestiques. Un philosophe a f alt parler la voix de la nature, et nos mères rappel^ 5 à la bonté de leurs cœurs, sacrifiant les vains plaisi fS du monde aux plaisirs sacrés de la famille, rep^ çant nos berceaux au foyer de nos aïeux, sous garde desDieuxLares,nos mères nous ont rendu ^ tendresse avec leur sein. Notre enfance est de' re nue plus chérie et plus heureuse. On a découd les moyens d’ouvrir nos esprits aux éléments ^ la science, sans flétrir par des pratiques austè* 6 ' le charme de nos premiers ans. Au nom des k l1 manités, le pédagogue, en courroux, n’inflige ^ à la jeunesse l’infâme traitement que les anci eI1 réservaient pour leurs esclaves. Grâce aux eff° r infatigables de vrais amis de l’humanité, un eu^ 1 gnement fraternel rend l’enfance utile à l’enfau c ^ fait passer l’instruction, du fils du riche au & s L pauvre ; cultive et fortifie l’intelligence d’une £ ^ nération tout entière, en lui donnant la constat

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^attention qui produit la* force de l’esprit, et qui déploie l’énergie du caractère. Ainsi les éléments de l’instruction et de la prospérité, sont offerts a Ux rejetons de tout un peuple.

Pour voir la France heureuse au-dedans et récrée au-dehors; pour voir* sa renommée se conserver avec éclat chez les nations circonvoismes, et s’étendre en grandissant jusqu’aux nations les Plus éloignées, ce qu’il nous faut, cest du savoir et de la paix. Puisse donc la science et la modération forte qu’elle fait naître, de plus en plus cultivées sur notre terre féconde, y croître pour la jouissance et la grandeur des générations a venir; y fleurir pour rendre à-la-fois plus éclairées, plus belles et plus solides, les vertus privées et publiques; pour asseoir, ainsi, sur des bases que le temps

consolide au lieu de les détruire, la sagesse des citoyens, le bonheur de la patrie, et la glo.re du nom français

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