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sinus veineux doit.étxe également un des effets de l'application circulaire du bandeau.
Ainsi X le bandeau, circulairement appliqué ^ur le crâne y représente une ligature «qus k^ quelle se trouvent comprimées toutes* les veines ei^tra- crâniennes d'abord , et le sinus longitudinal ensuite.
Un des premiers effets de cette comprewon etf la suppuration du cuir chevelu : on ocrtîfoit aisément cet efifet. Cette portion du sjrsjbème cutané ^ siège d'une circulation toiûgura trèsr active jr et dont l'engorgement sanguiiRist poussé $i loin par la cause que je viens de décrire^^ est encore couverte^ dans le plus grand nombre^dci» cas, de bonnets très^pais et très-chauds. Une transpiration abondante s'y établit , son s^our^i.' et trop souvent aussi celui d'une cirasse amanév par plaque&, peuplée de myriades de poux et^ respectée sous le nom de chapelet, amollit «^ enilamme la surface cutanée, irritée encore, les morsures des insectes, et la Ëiit jeter ^ c< on dit.
"^ La matière de cet écoulement n'est pas uxm pu^ de bonne Uiature, c'est un mélange d^ sueur, de lymphe et de matière purulq^te^ cQiwu sou^ le nom de gourme. On r^pfcàe^ généralem^t comme un bien cet éconlemenf
degourmei on a raison , maison ne oon^MPOnd guère son genre d'utilité : le toîci > dans le pios giând nombre des cas.
Quand k surface de là téte^ enflammée, gon* Aée, suppurante > est devenue le sîége d'one douleur insupportable^ le courage manqfM pour serrer yiolemment le bandeau sur une plaie si vive, on lé reMche mi peu et le œrveail profite du mal qu'^idnre le euir ehevelu. C'^est alors qu'avec des feuilles de bette et différend corps gras on entretient un écoulement suivi d'une amélioration notable dans la santé de l'en^ frnt f c'est alors cpie les bien&its de la gourme se manifestent dans toute leur puissance.
Jlj^uterais, si je ne craignais de paraître <^i^er un tableau tracé tout entier d'après nature , que souvent , à la suite de l'inflammar* tion du cuir chevelu ^ le%ganglions cervicaux s'engorgent. Cet engorgement Constitue, pour plusieurs un symptôme de scrophule, et le mal-^ heureux enfent subit , en outre de toutes les souffrances provçquées par notre sottise , tm traitement échauffant qui les exaspère encore.
La compression des veines supei^ficiellea de kl .tête par le bandeau êsl qudh|uefota portée assez UÀn pour que ces vaisseaux se-dilateill; en i^arices*
ia figure 1 3. représente un exemple de cette dilatation fournie par une des yeinules qui traversent le petit trou pariétal à côté de la suture du même trou. Cette yeine a acquis le Tolume d'une grosse plume , et semble reporter dans le crâne y pour le transmettre aui sinus de la dure-mère, le sang du cuir cheyelu qu'elle ne peut envoyer directement aux veines cervicales.
U est à remarquer qu'en même tems il existe un écartement assez considérable des os du crâne à l'endroit où cette veine superficielle plonge dans sa cavité. Sans doute, dans ce cas, quelque disposition particulière a fiivorisé la phlébectasie , en même tems que la compression du bandeau tendait à la produire. Depuis^|ue j'ai observé cet en&nt et recommandé à la mère la suppression du bandeau dont elle a parfaitement comprif l'inconvénient , la dilata^ tion variqueuse a déjà diminué d'une manière sensible.
Les preuves physiques matérielles de la cornfHi'ession du sinus longitudinal de la dure-mère ne peuvent être aussi bien observées dans la dilatation vasculaire qu'elles produisent ; toutefois , cette compression ne peut être équivoque pour peu qu'on se donne la peine d'examiner de près la quisstion : deux ordres de raison», W
unes physflps^ les autres physiologiques^ ne pèuyent laisser le moindre doute à cet égard.
Pour ce qui est des raisons du premier oixlre, on conccTi^a sans peine que^ dans les cas où le rétrécissement circulaire est assez prononcé pour que le crftne se renfle distinctement audessus ( voyez fig. 3 y 4 et 5 ) 5 la partie du cerveau correspondante au rétrécissemèht se trouve serrée elle-même. Dès-lors, l'engorgement sanguin de la portion cérébrale située au*<lessus du rétrécissement est inévitable. Cet dfFet est d'autant plus certain , que la position superficielle des sinus veineux les expose aux premiers efforts du bandeau. La déformation n'est pas aussi prononcée dans tous les cas, cela est vrai ; mais, toutes les fois qu'elle existe, les os ont cédé,' ils n'ont pu le faire sans transporter au cei^veau la compression qu'ils recevaient.
Il y a donc eu toujours compression circulaire de l'organe, et, comme conséquence forcée , gène dans le cours du sang.
Je pourrais citer beaucoup d'exemples particuliers qui attestent clairement par leurs symptômes le désordre dont je cherche à faire comprendre la nécessité physique.
Je me bornerai aux suivans qui en résument beaucoup d'autres.
Une jeune fille de quinze ans^flprrière dans une filature^ ▼intyil y a quelques semaines^ à la consultation de T Asile , pour une a£fection ortarrhale de la poitrine.
Quoique la tête de cette jeune fille fîkt couverte d'un bonnet , je fus frappé de la dtfonpa-^ tion excessive qu'eUe avait subie. Je demaodtt à voh* à nu cette tête. Sous le bonnet était fortement noué un mouchoir serré sur le trajet occupé par le bandeau chez l'enfant.
C'était une habitude entretenue j conservée depuis l'enfance. Ainsi la mère , lorsque sa fille était devenue plus grande, avait substitué la l^ression d'un mouchoir à celle d'un bandeau ji. et celles-ci avait conservé le même usage. .
L'impression circulaire et l'alongement du crâne étaient prononcés à un hautde^.
Je demandai à cette jeune fille si elle était su« jette à soufl^irde maux de tête. La mère répondit affirmativement ; il ne se passait pas de semaines sans migraine 5 me^dit^lle: cependant , ajouta la mère y ces acddens sont bien diminués depuis l'enfiincedema fille. J'ai cru que je ne pourrais l'élever tant elle éprouvait d'accidens vers % tête. C'étaient des douleurs à crier, d|S élouiv dissemens , des pertes de connaiisaooe i je ne 3aui^is vous dire combien de Ibis il hit est
arrWé de tomber évanouieiet de rester long-tems étourdie aprèsf ces chutes.
Voici un dernier exemple qui ne peut laisser matière au moindre doute.
Madame C-, marchande de meuMes de k râe Cauchoise j avait un garçon de vingt mois ^ iiâbécille et épileptique.
On engagea cette dame à recourir à mes conseils^ elle m'amena son enfiint dans le c<>urantderété1832.
Je fis découvrir la tête du petit malade. Tout ^ercé que j'étais à observer des têtes difformes , je ne pus retenir mon étonnemeht du degré At difibrmité offert par celle de ce pauvre" enfiint. La constriction circulaire du bandeau maintenu sans interruption depuis la naissance et encore appliqué , avait produit sur toute la circonférence du crâne une impression profonde. Le trajet des cordons du bandeau était marqué par une gouttière creusée dans les os à une profondéaiL ^^ {plusieurs lignes. Au^essus de cette ïre^ la boite osseuse se renflait de manière à n^jpeler^ par sa forme, celle d'une calebadse. Jamais je n^ai vu d'altération plus prononcée dans aucun cas , non plus l'enchaînement de Teffiet et de la cause n'était plus évident.
Je le demande , estril possible , quand <mi voit
un crâne ciixulairement étrange dans tout son cQiitour, et qu'on observe de pareils accideng, de les rapporter a autre chose cp a la compression exercée sur le trajet de l'ëtran-r glement? C'est comme si l'on voyait rougir la fece, survenir des vertiges , et enfin une perte de connaissance chez un homme dont une cravate très^serrée entourerait le cou. Il fiiudrait accuser, des vertiges et de la perte de cour naissance, la cravate, dont le mode d'action, dans ce cas, est toutfà-fait le même que celui du bandeau daps l'autre , mais se trouve seulement appliqué a une hauteur dijQTérente.
Voilà les effets les plus simples, les plus sensibles de la compression exercée par la malheu-^ reuse pratique généralement suivie dans l'éducation physique dés enfans.
Mais qu'un cerveau comprimé, et dont la circulation est entravée , ainsi que je viens de l'établir, soit exposé, par suite, à quelqu'affection inflammatoire , c'est ce qui ^ n'étoiyjera personne. Que chez les enfans les plus vu ment soumis à cette déplorable méthoo^^es méningites , les cérébrites , les épilepsies, l'itnbécillité soient des maladies fréquentes, cela est encore tout naturel; enfin , que la résolution de ces affections, déjà si grs^ves quand elles sont
exemptes de complication , devienne plus difficile encore sous l'influence d'une gène perma* nehte dans la circulation du sang ^ c'est un résultat inévitable de l'influence des obstacles mécaniques au libre cours du sang.
On comprendra de même que dans im âge plus avancé les maladies cérébrales^ plus spéciales à cet âge, frappent une grande partie des malheureux dont l'enfance a été si mal soignée ; et les relevés de l'Asile des aliénés que j'ai précédemment fait connaître , apportent k ce fait attristant une confirmation bien éclatante.
Oui, si l'on veut méditer sérieusement ces Ëiits y on comprendra toute l'importance, du sujet que je traite.
Enfin , si l'on se rappelle mes observations à la Salpétrière, aussi bien que la communication de mon ami le docteur Délaye , médecin des aliénés de Toulouse, conununication qui prouve que la malheureuse pratique qui tue tant d'enfeus, envoie tant de victimes dans notre hôpital et dans ceux dé Paris, exerce aussi ses ravages dans le midi de la France , on sentira combien il importe de multiplier ses efforts pour éclairer notre population et la sauver d'un mal dont tous les jours ses mains se rendent complices. Rien n'est plus fiicile que de corriger
les mères; il suffît d'intéresser leur tendi*esse
maternelle au succès.
il*
Dites aux plus incultes y aux plus routinières que le bandeau expose leurs enfans à devenir imbécilles ; montrez-leur une autre miéthode exempte d'inconyéniens , plus simple et plus Ëicile dans son application, et tous ne trou* yerez pas de récalcitrantes.
Je crois être entré dans assez de détails pour prouver avec évidence que la déformation du crâne, sur laquelle j'appellel'attention publique, résulte de la compression circulaire exercée par le bandeau chez le nouveau-né et les jeunes enfans.
La cause du mal étant ainsi fixée , la détermination du remède sera facile.
■^ Dans la manière ordinaire de coiffer les enfans, c'est sur la circonférence du crâne que l'on prend un point d'appui , et c'est le baiideaù qui sert de base au reste de la coiffure.
Or, pour qu'il y ait quelque solidité dans tout cet appareil, il £iut que sa pièce principale, le bandeau, se trouve solidement fixé. On le fixe donc assez solidement pour qu'il ne puisse foir eh arrière ou se déplacer en tournant. '
Mais, quand il est ainsi convenablement ar^ rété, pour bien remplir son usage ,^ relativettient
au reste de la coiffure / il se trouve beaucoup trop serré pour ne pas nuire au cerveau et au crftne. II les déforme, et, par cette déformiH tion f nuit au développement de Fintelligenoe, prédispose aux affections les plus graves qui puissent frapper l'espèce humaine.
L'aj^ication d'un pareil mode de coiffure accuse une ignorance absolue de la structure du crâne chez le nouveau-né.
Ce crâne est un assemblage de membranes aussi molles que du parchemin mouillé , et d'os dont la consistapce , loin d'être celle d'os faits ^ se rapproche, au contraire, de l'élasticité des cartilages les plus minces.
Les parties membraneuses sont à chaque instant soulevées par les mouvemens des vais^ seaux , elles ne sont habituellement soutenues que par le cerveau qu'elles recouvrent. C'est encore cet organe activement dilaté par le sang qui le pénètre en abondance, qui maintient les 06 dans leur écartement. Or , comment un pa*reil assemblage pouri^it-il ,^ sans en souffirîr; fournir un point d'appui fixe à une êti^pkl^ serrée sur son contour, et particulièrement sur ses parties les plus flexibles?
Il est manifeste que, pour éviter toute lésion d'organes encore si mal affermis, ilÊiut ménager,
autant que possible ^ le crâne des nouveaunés ; et qu'on ne saurait trop attentivement le soustraire à toute cause de compression habi-^ tuelle et même passagère.
Loin donc de l'étrangler ciixnilairement au moyen d'une espèce de ceinture et de cordons qui 9 par leur ensemble ^ exercent un éfibrt considérable, on doit se borner , pour couvrir la tête, à l'usage de bonnets d'une ampleur convenable, offrant de chaque côté, au devant de l'oreille , des prolongemens ou des rubans qu'on attache d'une manière assez lâche sous le menton, et. munis en arrière d'une petite fente dont on rapproche doucement les detix bords pour appliquer, sans efforts, la circonférence du bonnet sur celle du crâne.
Par ce simple moyen , le bonnet est bien fixé, et la tête bien couverte se trouve exempte de toute compression.
LfC conseil de donner de l'ampleur aux bonnets ainsi fixés, n'est pas sans importance, car trop étroits ils peuvent encore déformer lé crfliÉB.
J'en ai eu la preuve chez un enfant de quelques semaines , dont la tête avait subi la déformation circulaire du bandeau. Par mon conseil , les parens supprimèrent ce moyen et
lui substituèrent de simples bonnets noues sous le menton. Mais ces bonnets, taillés dans de mauvaises proportions, étaient loin d'ofirir, dans leur fond, une grandeur proportionnée au Tolume du crâne. Il fallait un effort pour les faire descendre jusque sur le ' front et sur les oreilles, et ils n'y parvenaient qu'en se tendait assez fortement sur toute la circonférence du sommet du crâne. Après quelque tems de leur usage , l'empreinte circulaire du bandeau avait disparu ; mais en même tems le sommet de I9 tête, habituellement contenu dans un espace trop serré , s'alongeait en une pointe analogue à celle du fond du bonnet, fâcheux effet qui fut reconnu par la mère et par la bonne de l'en&nt, aussi-tôt que je leur eus communiqué ma mnarque; elles y portèrent remède en employant des bonnets plus larges.
Il j&ut donc que les bonnets soient amples, et qu'ils enveloppent Êicilement la tête sans la comprimer. Ainsi construits , et fixés comme je l'ai dit^ ils laisseront se développer en pleine liberté le crâne, dont la forme n'est jamais aussi belle que lorsqu'aucune violence ne contrarie son évolution nat\u*e11e.
On peut d'ailleurs, sous le bonnet principal, revêtir la tête d'une calotte de toile ou de toute
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autre étoffe, suivant le besoin. Cette calotte ne doit être soutenue qae par le bonnet qui la recouvre.
Mais en général on couvre beaucoup trop la tète des enfans. Une simple calotte de toile et un bonnet peu chaud suffisent dans les premiers mois de la vie; plus tard , le mieux est de laisser habituellement la tête nue tout le jour, de la garantir seulement au moyen d'une légère capote, lorsque l'enfant va au soleil, de la couvrir d'ailleurs très-légèrement la nuit.
Les bourrelets variés dont on couvre la tête avec l'intention de prévenir les contusions dans les chutes si fréquentes des enfans , méritent aussi quelqu'attention.
Souvent leur ouverture, régulièrement circu* laire, ne s'accommode pas sans efforts à la circonférence ovale du plus grand nombre des têtes; or, si pour faire entrer le bourrelet, on déforme son ouverture, qui, par son élasticité, tend à revenir sur elle-même ^ on applique ainsi , à la tête de l'enfant , un effort qui la gêne et peut nuire par sa continuité.
Pour moi , je l'avoue , dès qu'un enfint commence à bien marcher, rien ne mesemide mieux que de laisser sa tête nue. Et , dùt^il quelquefois souffrir ainsi de ses chutes, il est
bafaitueUement à l'tbri des inconTéni^is que las liQùrreleU ocâifiioniient par Unr pressioi^ûu par la chaleur qu'ils déterminent.
Four compléter l'indication des soins que réclame la tète des nouveau «- nés , qu'on me permette ici une digression dont l'utilité est grande aussi à mes. yeux.
Je ne chercherai pas k comprendre pourquoi l'habitude s'est établie de respecter chez Tenfioit la crasse que personne ne croit utile de conserver chez l'adulte; c'est là un préjugé comme beaucoup d'autres. Il règne encore généralement dans nos grandes villes , à plus forte raison dans nos campagnes, et le nombre des médecins ^ez courageux pour lui Êiire une guerre ou« verte n'est pas considérable; ou^ pour mieux dire , la plupart partag^K à cet égard le pré^ Jugé du monde.
C'est pour cela que chez tant d'en&ns: lu crasse s'amasse sous forme de lattes écailles, dé croûtes dégoi^tantes , sur le euirchevelird'âbordy et bientôt sur le front et dans les sbureils.
Ainsi respectée pendant une ou {^sieurs années 9 cettQ. igaoblé saleté finit par tomber^ lorsque le sHJet prenant de la vigueur , joue la tête w^et% l^n^iré de cefste partie et la grétte av^ une atda«r qw provoquent trop abuvent
les morsares d'insectes qui foisonnent sous cette dégoûtante enveloppe. Alors^'on croit pouvoir le peigner y et peu à peu la tète devient propre; mais 9 jusque-là, que de soufirances non sans danger, quel aspect, quelle fétidité repoussante ! sans parler des cicatrices qui trop souvent succèdent à ces suppurations et restent toute la vie , stigmates ine£Façables des mauvais soins donnés au premier âge.
On ne peut trop le dire, le chapelet des enfiins n'est qu'un dégoûtant amas de crasse.
Il est dangereux de laisser se former cet amas; le développement de légions de poux en e$t une suite presqu' inévitable, et qui ajoute encore aux inconvéniens dépendant du chapeletl It fiiut prendre de très-bonne heure , en élevant des enfans , les habitudes de propreté qui préviennent d'une manière certaine ce double mal.
Il suffit de peigner tous les jours au peigne fîn^ et' de brosser ensuite avec attention la tête de ces petits êtres.
Cet usage du peigne et de la brosse doit être commencé dans les premiers jours de la vie, et continué ensuite sans interruption.
Alors même que la tête du nouveau-né ne serait pas encore garnie de cheveux , l'usage
quotidien du peigne et de la brosse n'en doit pas moins être établi. Car le peigne et la brosse sont les meilleurs moyens de diviser et d'enlever la crasse qui se forme de très-bonne heure sur la peau du crâne , en même iems que leur passage sur le cuir cheyelu exerce une espèce de friction Ëivorable à la santé de cetïè partie de la peau et au développement des cheveux.
Des que les cheveux poussent, l'usage du peigne et de la brosse devient plus indispensable. Il ne faut jamais ^laisser passer un jour sans en user.
Ainsi-, les têtes des enfans seront d'une pi'Oprêté parfaite, et jouiront en même tems d'une fraîcheur de santé que sans de pareils soins ou ne peut connaître.
A ces moyens quelques personnes joignent l'habitude de couper très -fréquemment les cheveux et de savonner la tête une fois, par semainci
U me parait bien de couper fréquemment les cheveux j le seul inconvénient est de Içs rendre plus durs. Pour ce qui est du savonnage, il me semble superflu quand l'usage du peigne et.de la brossé est bieu dirigé. ,
Voici l'ensemble des moyens aussi simples €{ue faciles qu'il faut employer ; m^is déjà chez
nous beaucoup d'exemples parlent en faveur de cette méthode y que consacre^ sans ces exemples, un long usage établi diez des peuples fdius avancés (jue nous dans rédui^tiou physique des hommes, et qui ne connaissent pas plus aujourd'hui le bandeau que le chapelet , qui refiiseni d'y croire quand on leur en parie.
On verra , avec ces soins , l'intelligence , lés grâces, la frakkeur et la santé de l'enfance se développer sans obstacles, et n'être plus flétries par d'innombrables soufirances et ruiûëes par d'affreuses maladies.
Un bonnet qui ne serre pas la tête , l'emploi quotidien des plus simples moyens de propreté, voici donc tout ce que réclame de soins la tète des enfans en bas-âge , pour prévenir les in^ convéniens graves que j'ai signalés.
Ce mémoire a été surtout destiné à signaler une déformation du crâne, sa cause et sesefiets, et à faire connaître son remède. Cette partie principale de ma tâche est accomplie \ mais ; comme j'ai fait précéder Fjbistoire des violences exercées sur la tête, de l'indication sommaire de celles que peuvent subir , par nota^ faute , b plupart des autres , parties du corps, je ferai suivre, en peu de mots, l'exposition, des soins
que rédame la tête , de TiiMlication de ceux dont il faut entourer le corps des enÊIns. Presque tous les maux qu'ils éprouvent, aussi bien que les adultes , tiennent à ces deux causes singulièrement fécondes en désastreux dTets, compression, malpropreté.
Dire que toutes les pièces du maillot doivent être lichepient fixées, est aujourd'hui un conseil superflu, tant il a été répété de fois par des autorités imposantes. Qu'aucun des vétemens à l'usage de l'enfant ne doit être arrêté au mpyèn d'épingles, est un conseil qui n'est pas neuf non plus, mais qui est trop peu suivi pour qu'on ne doive pas le répéter.
Le$ épingles qui fixent les vétemens de l'enfance sont bien souvent devenues de^ causes de blessures, assez graves quelquefois pour entraîner la mort.
Si le maillot se trouve attaché avec des rubans, aucun de ces inconvéniens ne sera à craindre.
Il y a dcmc bien des raisons pour ne pas employer les épingles , tandis qu'aucune raison ne contr'indique l'usage des cordons.
On a parlé de baigner tous les jours les enfans à l'eau fi:*oide , on a cité des elfets merveilleux de cette habitude suivie sur quelques uns.
Mais avec raison aussi oift a signalé ses dangers^
Rien n'est plus favorable aux enfans que l'usage quotidien de l'eau froide , mais ee n'est pas sous forme de bains qu'il faut l'emjdoyer.
Au contraire, c'est en n'agissant à la fois que sur une seule partie du corps, c'est en lavant d'abord un bras, le côté correspondant de la poitrine, en essuyant soigneusenient et forte-^ ment ces parties, qu'on recouvre avant de s'occuper de celles du côté opposé; c'est en passant ainsi successivement d'une partie du corps à l'autre, que l'usage de l'eau froide est Êivorable : employée avec ces précautions, elle enduiVit la peau des enfans contre les variations atmosphériques et les met à l'abri des rhumes si fréquens que contractent ceux qu'on élève plus mollement.
Mais il faut bien comprendre qu'avec l'usage de l'eau froide il est indispensable d'essuyer, avec le plus grand soin et assez fortement, la peau , pour qu'elle soit bien sèche et commence Il rougir du frottement qu'elle éprouve quand on la revêt.
L'éducation physique des enfans commanderait bien d'autres détails; je me borne à -ces rapides indications. Ce n'est pas un traité d'hygiène que j'ai entrepris.
Préoccupé des graves inconvéniens d une pratique qui porte le trouble dans le plus noble et le principal organe de l'homme, j'ai voulu surtout répandre et populariser en quelque sorte ma conviction, pour obtenir la réforme de cet abus, et, en passant, j'ai été conduit à en signaler quelques autres qui ont aussi leurs dommages.
Puissé-je n'avoir pas écrit sans utilité!
Rouen» F. BAUDRY , laprimcar dV Roi , nie dct Gurmct , s*, ao.