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rinflaence est assez connue ? Si c’ëst la prédominence d’un tel foyer , son^excitation actuelle par le fluide séminal qui l’impressionne et l’irrite , qui d.étermine l’appétit et fait naître la passion physique de l’amour , pourquoi ne serait-ce pas là aussi qu’elle aurait son organe ou son siège propre ? »
Lorsque M. Delpit a fait imprimer cet article l’an 1819 J mon Traité sur V instinct de la propagation était déjà imprimé l’an i8i8, et mes idées étaient connues par mes leçons publiques et par tous les ouvrages de mes élèves. Pourquoi M, Delpit ne s’attache-t-il pas à reproduire toutes mes preuves et à les infirmer ou réfuter toutes les unes après les autres ? Ces Messieurs ont là prétention de détruire les preuves les plus nombreuses de tout genre par une seule remarque, quelque hasardée qu’elle soit. Cela s’appelle bien , comme s’exprime Cabanis sur les facultés des femmes , enlever , avec un talent facile , légèrement la superficie des objets. Les collaborateurs d’un dictionnaire ont pris l’obligation de transraetfre à la postérité les connaissances de leur temps. Mais tous ceux qui ont parlé dans le Dictionnaire des Sciences medicales , soit sur l’anatomie, soit sur la physiologie du cerveau, se sont permis, souvent meme avec mauvaise foi , les. plus puériles inexactitudes. D’abord pourquoi
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M.Delpitj dit-il, si l’appétit vénériena son sîég;e organique situé derrïer^a tête ? Pourquoi ne ditil pas avec nous, a son siège dans le cervelet ? JSl’j aurait “il pas là tant soit peu de malice ? Eu second lieu, si M. Delpit et son comité s’étaient bien imbus de leur objet, ils auraient trouvé dans presque tous les traités sur Cet instinct, que ses intermittences, ses variations, ses degrés d’énergie et d’affaiblissement ne se proportionnent nullement à l’irritation des parties sexuelles. Ils auraient trouvé que cet instinct est quelquefois très énergique , avant qu’il n’existe la moindre irritation dans les parties de la génération ; ils auraient trouvé que cet instinct est encore trop souvent très actif , quand les parties sexuelles ne se prêtent plus à aucune irritation vénérienne j ils auraient trouvé que cet instinct existe quelquefois dans les castrats ou même dans des personnes mutilées ainsi par un défaut d’organisation primitive; ils auraient encore trouvé que c^est beaucoup plus l’action cérébrale que l’excitation des parties sexuelles par le fluide séminal , qui détermine l’appétit vénérien. Enfin ils auraient senti que , pour s’immiscer avec quelque espoir de succès dans les discussions sur la haute physiologie , il faut au moins avoir quelque idée de la différence qui existe entre un organe législateur, régulateur , et ses instrumens d’exécution.
Preuves , prises de Vêtat de maladie en faveur de V assertion que le cervelet est V organe de V instinct de la propagation.
Influence de la castration sur le cervelet.
On opère la castration , ou dans la première jeunesse , ou dans l’âge adulte.
Dans le premier cas , l’influence de cette opération , sur la constitution tout entière , sur les instincts , les pencîians et les facultés , est plus générale et plus marquée que dans le second. L’animal mâle quelconque , tout comme l’iiomme, qui l’a subie, prend les formes féminines. Chez l’homme , la barbe ne pousse pas, le gosier ne se développe point , et, par cette raison , le sujet n’acquiert jamais une voix mâle, etc. Voilà des pliénomènes que tout le monde connaît j mais on n’a point fait attention au plus essentiel de tous , qui est le défaut de développement du cervelet.
Le cervelet est arreté dans sou développement, et n’acquiert pas , à beaucoup près, les dimensions auxquelles il fut parvenu , si la castration n’avait pas été entreprise. Si l’on examine dans les crânes d’hommes et d’animaux, châtrés jeunes, la place du, cervelet, elle paraît comme
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ratatinée; elle est beaucoup moins large et moins profonde j même les os crâniens immédiatement contiguS;, sont plus épais ^ moins transparens et plus raboteux que dans les sujets non-cbâtrés. Que l’on compare, PI, L VIII, le crâne du chat coupé, fig. 5, avec le crâne du cirât entier, fig. 2., Que Ton compare les crânes de lapins coüpés, de moutons, de chevaux hongres, avec, les crânes d’animaux mâles entiers de la même, espèce. La différence frappe au premier coup - d’oeil, et devient bien plus sensible encore lorsque l’on mesure les cavités qui renferment le cervelet , les fosses occipitales dans toutes leurs dimeiisiôns.
C’est de ce défaut de dévèlqppement du cêrvelet , et point du tout de la moindre saillie des muscles, qu’il résulte, comme je l’ai prouvé dans la section de l’influence du cerveau sur la forme du crâne , que tous les animaux coupés ont une nuque moins large et plus grêle que les animaux entiers, tels que le bélier, le taureau , etc. Cette différence est très marquée, même chea le coq et le chapon, quoique dans celte espèce le cervelet soit placé dans le milieu de la partie postérieure du crâne. Voj. PI. LVII, le crâne du chapon, fig. 3, et celui du coq, fig. i.
Ce développement imparfait du cervelet est aussi la seule cause pour laquelle l’instinct de la propagation ne se manifeste pas ^ ou se maihfBste
ïiTJ CERVEA.Ü.