‹ Influence Du Milieu Aquatique Sur Les StomatesChapitre 4 sur 4 · SÉANCE DU 24 JUILLET · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 24 JUILLET

ce que les plissements de l’endoderme ne sont plus visibles on n’a pas le droit de conclure à la disparition de la membrane endodermique. De même ici on ne peut pas dire que si les caractères de l’épiderme disparaissent, il n’y a plus d’épiderme. Il faudrait admettre, dans l’exemple présent, que l’épiderme existe sur un dixième de la surface de la feuille peu émergée du Stratioles et manque sur les neuf dixièmes submergés.

Dans la feuille précédente, la pointe seulement sort de l’eau ; lorsque la moitié de la feuille est émergée, la moitié aérienne est couverte de stomates, et la chlorophylle, abondante dans la région submergée, tend à y disparaître. Je me suis bien assuré, dans ce cas, que le changement de structure correspondait bien au changement de milieu (1). Ce n’est donc pas à la variation de l’influence de l’intensité lumineuse qu’on peut attribuer la modification si brusque de structure de l’épiderme.

J’ai pu obtenir des résultats aussi nets sur le Ranunculas aquatilis, la Sagittaire, les Scirpus lacustris, Potamogeton natans, Marsilia, Myriophyllum , etc.

Je crois donc pouvoir conclure que le milieu a une très grande influence sur la répartition des stomates.

M. Franchet fait à la Société la communication suivante :

LES PRIMULA DU YUN-NAN, par M. A. FRAXCHKT.

Parmi les genres les mieux représentés dans la flore des montagnes du Yun-nan, il faut compter le genre Primula, dont M. l’abbé Delavay vient d’envoyer au Muséum 20 espèces, presque toutes récoltées autour du lac de Tali. Cette richesse de formes accumulées sur un même point, et qui ne constitue sans doute qu’une part de ce qu’on trouvera plus tard, surprendra plus encore, quand je dirai que, parmi ces 20 especes, 10 sont absolument inconnues; trois de celles déjà décrites appartiennent à la flore de rilimalaya, et la quatrième peut être considérée, provisoirement, comme une variété remarquable du P. auriculala Lamk.

La plupart des nouveaux Primula des hautes montagnes du Yun-nan sont singulièrement remarquables par la beauté de leurs fleurs, qui surpassent même, par l’éclat de leur coloris, toutes les espèces de l’IIimalaya. Leurs formes générales n’appellent pas moins l’attention: c’est ainsi que l’un d’eux a ses fleurs écartées, disposées en épi lâche, subunilaléral, montrant ainsi, sous sa forme la plus typique, l’inflorescence des Primula.

(1; On trouve quelques stomates très rares à lin centimètre au-dessous du niveau de l’eau, mais l'évaporation de l’eau du bassin peut faire varier le niveau dans ees limites.

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