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Racines aquatiques

L’étude des racines aquatiques m’a conduit aux mêmes résultats que l’examen des tiges développées dans le même milieu aqueux. On sait depuis longtemps que les plantes aquatiques ont des caractères communs qui les font reconnaître immédiatement :

1° On y observe un système lacunaire.

2° L’appareil vasculaire est peu développé.

Ceci s’applique aussi bien à la tige qu’à la racine. L’universalité de ces caractères peut amener à penser, avec de fortes présomptions, que le milieu aquatique est la cause de l’apparition des lacunes et de la diminution des vaisseaux.

L’anatomie comparée est insuffisante pour résoudre une pareille question, l’expérience seule peut donner une réponse précise. J’ai pu constater, lorsqu’une plante aquatique se trouve transportée en terre ferme et s’y développe, que :

1° Le système des lacunes s’y réduit.

2° Les vaisseaux deviennent plus nombreux et la lignification plus intense.

Ces résultats sont d’ailleurs aussi vrais pour les tiges que pour les racines.

En résumé, la racine, comme la tige, subit l’influence du milieu dans lequel elle se trouve ; et l’on peut dire que, non seulement elle se modifie, mais elle se modifie comme la tige, les mêmes causes produisent des effets analogues. Les études de ce genre permettront donc, sinon d’expliquer l’origine de tous les éléments anatomiques des organes de la plante, du moins d’isoler ce qui est fixe de ce qui est variable, et de mieux connaître ce qu’il y a d’essentiel dans la structure d’un organe.

M. Mer demande si M. Costantina fait développer les racines dans de l’air relativement sec.

M. Bonnier répond que M. Costantin indique des résultats obtenus dans l’air saturé d’humidité.

M. J. Vallot donne lecture d’une communication de M. Feuilleaubois (1) sur le Phallus impudicus L.

M. Yan Tieghem fait à la Société la communication suivante :

(1) Note du Secrétariat. — Cette communication, ayant été insérée in extenso dans la Revue mycologique , ne peut être reproduite dans notre Bulletin.

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