‹ Influence du mode de vie sur la structure secondaire des dicotylédonesChapitre 35 sur 141 · I. — Morphologie externe du Hêtre · texte numérisé non relu

I. — Morphologie externe du Hêtre

Chez, le Hêtre, on trouve également des branches différentes comme chez le Poirier, mais les branches épineuses ne s’y rencontrent pas.

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Fig. 61. — Fagus sylvatica. Branche longue de6 ans, réduite 6 fois. A, bourgeon TeMIDAS SR MONDE FACE catrices gemmaires.

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Fig. 62. — Fagus sylvatica.

Portion du bois d’une coupe d'une branche longue de 6 ans, grossissement 50. B., bois ; R. m., rayon méduljaire ; 1, 2, 3, 4, 5, 6, limites des couches annuelles,

En outre les branches courtes fruitières sont bien sympodiques, mais elles ne portent pas de bourse et il faut suivre attentivement leur développement pour voir qu’elles sont à croissance définie, car le bourgeon réparateur prend la direction du rameau floral qu’il remplace, sans former de coude. Il résulte de Ià qu’on pourrait, à première vue, croire les petites branches à ramification indéfinie comme les branches longues. L’âge des branches longues et des branches courtes est longtemps facile à reconnaître, car le nombre des écailles des bourgeons est très élevé et les cicatrices gemmaires sont d’autant plus visibles.

Si l’on considère deux branches de même âge, l’une longue (fig. 61), l’autre courte (fig. 67), on remarque entre elles de grandes différences.

Aü point de vue morphologique externe elles diffèrent par la longueur, la forme, et le volume total.

Ainsi, j'ai constaté dans le Hêtre ordinaire qu’une branche terminale âgée de 6 ans (fig. 61) avait une longueur de 95 centimètres tandis qu’une branche courte de même âge n’était que de 237%

Le diamètre de la branche longue est beaucoup plus faible à l’extrémité terminale qu’au point d'insertion sur la tige principale. Dans les branches courtes il n’en est plus de même et la différence entre les deux diamètres terminaux est très faible. Ainsi, les diamètres d’une petite branche de seize ans sont à la base de 2/1 et au sommet de 1/76.

IT résulte de là que les différences de volume entre deux branches de même âge, l’une longue, l’autre courte, sont considérables.

Les branches à bois existent seules dans le premier âge de l’arbre. Les branches courtes apparaissent plus tard et leur nombre augmente naturellement avec le développement de la plante. D'abord exclusivement latérales, elles peuvent apparaître à l’extrémité des branches allongées. Dans les deux cas, il arrive parfois que, sous l'influence de conditions biologiques spéciales, le bourgeon terminal donne une pousse allongée à la place d’une pousse courte ; plus tard, des pousses courtes succèdent à ces pousses longues, Dans ces conditions, il y a pro-

duction d’une sorte de branche mixte dont la charpente est formée par une succession irrégulière de parties allongées et de parties courtes.

IL — Structure anatomique des diverses ramifications du Hêtre

Après avoir étudié ainsi brièvement, les caractères morphologiques des branches longues et des branches courtes, je me suis demandé si la structure de ces dernières était seulement celle de la branche longue à une échelle plus faible ou si, au contraire, les rapports des tissus étaient différents de l’une à l’autre.

j'ai fait dans ce but des coupes dans toutes les pousses annuelles des branches longues et des branches courtes jusqu’à la vingtième année. Je ne donnerai de description détaillée que pour les coupes de six ans et de seize ans ; je me contenterai de donner des chiffres pour les autres termes de la série.

« Branche longue de 6 ans

Si l’on examine la coupe passant par la région moyenne de la portion de branche longue âgée de six ans (fig. 3, pl. III), on trouve à l'extérieur le liège formé de files radiales de cellules tabulaires à parois plus ou moins épaissies et subérifiées. L’épaisseur du liège est surtout déterminée par le nombre des assises de cellules superposées ; cependant on peut observer par place, des cellules moins aplatiss que les précédentes, qui déterminent par leur volume une épaisseur un peu plus considérable de la couche subéreuse. Il est à remarquer que l’épiderme ne persiste cue très peu de temps et qu’il est exfolié de bonne heure par suite du développement du tissu péridermique. On n’en trouve

plus de trace dans la coupe faite à l’âge de six ans (fig. 63 et 64). L’assise génératrice subérophellodermique apparue dans l'é-

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Fagous sylvatica.

Portion de l’écorce d'une À branche longue de 6 ans (écorce proprement dite er Here Co, cambium; L.m,f liber mou; C. s., cellules scléreu-{l'

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