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Fig. 53. — Coupe d’une branche courte de Sorbus aria, âgée de 19 ans. S., liège ; E., écorce ; L. d., liber dur; L. m., liber mou; B., bois secondaires ; M., moelle ; F, f., faisceau foliaire.
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Fig. 56. — Coupe d'une branche courte de Sorbus lorminalis, âgée de 12 ans. S., liège; E., écorce ; L. d., liber dur; L. m., liber mou; M., moelle; B., bois secondaires ; R. m., rayon médullaire large,
Fig. 54, — Sorbus aria, Bois d'une branche courte de 20 ans ; grossissement 100. 1, limite des bois de 1° année ; 2, limite des bois de 2° année. — Au-dessus de la seconde couche, les bois deviennent presque uniformes et les couches concentriques sont indistinctes. M., moelle ; R, m., rayons médullaires,
cellules arrondies au milieu desquelles existent parfois des cellules scléreuses isolées ou groupées en petit nombre ; on y rencontre aussi de nombreux cristaux d’oxalate de chaux : les fibres et cellules scléreuses péricycliques forment de petits îlots peu importants à la limite de l'écorce et du liber. Celui-ci est formé de nombreuses files radiales de tissu criblé séparées par des portions parenchymateuses issues des rayons médullaires. Les couches concentriques sont nettes jusqu’à la 4° année seulement.
Le bois (fig. 54), dans une autre branche de 20 ans, présente des zones d’accroissement nettes pour les deux premières années seulement. Dans les années suivantes, les vaisseaux ne forment des couches annuelles distinctes qu’en certaines portions de la coupe. Mais déjà le nombre de ces couches ne correspond plus à l’âge de la branche ; il lui est toujours inférieur. Le plus souvent, les vaisseaux sont disposés sans ordre au milieu des fibres.
Les rayons médullaires sont nombreux et de taille inégale. Les plus minces, formés d’une ou deux rangées de cellules, sont prédominants.
Le nombre des couches concentriques ligneuses bien distinctes est variable suivant la vigueur relative des branches courtes. Il peut être très réduit et même la couche de première année peut rester seule distincte (fig. 3, pl. XXIV).
Des observations de même genre peuvent être faites sur les branches mixtes de même âge. Naturellement, les couches concentriques y restent plus longtemps distinctes ; elles vont en diminuant d'épaisseur avec l’âge et finissent par se confondre entre elles au voisinage de la couche génératrice cambiale (fig. 2, pl XXV).
Le Sorbus torminalis porte en général des branches courtes plus trapues que le Sorbus aria. Leurs pousses annuelles sont de faible longueur ; elles portent des traces foliaires très apparentes et des cicatrices gemmaires bien marquées. Le bourgeon terminal est court et renflé (fig. 55).
Sur la coupe faite à la base d’une branche courte de 12 ans ‘fig. 56), on voit un liège bien développé, un parenchyme cortical contenant de nombreux paquets de cellules scléreuses, un lber
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dur formé de petits îlots d'éléments sclérifiés, un Hber mou comprenant des éléments fortement serrés les uns contre les
Fig. 57. — Sorbus torminalis. Bois d'une branche courte de 12 ans 1 et 2, couches annuelles visibles. Au delà le bois devient sensiblement uniforme. B. p., bois primaire; M., moelle scléreuse. Grossissement 100.
B p ER ; VE , ES Fig. D8. — Rhamnus infeclorius. Portion de la coupe d’une épine montrant les fibres dures et les sclérites rem- M plaçant les vaisseaux à partir du moment où l'épine se ñ forme et arrête la croissance du bourgeon terminal, Fig. 60. — Fleur de Magnolia Yulan après la chute du périanthe et des éta-
mines. Les feuilles ont été coupées à la base du limbe pour faire voir plus facilement la disposition faussement dichotomique des pousses latérales du sympode en voie de formation
A Bet C D, niveaux des coupes. La coupe A B passe dans la régior située à la base de la fleur, dans laquelle on trouve une villosité très prononcée. Au-dessus, on voit nettement les traces laissées par la chute des pièces florales (périanthe et étamines),
Les fruits sont disposés en spirale et sont portés par un réceptacle très allongé. Toute cette région est annuelle,
La coupe C D passe au dessous des rameaux réparateurs; dans la région presque dépourvue de poils à ce moment. Cette partie est vivace et forme des sympodes le plus souvent ramifiés en fausse dichotomie, assez régulière. Quelquefois les sympodes sont unilatéraux, mais très rarement alternants.
autres. Le bois, très régulier, est formé de vaisseaux de faible
diamètre, peu nombreux, entourés de fibres régulièrement dis-
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posées. Les deux premières régions d’accroissements 1 et 2 annuels sont très régulières et comprennent sur la zone externe de chacune d’elles une épaisseur assez grande de fibres. Les couches annuelles suivantes sont peu nettes. Le bois est parcouru par de nombreux rayons médullaires étroits. La moelle M est lhignifñée (fig. 57) ; le bois primaire B. p. est distinct par son absorption plus forte des colorants verts.
Chez les branches longues des Sorbus, les couches annuelles sont peu épaisses, mais très nettement distinctes jusqu’au moment où, l’arbre vieillissant beaucoup, ses branches principales passent à l’état de branches mixtes.
Le Néflier, dont j'ai étudié aussi la branche fruitière sympodique, présente des phénomènes analogues. Le liège est très différencié et sa structure est trop connue pour qu'il soit nécessaire de la décrire 1c1.
La bourse, dans les Rosacées à pépins, présente une structure presque uniforme, avec quelques variantes peu importantes suivant les espèces.
Les branches épines se rencontrent chez un certain nombre d’arbres de la famille des Rosacées ou d’arbustes d’autres familles. Leur structure varie suivant que la branche épine est ou non dépourvue de bourgeons et de feuilles.
Le premier cas se trouve, çà et là, dans le Prunus spinosa. La coupe de l’épine, à sa base, est alors formée d’un bois exclusivement fibreux, avec très nombreux rayons médullaires.
D'autres épines du Pyunus spinosa portent de courts rameaux feuillés ou parfois florifères. Ces productions suffhsent à amener la formation de bois nouveaux qui se déposent en arc plus ou moins large autour de l’anneau fibreux de l’année précédente (fig. 1, pl. XXVT). Si les ramiñcations sont unilatérales, la dorsiventralité est de même sens ; si elles sont de sens opposé, la dorsiventralité change de sens, comme par exemple dans le Cydonia japonica (fig. 4, pl XXV).
Dans les Néfliers et les Cra/ægus, on peut trouver des structures analogues. Ainsi une épine de 15 ans, avec de courts rameaux, cueillie sur le Néflier de Bronvaux, avait une structure presque uniforme ; l’épaississement produit par les pousses très
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faibles portées par l’épine était très minime et se distinguait à peine du bois de première année (fig. 2, pl. XXVI).
Dans d’autres épines à pousses plus fortes et plus nombreuses, cueillies sur Je Cratægus oxyacantha et âgées de huit ans, on trouvait dès couches concentriques emboîtées les unes dans les autres ; les bois de printemps possédaient de larges vaisseaux comme dans les petites pousses et se distinguaient nettement des bois d'automne durs et serrés (fig. 3, pl XXVI).
L'on comprend que le nombre et le développement des petites pousses feuillées sur les différentes épines étant très variables, le nombre des couches concentriques et leur étendue sont eux-mêmes sujets à des fluctuations de même ordre.
Des observations plus ou moins analogues peuvent être faites chez les Rhamnus (fig. 58), les Citrus trifoliata (Ag. 1, pl XXVII), les Colleria Mg. 2, pl XXVII), etc, qui portent des épines longuement persistantes, à croissance en épaisseur très ralentie ou presque nulle.
On voit par ces exemples que je pourrais multiplier combien la convergence anatomique est grande chez les Rosacées et chez d’autres familles à tiges à piquants. L'adaptation à la fonction protectrice est suivie de formations anatomiques spéciales tout comme l’adaptation à la fructifcation, etc.
La formation d’un sympode avec une bourse fruitière se rencontre encore dans les Wagnolia. Les branches fruitières du Magnolia Yulan, par exemple, se ramufient en sympode tantôt faussement dichotomique, tantôt, mais plus rarement, en sympode unilatéral ou alternant (fig. 59).
La fleur est curieuse par la disposition spiralée des verticilles floraux et les fruits sont disposés sur un long réceptacle.
S1 l’on fait passer une coupe en € D (fig. 60), on trouve à ce niveau la structure habituelle d’un rameau âgé d’un an, c’està-dire que les bois secondaires forment un anneau avec des rayons médullaires, comme dans la généralité des arbres chez les Dicotylédones.
Si l’on fait passer une coupe en À B (fig. 60) dans le court pédoncule floral ou dans l’axe de la fleur, on remarque que, dans ces parties, les faisceaux lhibéroligneux sont disposés sur plu-
sicurs cercles comme dans les Monocotylédones. Ces faisceaux qui se rendent aux diverses pièces des quatre parties de la fleur sont extrêmement variables comme forme et grosseur ; souvent
Fig. 09, — Branche fruitière de Magnolia Yulan où l'on voit des sympoies variés avec les pédoncules floraux, portant les fruits disposés en spirale sur un long réceptacle,
ils sont composés d’un nombre plus ou moins grand de faisceaux simples, soudés à des degrés divers.
On serait tenté de voir là une conséquence de la disposition allongée de l’axe floral et de la disposition spiralée des pièces
de la fleur. Cette structure ne se trouvant pas chez l’épi du Plantain, et d’autres plantes analogues, il faut voir dans cette structure un caractère spécifique et non un phénomène d’adaptation ou de convergence.
Mais la bourëe, au contraire, offre comme structure anatomique, une grande analogie avec celle des Rosacées à pépins, en ce sens que l’on y trouve des sclérites, que le bois y est fractionné et qu’il y a des parties dures correspondant aux pousses ligneuses et des parties plus tendres se reliant aux fleurs.
Les branches fruitières âgées des Magnolia se rapprochent aussi comme structure des mêmes organes chez les Rosacées à pépins en ce sens que l’on ne peut en discerner l’âge par le nombre des couches concentriques, celles-ci devenant assez rapidement indistinctes. |
À la suite de variations climatologiques, les branches fruitières peuvent donner pendant plusieurs années de suite des pousses à croissance indéfinie, puis fleurir à nouveau. Ces branches fruitières chez lesquelles alternent sans régularité la croissance indéfinie et la croissance définie sont plus fréquentes chez le Magnolia grandiflora. Les variations dans le mode et l’activité de croissance sont tout naturellement enregistrées par les secondaires correspondants, tout comme dans les branches des Rosacées chez lesquelles ce phénomène se produit aussi, comme je l’ai déjà dit.