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di oa—e ee ee NC A SÉCURITÉ Van AN \ SN Fig. 65. — Fagus sylvalica. Branche
longue ordinaire de 6 ans. Portion des deux dernières couches annuelles du bois au grossissement 166.
Les rayons médullaires sont très étroits et formés d’une seule rangée de cellules dans cette région.
Les distinctions entre le bois de printemps et le bois d'automne sont extrêmement nettes.
4, 5 et 6, limites des couches annuelles.
Comparer avec la figure 63.
Fig. 66. — Fagus sylvatica. Portion du liège, de l'écorce et du liber dans une branche mixte âgée de 6 ans.
S., liège en couches assez uniformes:
E., écorce ; F. s.. fibres de sclérenchyme à dimensions et épaississements variés ; L,, liber au-dessous duquel on voit la dernière couche de bois.
L'assise génératrice libéroligneuse est peu visible, la branche étant au repos de la végétation,
et des fhbres. On y distingue six couches successives concentriques ; chacune de ces couches comprend deux régions : l’interne, dans laquelle prédominent des vaisseaux de grand diamètre séparés par des fibres de diamètre variable et à parois peu épaisses. Cette portion du bois a été formée au printemps au moment où l’activité cambiale était forte. La région externe est surtout formée de fibres, dont le diamètre est plus faible que celui des fibres de formation printanière, et de vaisseaux de petit diamètre, disséminés entre elles en nombre beaucoup moins grand que dans la région précédente. La seconde région s’est développée pendant l’automne et son apparition coïncide avec le ralentissement de l’activité du cambium (fig. 62 et 65).
La considération de ces régions permet de distinguer facilement l’âge d’une branche longue de l’arbre ; autant il y a de ces couches, autant la branche a d’années.
Le bois est parcouru par des rayons médullaires R. m. formés de cellules à parois lignifñées et ponctuées disposées en files radiales. Les rayons médullaires débutent dans le bois à des hauteurs variables ; les plus larges vont jusqu’à la moelle et avant d’y pénétrer s’élargissent plus ou moins.
La moelle M. est formée de cellules arrondies à membrane lgniñée et ponctuée. En allant vers le centre le diamètre des cellules s’accroît.
La moelle occupe une position un peu excentrique et on y rencontre un petit: nombre d’assez gros cristaux d’oxalate de chaux.
Branche courte de 6 ans
Si nous étudions maintenant une coupe faite dans une branche courte au niveau de la sixième année (fig. 2, pl. XXIV), nous retrouvons les mêmes tissus que dans la branche longue, mais leur importance et leur structure varient de l’une à l’autre. Le liège est formé de cellules tabulaires moins aplaties que dans le liège de la branche allongée.
Au-dessous du liège se trouve l’assise génératrice subérophellodermique, qui a donné intérieurement un phelloderme de cellules arrondies à membrane cellulosique peu épaissie. Le
phelloderme occupe une place relativement plus grande que dans la branche allongée, et on y rencontre par place des fibres scléreuses isolées ou réunies par petits paquets.
L’écorce occupe 1çF un espace assez considérable et est formée de cellules à membrane cellulosique mince, de forme arrondie ou ovale de place en place on y rencontre des lacunes de dimensions variables mais en général assez faibles et des fibres scléreuses en petit nombre.
Le liber dur est formé de fibres et de cellules scléreuses. Le diamètre des cellules est relativement grand ; celui des fibres est beaucoup plus faible ; l’ensemble est disposé en petits paquets allongés dans le sens tangentiel, situés à la limite interne de l’écorce. Il n’y a pas, en général, de cellules scléreuses en face des rayons médullaires (fig. 66).
Le liber mou est analogue à celui de la branche allongée.
Le bois est ici très différent de celui de la branche longue ; il est formé d’éléments beaucoup plus petits ; les vaisseaux y ont un diamètre assez faible ainsi que les fibres. D'autre part, les couches ligneuses annuelles concentriques, quoique visibles, sont très réduites à partir de la deuxième année. Les deux premières années occupent plus de la moitié de la surface ligneuse et la première année est plus développée que la seconde ; pendant les dermières années, la formation ligneuse est beaucoup plus réduite et les couches annuelles ont un contour très sinueux.
Les rayons médullaires sont très réduits et en petit nombre.
La moelle est formée de cellules à membrane lignifiée et ponctuée ; elles sont plus grandes au centre qu’à la périphérie, ct quelques-unes renferment d’assez gros cristaux d’oxalate de chaux.
Il y a donc des différences entre les tissus de la branche allongée et ceux de la branche courte. Dans celle-ci, les cellules subéreuses sont plus grandes ; le phelloderme et l’écorce comprennent un plus grand nombre d'assises; le liber ne se continue pas avec les rayons médullaires par des paquets de cellules scléreuses ; le bois est formé d’un nombre beaucoup plus faible d’éléments plus réduits ; les rayons médullaires diminuent de nombre et d'importance.
Branche longue de 16 ans
Je décrirai avec beaucoup moins de détails les coupes faites au niveau de la seizième année (fig. 4, pl. II).
Dans la branche allongée de cet âge, les tissus périderiniques, corticaux et libériens, présentent la même structure qu’à la sixième année. Le liber dur peut présenter plusieurs couches intercalées au liber mou. Le phelloderme et l’écorce occupent un espace très faible et sont formés d’un petit nombre de cellules.
Le bois est très développé ; 1l est formé de vaisseaux larges ct de fibres de diamètre assez grand. On distingue facilement le bois de printemps à vaisseaux de grande taille séparés par des fibres à large ouverture, et le bois d’automne à vaisseaux plus étroits, en très petit nombre, entourés, d’une très grande quantité de fibres. Celles-ci ont un diamètre plus faible que les fibres du bois de printemps.
L’épaisseur des couches ligneuses annuelles était sensiblement uniforme dans la branche âgée de six ans. Dans la branche âgée de seize ans elles sont sensiblement égales pendant les premières années, puis leur épaisseur diminue du centre vers la périphérie. Cependant, 1l,peut se faire qu’une ou plusieurs de ces couches soient plus épaisses que d’autres si, dans les années correspondantes les pousses de la branche ont été plus développées.
Les rayons médullaires sont nombreux, très développés et formés de cellules allongées à membrane ligniñée et ponctuée disposées en files radiales. Les plus petits ne possèdent qu’une seule de ces files et les plus larges en ont quatre ou cinq et quelquefois plus.
La moelle, formée de cellules dont la membrane est lignifiée et ponctuée, occupe une position excentrique très nette.
Branche courte de 16 ans
Dans la branche courte de seize ans (fig. 67), le liège est assez développé et d'épaisseur variable suivant les régions de la coupe considérées (fig. 68). Les cellules subéreuses ont une
HO
ouverture plus grande et sont moins aplaties que celles du liège
de la branche longue.
Fig. SEE Fagus sylvalica. Branche courte de 18 ans.