pousses an— nuelles, grandeur naturelle
Les cicatrices gemmaires sontnombreuses et très rapprochées.
Les cicatrices foliaires sont très apparentes ; les pousses annuelles, très courtes, sont de dimensions assez variables, suivant la météorologie des années.
ESS . RS De = Fig. 68. — Faous 2 à ,© MSN sylvatica. Coupe d'une ER branche courte de SN
16 ans.
S., liège; E écorce; d'Hibendur Entre liber mou ; M., moel- Je: BtPois MC, cellules scléreuses.
Fig. 69, — Fagus sylvatica. Bois d’une portion de la coupe d’une branche courte de 16 ans. 1, limite de la première couche annuelle.
Au-dessus de 1, les couches formées chaque année sont indistinctes et de dimensions de plus en plus restreintes. M , cellules de la moelle, épaissies et à membranes ponctuées,
où
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Le phelloderme et l’écorce sont formés de cellules arrondies assez serrées les unes contre les autres : il est rare d’y trouver des lacunes intercellulaires. On y rencontre parfois de nombreux
paquets de fibres et de cellules scléreuses qui peuvent s'étendre quelquefois depuis le liège jusqu’au voisinage du liber dur. Celui-ci est disposé à la limite intérieure de l'écorce en petits paquets allongés dans le sens tangentiel et occupant une surface peu considérable à contours irréguliers. Le liber mou est formé d'éléments petits fortement pressés les uns sur les autres.
Le bois (fig. 69) occupe relativement peu d'espace. Son contour externe est sensiblement circulaire ; son contour interne est sinueux, non seulement par suite de la proéminence des pointements primaires au mulieu de la moelle, mais encore parce que celle-ci, légèrement excentrique, présente en certains points des prolongements en face desquels le bois diminue d'épaisseur.
Nous avons vu dans la branche longue des couches ligneuses annuelles dans lesquelles la formation printanière se distinguait facilement de la formation automnale. Ces couches étaient concentriques et leur contour à peu près circulaire. Il n’en est pas de même dans la branche courte. La couche ligneuse formée pendant la première année comprend encore une zone de printemps et une zone d’automne distinctes ; mais le contour du bois d’automne est sinueux et l’épaisseur totale du bois de la première année est variable suivant le point considéré ; en général, elle est sensiblement égale au tiers de l’épaisseur totale du bois.
La couche ligneuse de la deuxième année a une épaisseur beaucoup plus faible et également irrégulière. Sa limite n’est visible qu’aux points où le bois a son épaisseur maxima. Partout ailleurs la formation des vaisseaux a été très irrégulière et ils sont mélangés à des fibres de dureté variable, ce qui permet de les confondre avec celles du bois de la première année ou des années suivantes. [1 n’est pas toujours possible de voir le contour externe du bois formé pendant la seconde année, car cette couche annuelle n’est pas distincte sur tout le pourtour de la coupe.
Cette particularité s’accentue dans le bois formé pendant la troisième année et les années suivantes : les fibres deviennent plus nombreuses et sont intercalées aux vaisseaux d’une façon irrégulière ; le tissu ligneux offre alors un aspect homogène et
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il est absolument impossible de reconnaître ce qui appartient aux formations de printemps ou ce qui appartient aux formations d’automne.
À ce moment la distinction des couches annuelles ne peut plus se faire et l’on se trouve dans l'impossibilité de déterminer l’âge de la branche par l’examen de la coupe.
La difficulté s’accentue encore s1 l’on considère que dans certaines régions d’une même couche annuelle il peut y avoir formation consécutive de vaisseaux et de fibres qui se superposent de façon à simuler les formations ligneuses de deux ou plusieurs années successives. Grâce à cette disposition, 1l est possible de compter, en certains points de la coupe, plus de couches ligneuses que la branche n’a d’années, alors que dans d’autres parties ont trouve un nombre de couches inférieur à l’âge réel de la branche.
Dans les branches courtes qui présentent des couches annuelles très réduites, mais sensiblement égales, la distinction des couches ligneuses annuelles est peu nette après la cinquième ou la sixième année. La majeure partie de ces branches est ainsi constituée. Dans celles qui ont des pousses plus longues, les couches annuelles sont visibles jusque vers la dixième année environ.
Il peut arriver aussi que, sous l’influence de conditions biologiques particuhères, certaines pousses d’une branche courte se développent plus que les autres ; les couches ligneuses qui leur correspondent sont alors bien marquées sur la coupe transversale; mais l’âge de la branche ne peut encore être fixé avec certitude dans ce cas, car ces couches distinctes peuvent succéder à des zones confuses formées au cours de plusieurs années. On pourrait alors croire que cette zone confuse intercalée entre deux couches distinctes correspond à une seule année et attribuer à la coupe un âge inférieur à son âge réel.
Ainsi donc on ne peut plus fixer l’âge de la branche courte, d’après ses couches ligneuses annuelles, à partir de la sixième ou de la dixième année environ, suivant la longueur de ses pousses annuelles. Dans la moyenne des cas c’est à partir de la
septième ou de la huitième années qu’il devient impossible de fixer ainsi l’âge d’une branche courte.
Ce n’est donc pas sans raison que j'ai décrit plus spécialement les coupes passant au niveau de la sixième et de la seizième années.
J'ai d’abord choisi la sixième, pour comparer les deux branches, au moment où il est encore possible de voir les couches ligneuses annuelles, afin de juger d’une façon sûre de l’importance de ces couches suivant leur âge respectif et suivant la sorte de branche considérée. J'ai décrit ensuite la seizième année pour montrer, d’une part le mode d’accroissement des deux branches, et d’autre part, l'impossibilité absolue de déterminer l’âge de la branche courte, au bout d’un certain temps, par la considération de ses éléments ligneux.
Il est à remarquer en outre que les rayons médullaires sont très réduits et en petit nombre dans la branche courte. La moelle occupe une position légèrement excentrique, mais cette excentricité est beaucoup moins accusée que dans la branche longue.