‹ Influence du mode de vie sur la structure secondaire des dicotylédonesChapitre 39 sur 141 · COMPARAISON ENTRE LA BRANCHE LONGUE ET LA BRANCHE COURTE · texte numérisé non relu

COMPARAISON ENTRE LA BRANCHE LONGUE ET LA BRANCHE COURTE

Si nous comparons maintenant les deux dernières coupes que nous venons de décrire, nous constatons que les différences histologiques entre la branche longue et la branche courte sont plus accentuées à la seizième année qu’à la sixième. Les cellules du liège sont plus grandes dans la branche courte ; les cellules phellodermiques et corticales y sont plus petites, ainsi que celles du liber dur ; la diminution du diamètre moyen de ces éléments est cependant très faible.

Le bois de la branche courte (fig. 60) est très différent de celui de la branche longue (fig. 65), non seulement par suite de la confusion des couches annuelles dans la première, mais encore par la taille de ses éléments. Ainsi les fibres ont au maximum un diamètre de 3/1000 de millimètre dans la branche courte et sont larges de $/1000 de millimètre dans la branche longue. Les vaisseaux les plus larges de la branche courte mesurent au plus 16/1000 de millimètre et ceux de la branche longue ont

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un diamètre de 78/1000 de millimètre. Les cellules médullaires ont un diamètre légèrement plus grand, dans la branche longue; l’excentricité de la moelle est beaucoup plus marquée que dans la branche courte et les rayons médullaires sont considérablement réduits dans cette dernière.

Aux différences morphologiques et histologiques il s’en ajoute d’autres qui tiennent moins à la texture propre de chaque tissu qu’à la place que celui-ci occupe dans la surface totale de chaque coupe.

Le volume de chaque tissu peut être envisagé en grandeur absolue, et dans ses rapports avec les autres tissus ou ce qui est la même chose, avec le diamètre de la coupe.

Pour la grandeur absolue des tissus je donnerai en millimètres les nombres que j'ai obtenus en mesurant chacun d’eux sur les dessins des coupes pris à la chambre claire avec un grossissement de 00 diamètres. En divisant le nombre de millimètres donné pour chaque tissu par 90, on aura la grandeur absolue que ce tissu occupait. dans le rayon réel de la branche.

Pour la grandeur relative, je considère le rapport de la longueur radiale occupée par chaque tissu au rayon de la coupe.

Dans la branche longue, je ne donnerai que deux termes de comparaisons pris à la sixième et à la seizième année. Les chiffres du tableau suivant suffront à montrer l’augmentation ou la diminution de la grandeur des tissus suivant l’âge de la

branche.

MOELLE BOIS LIBER dur ECORCE LIÈGE RAYON

OLANS Ses ee ant 04e MAO A NET IAE ONSSE

FOMANS RL manie sos INR O 82,4|14:4 19, 01 00, TEST

Ces chiffres nous montrent que le diamètre de la branche

longue augmente rapidement avec l’âge ; la moelle diminue d'importance à mesure que la branche vieillit ; par contre, le bois augmente dans des proportions considérables; cela permet de comprendre facilement le phénomène de l’emboîtement des cônes et la forme conique de toutes les branches longues ainsi que du tronc pendant leur période de croissance suffisamment active.

Le liber augmente un peu, ainsi que l’écorce, et le liège diminue légèrement d'épaisseur.

S1 nous prenons les mesures correspondantes dans la braache courte, nous obtenons le tableau suivant

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