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pousses annuelles successives

Le trait placé à la base de la branche indique le niveau de la

coupe. ‘

Fig. 87. — Marronnier : branche courte de 14 ans (1/2 grandeur nature).

Fig. 88. — Marronnier : bois d'une branche courte de plus de 60 ans.

1et2, bois de première et deuxième années; M, moelle. Grossissement 100.

A partir de la 2° année, les couches ligneuses annuelles deviennent indistinctes et les vaisseaux sont aplatis tangentiellement d'autant plus que la pousse de l’année a été plus faible.

Cette coupe a été faite sur une tige âgée de plus de 50 ans, venue dans un sous bois et par suite insuffisamment éclairée pour prendre son allongement normal,

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cliques, un liber très fortement comprimé; le bois (fig. 88) très homogène est formé de files radiales de vaisseaux et de fibres séparées par de nombreux rayons médullaires très fins (une seule rangée radiale de cellules). Les vaisseaux sont souvent groupés par 2-8 en files radiales, les fibres ont une paroi mince ; les couches annuelles sont visibles seulement pour les deux ou trois premières années. Au centre de la coupe, la moelle, non lignifiée, occupe une surface relativement grande (fig. 1, pl. XXV).

Dans les Marronniers très Âgés, venus normalement, on rencontre toujours des petites branches retombantes, en général assez longues. Les unes sont formées de sympodes successifs unilatéraux ou alternants de façon irrégulière, les autres sont des petites branches mixtes, ou les parties sympodiques alternent avec des parties à croissance indéfinie. Dans ces branches, es couches concentriques restent plus longtemps distinctes (5 à 12 ans); plus tard cela se passe comme dans les branches courtes précédemment décrites.

Noyer (Juglans regia)

Le Noyer présente, à un âge suffisamment avancé, des branches sympodiques plus ou moins retombantes. J'ai étudié plus particulièrement deux de ces branches, âgées, la première, de 12 ans; la seconde, de t1 ans.

Dans la première cortime dans la seconde, on distinguait nettement quatre couches concentriques, où l’aplatissement tangentiel des fibres ligneuses était très prononcé. À partir de la 4° année, les couches concentriques étaient indistinctes.

La dorsiventralité des couches était de même sens, car dans les deux cas le sympode était unilatéral.

Les vaisseaux étaient remplis de thylles dans les bois anciens ; 1] y en avait même dans la couche la plus externe, sauf au voisinage du liber, montrant ainsi que seuls les vaisseaux les derniers formés restaient chargés de la conduction, très réduite d’ailleurs.

Le bois primaire était en partie nécrosé et par conséquent distinct par là même.

Légumineuses arborescentes

J'ai recherché si, comme l’a dit Van Tieghem (26), les couches concentriques ligneuses, très nettes dans le Gleditschia triacanthos, le Caragana, etc. ou bien si, comme l’a prétendu Chalon (60), elles sont au contraire toujours faciles à saisir sous le microscope.

Le Gleditschia triacanthos possède des branches retombantes à ranufcation sympodique dont la structure est très intéressante (fig. 2, pl. XXII). La couche ligneuse de première année seule est bien délimitée et possède la structure habituelle ; le reste des bois comprend des couronnes de vaisseaux disposés avec une certaine régularité, mais elles n’ont pas de rapport constant avec le nombre des années.

Les vaisseaux du bois sont encadrés, la première année, par des bandes rayonnantes de fibres spéciales aux Légumineuses. Ceux des années suivantes sont entourés d’ilots ou de plages filbreuses à disposition toute différente, et disséminés d’une façon irrégulière dans les couches ligneuses, ou alternant avec elles.

Dans des branches, âgées de 8 ans, du Caragana (fig. 1, pl. XXII), les couches concentriques sont distinctes d’abord, puis au bout d’un nombre variable d’années, la distinction devient indistincte, même au microscope. Les fibres, d’abord rayonnantes, finissent par former des plages ou des îlots irréguhers, alternant avec les bois eux-mêmes irrégulièrement disposés en bandes

Chez l’Ajonc âgé, le Sparlium junceum (Ag. 3, pl. XXII), les Gerista anglica et candicans, etc., (du moins chez les nombreux exemplaires que j'ai examinés), je n’ai pas observé de distinctions nettes entre le bois de printemps et le bois d’automne, et Je puis confirmer sur ce point les observations de Van Tieghem. Les fibres spéciales, typiques dans l’Ajonc, le sont moins chez le Spartium junceum. Les plages sont très inégales et très irrégulièrement distribuées. Rares la première année de végétation, elles vont en augmentant, atteignent bientôt un maximum pour diminuer ensuite, au fur et à mesure que la

branche vieillit et que les couches concentriques perdent de leur netteté.

Chez le Cytisus Laburnum, on trouve des petites branches fruitières ayant une xertaine analogie de forme avec celles des Rosacées à pépins et portant comme elles de gros bourgeons à fleurs. La structure de ces petites branches âgées de cinq ans (fig. 4 pl. XXV) est assez voisine comme disposition de celle des branches sympodiques du Gleditschia. Il y est difficile, à

Fig. 89. — Cytisus laburnum. Petite branche. Portion du bois et des fibres ligneuses.

Fig. 90, — Ononis reclinata. Racine. Portion du bois et des fibres ligneuses.

la 2° année et au-delà, de distinguer les limites du bois de printemps et du bois d'automne, et les fibres se répartissent en plages ou en flots irréguliers.

Ces fibres (fig. 89) ont la structure assez caractéristique des fibres des Légumineuses herbacées (fig. 90).

Conifères

J'ai étudié également les différentes branches d’un certain nombre de Conifères ; elles présentent entre elles des différences

de même ordre que les branches des arbres précédents,

Ginkgo (Ginkgo biloba)

Le Ginkgo porte des branches courtes de forme très spéciale : elles sont de petite taille et leur diamètre est plus grand à leur partie terminale qu’à leur base. Les pousses annuelles sont réduites, les pousses gemmaires peu marquées se confondent avec les traces foliaires, aussi est-1l impossible de savoir l’âge d’une telle branche (fig. 91) en comptant ses pousses annuelles comme 1l est généralement facle de le faire pour les branches courtes des autres arbres.

Examinons une coupe faite dans la région terminale de la branche courte (fig. 91 et 92). On y trouve un liège bien développé, une écorce épaisse, un liber normal, un bois uniforme très peu épais et un parenchyme médullaire assez abondant (fig. 93).

Une coupe passant à la base de la même branche courte fig. 04) a un diamètre plus petit que le précédent; le liège et l’écorce y sont épais ; quelques paquets de fibres existent à la périphérie du lhiber ; le bois, un peu plus épais que dans la coupe précédente est uniforme ; aucune différenciation annuelle n’y est visible ; ses rayons médullaires sont nombreux et étroits

ñg. 05).

La figure 91 représente une portion de branche mixte principale portant une branche courte et une branche mixte secon-

daire ; celle-ci est typique et formée de deux séries de pousses courtes alternant avec deux pousses longues.

J'ai fait des coupes dans la branche mixte principale (fig. 06), à la base de la branche mixte secondaire, au niveau de la première pousse longue et dans la pousse terminale.

Dans ces différentes coupes, le liège, l’écorce et le liber ne présentent anatomiquement rien de particulier. Le bois, au contraire, présente des caractères variables suivant la coupe considérée.

Dans les coupes passant à la base des branches mixtes (fig. 97 et 08), les couches annuelles du bois sont visibles pendant les premières années, mais ensuite leur nombre est très inférieur au nombre des pousses annuelles successives, si bien qu’il n’y a plus aucun rapport entre le nombre des zones ligneu-

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