‹ Influence du mode de vie sur la structure secondaire des dicotylédonesChapitre 5 sur 141 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

proposé d’abord de

un

Dans le présent travail, je me sui ûre reconnaïtre, chez les

rechercher si l’on peut d’une façon Dicotylédones, l’âge de l’axe ou de ses ranufications par le nombre des couches ligneuses secondaires concentriques que ces parties présentent sur leur coupe transversale.

Au prenmuer abord, le sujet pouvait paraître élucidé puisque, dans les traités classiques de Botanique, on désigne les couches concentriques ligneuses sous le nom de couches annuelles, et que, légalement, l’âge d’une coupe de bois est donné par leur nombre chez les tarlles.

Les recherches que je vais exposer ici montreront que cette notion généralement acceptée repose sur de simples approximations et sur des structures dont la constance n’est pas prouvée. En effet, après avoir étudié les arbres et leurs différentes branches, qui m’avaient déjà donné des résultats intéressants, j’ai porté mes investigations sur des plantes herbacées, encore à peine étudiées à ce point de vue spécial ; je me suis efforcé de voir sur les tissus l'inscription des adaptations écologiques ou des rhythmes de végétation spécifiques, dans un grand nombre d’espèces. Ayant constaté des variations très étendues et très instructives dans la forme, la structure et la disposition des couches concentriques des bois secondaires chez ces plantes ainsi que dans les péridermes, j’ai cherché s’il était possible d’en reproduire les particularités en faisant agir, au cours du développement de chacune d’elles divers facteurs morphogéniques, comme le font utilitairement l’agriculteur et l’horticulteur. Autrement dit, après avoir constaté des phénomènes de structure héréditaire et écologique tels qu’ils se produisent dans la nature,

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ai essayé d’en déterminer la genèse par la méthode comparative expérimentale.

Pour faciliter les descriptions et les justifer, j'ai multiplié les figures. Les dessins ont tous été pris à la chambre claire avec un soin méticuleux. l'es phototypies sont une reproduction des coupes les plus caractéristiques que J'ai faites. Ce sont ainsi des documents contrôlables et des matériaux d’étude précis. Je n'ai publié aucun dessin établi en reproduisant à la chambre claire les éléments saillants de la coupe et en schématisant plus ou moins les tissus intermédiaires. Je suis en effet de l’avis de Charles Oberthür, le savant lépidoptériste rennais : « En sciences naturelles, il ne peut y avoir de bonnes descriptions sans figures. » Mais j’ajouterai que ces figures doivent être rigoureusement exactes.

Mes recherches ont été faites au Laboratoire de Botanique appliquée de la Faculté des Sciences de Rennes, avec les conseils et sous la direction de mon père, le professeur Lucien Daniel. Le sujet que J'ai traité est le développement de celui que J'ai présenté en Sorbonne pour obtenir le diplôme d'Etudes supérieures et qui me fut donné par le professeur Gaston Bonnier, de l’Institut, sur la demande de mon père qui fut son élève. En lui adressant mes respectueux remerciements, je traduis donc un double sentiment de reconnaissance.

Après avoir fait un rapide historique de la question, je diviserai ce travail en deux parties

La première sera consacrée à l’étude des structures secondaires provenant du cambium et du phellogène chez les Dicotylédones venues dans les conditions normales, c’est-à-dire ayant rencontré au cours de leur développement les facteurs écologiques habituels, ne troublant en rien leurs rhythmes de végétation spécifiques héréditaires.

La deuxième concernera les modifications provoquées systématiquement dans ces structures par divers facteurs morphogéniques qui, par la production progressive ou brusque de déséquilibres de nutrition à seuils d'intensité et de durée suffisants, font varier ces rhythmes de végétation et retentissent sur les issus d’origine secondaire ou tertiaire.

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